CHAPITRE XII
l’avenir de l’humanité
Ce sujet peut être traité de différentes manières ; la division la plus simple que Ton puisse adopter, est je crois de parler d’abord de l’avenir immédiat; puis de l’avenir éloigné, et en dernier lieu du but final. L’avenir immédiat^ ainsi que celui qui est plus éloigné de nous, semble pouvoir être l’objet de nos spéculations, voire même de nos calculs, tandis que le but final nous est pleinement connu, et c’est après tout, la seule chose qui nous importe. Il est bon cependant d’essayer de voir un peu devant nous, afin que nous qui formons les unités de celte grande masse humaine, puissions prendre part,d’une façon intelligente, à l’évolution que nous voyons s’effectuer devant nous.
Les conditions de l’avenir le plus proche découleront naturellement de celles dans lesquelles nous nous trouvons aujourd'hui ; or je crois qu’en regardant autour de nous, à moins d être aveuglés par le parti pris, il nous faut bien admettre que, dans cette civilisation dont nous sommes si fiers, beaucoup de choses laissent à désirer. L’Europe, l’Amérique et quelques-unes des colonies anglaises, représentent le niveau supérieur
ÉCHAPPÉES SUR l’oCCULTISME
atteint par notre civilisation, et cependant nous ne pouvons guère,sans mentir, prétendre que dans aucun pays, la situation soit la moins du monde ce que nous voudrions qu’elle fût. Nous constatons de tous côtés de lamentables échecs^ bien qu’il y ait peut-être progrès en certaines choses.
État de la religion.
Considérons, dans n’importe lequel de ces pays, l’état d’un des facteurs les plus importants de la vie humaine, la religion. Quelle que soit la partie du monde sur laquelle nous portions les regards, nous y trouverons la religion dans un état peu satisfaisant. Cela pourra paraître une assertion hardie et très générale, et cependant je crois qu’en étudiant la question vous la trouverez juste. Dans tous ces pays que nous considérons comme les plus avancés, la religion n’a plus que peu de prise sur les masses. Dans quelques pays orientaux, elle a encore son pouvoir, mais même là-bas, elle s’est largement teintée de superstition, à moins que les gens ne soient devenus athées et ne se soucient plus de rien de semblable. En Europe, dans les pays catholiques, la foi a beaucoup dégénéré,et dans quelques-uns il n’en reste plus qu’une grossière superstition. Dans les pays qui sc vantent d'appartenir aux diverses sectes réformées, la masse des gens ne s^occupe pas du tout de religion, et si nous examinons les classes cultivées de ces pays, catholiques ou dissidentes, nous verrons que chez la plupart, la pensée incline vers Je scepticisme. Parfois ce scepticisme se fait jour dans leurs paroles, quoique le
l’avenih de l’humanité
•plqs souvent elles pratiquent leur religion parce que 'C’est Thabitude et que c’est bien porté, mais elles ne îa considèrent nullement comme un facteur véritable et important de leur vie quotidienne.
Ce n’est donc pas là un état de choses satisfaisant, car s’il n’y a dans un pays ni religion, ni philosophie, pour arracher les pensées des hommes au monde inférieur, et les tourner vers quelque chose de meilleur, de plus noble et de plus durable, ce pays ne peut jamais 'être ce qu’il devrait être ; or puisqu’il en est ainsi, il nous faut admettre que sous ce rapport du moins, le monde entier laisse beaucoup à désirer. La religion ’ nous a donné trop de dogmes, et pas assez de science, elle nous a donné l’espérance peut-être, mais non la certitude ; elle nous a présenté des doctrines, des affirmations absolues, mais peu de raisonnement, peu de choses que l’on puisse comprendre d’une façon satisfai- :sanie, et voilà pourquoi la plupart des gens cultivés n’y croient qu’à moitié ou n’y croient pas du tout.
Éisit de la société.
Passons maintenant aux conditions sociales de notre monde ; il nous faudra ici encore admettre que l’état de choses est loin d’être satisfaisant, car s’il y a des hommes qui fout leur chemin et s’enrichissent prodigieusement, il y a aussi une multitude de gens plongés dans la misère et dans l’ignorance. Cela est vrai non seulement des pays arriérés, mais aussi en grande partie de ceux que l’on considère comme les plus avancés, si bien que les hommes qui voudraient essayer d’aidei et
ÉCHAPPÉES SUR I/OCCUUTJSME
de réformer sont épouvantés du spectacle, et ne savent par où commencer. Dans tous les pays, nous voyons la société plus ou moins en guerre avec elle'même : race contre race, là où il y a des races différentes ; classe contre classe, travail contre capital, et même parfois sexe contre sexe. Il semble que partout se heurtent des intérêts en lutte, et les hommes se rangent dans T un ou l’autre parti.
Les gouvernements non plus ne sont guère dans un état satisfaisant, car je pense que tout le monde conviendra qu’aucun pays au monde n’est actuellement gouverné comme tous devraient l’être, c’est-à-dire purement en vue de l’intérêt et du progrès des peuples. Nous trouvons au contraire partout des considérations de partis ou des intérêts personnels, et les choses en sont arrivées à ce point que, même les plus sages et les meilleurs de nos hommes politiques, ne peuvent faire ce qu’ils veulent,et sont parfois obligés de faire ce qu’à la vérité, ils n’approuvent pas.
Toutes ces difficultés proviennent de l’ignorance et de l’égoïsme. Si les hommes comprenaient le plan de l’évolution, au lieu de travailler chacun dans nu but égoïste, ils s’uniraient et travailleraient ensemble, harmonieusement au bien de tous, avec une tolérance, une indulgence réciproques. Il est évident que si Ton agissait ainsi, tous les maux cesseraient immédiatement,ou du moins disparaîtraient en peu de temps. Il y a aujourd’hui, de par le monde, un mouvement assez fort dans cette direction, parce que,de jour enjour,uu plus grand nombre de gens commencent à voir clair et à travailler à rendre l’état de choses meilleur et plus rationnel. II y a beaucoup de sociétés qui ont pour but l’amélioration
i ’avenir de l’humanixé
de la condition des humains. Les uns commencent par un bout, les autres par un autre, chacune traitant la question à son point de vue et apportant ses remèdes, mais toutes du moins s’efforcent de développer cet altruisme qui est la seule solution véritable de toutes nos difficultés.
L'œuvre de la. théosophie.
Notre société théosophique est une organisation de ce genre, car elle s’efforce d’aider l'humanité. Elle ne 36 rattache à aucune politique spéciale, elle n’essaie pas d’agir directement en ce qui regarde la question sociale. elle essiie plutôt de dissiper l’ignorance, de faire connaître aux hommesia vérité sur la vie etsurla mort, de leur montrer pourquoi ils sont ici-bas, et quelles leçons il leur faut apprendre, et de les amener ainsi à comprendre et à réaliser que la fraternité des hommes est un fait. On a déjà fait beaucoup dans cette voie,bien qu’on ne s’en doute guère en Amérique, la plus grande partie du travail n’ayant pas été fait dans cet hémisphère. Bien qu’il y ait dans ce pays des gens de races diflérentes, ils se fondent peu à peu en une seule race, de sorte que l’on peut à peine dire qu’il y ait antagonisme de races, si ce n’est dans le sud, entre blancs et noirs.
En Europe pourtant le sentiment national est très tort, et il y a malheureusement beaucoup de malentendus entre les différentes nations. Mais c’est une chose tout à fait remarquable et intéressante d’assister à un Congrès européen de la Société théosophique, dans
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lequel se trouvent réunis des hommes de toutes cesracesqui si souvent, partout ailleurs, se regardent avec doute et méfiance. 11 est agréable et encourageant de voir les. théosophes se traiter comme des frères, oubliant leursdifférences, leurs antagonismes de races, franchement heureux de se trouver ensemble. II est impossible de ne pas en conclure que,du jour où la théosophie se répandra dans tous ces pays divers, et où la majorité, ou môme une forte minorité, comprendra et acceptera les idées théosophiques,la guerre entre ces pays deviendra impossible. Car les nations comprendront alors que les choses du plan physique sont de peu d’importance, et. que tous les points qui s’y rattachent peuvent aisément îarranger. si chacun y met de la bonne volonté et. essaie de trouver ce qui est juste et de l accomplir.
U suffit que les hommes arrivent à se connaître et a se comprendre pour qu’ils arrivent aussi à s’aimer. Un homme d une nationalité quelconque peut avoir dos préjugés théoriques contre les hommes d une autre nationalité, et il garde ses préjugés tant qu il n’en connaît aucun individuellement. Dujouroùil entre en relations amicales avec quelques-uns d’entre eux, il s aperçoit (me ce sont des êtres humains comme lui, avec les mômes qualités et les mêmes défauts que ses compatriotes, et cette découverte change inévitablement son poiiv de vue. U garde son patriotisme, l’amour de son pays ses
idées sur beaucoup de points, mais il voit que les autres hommes sont aussi ses frères, et que, s’il y a des suje sur lesquels leurs opinions diffèrent, il y en a beauoo plus encore sur lesquels ils sont d’accord étant membres de la même fraternité humaine. Et voila comment,, à mesure que l’ignorance se dissipe et que la connais-
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sance se répand, la fraternité humaine est mieux comprise, et beaucoup de dangers, de ditficultés sont aussitôt écartés.
Son œuvre en Orient.
En Orient, les résultats de l’œuvre de la Société théosophique sont encore bien plus frappants. J’ai assisté à plusieurs assemblées générales, à notre quartier général, aux Indes, et il est beau de voir, ainsi réunies, une vingtaine de races représentant parfois des religions séparées depuis des milliers d’années. Les membres de la Société appartiennent parfois à des races héréditairement ennemies, ou à des religions qui se regardent mutuellement comme hérétiques, mais à la réunion générale, tous se tiennent côte à côte, chacun reconnaissant le droit des autres à la tolérance et aux égards fraternels, chacun admettant que les autres lui sont égaux en tous points.
Je me rappelle que le jour où la bibliothèque sanscrite fut inaugurée à Adyar, le président-fondateur invita les représentants de toutes les religions à se réunir, et à prendre part à une sorte de cérémonie de consécration ou de bénédiction. Ce fut à ma connaissance la première lois que Ton vit dans l’histoire, des prêtres et des prédicateurs de ces religions différentes assemblés de cette façon, se considérant tous comme des égaux et coopérant aux cérémonies des autres religions. Nous avions là un Pujari Hindou appartenant à l’un des principaux temples, deux moines bouddhistes de Geylan, très connus, des Mobeds parsis des environs de Bombay, des
Maliométans très en vue de l’Inde centrale ; et tous ces hommes se réunirent dans un accord fraternel. La seule grande religion qui n’était pas représentée était le Christianisme ; mais ce ne fut pas la faute de notre président, car il avait invité les principaux chrétiens du pays à se joindre à la cérémonie, mais tous répondirent qu’ds regrettaient vivement de ne pouvoir accepter, dès lors qu’on leur demandait d’oliicier avec des païens et de paraître avec eux sur une même estrade.
Les deux grandes Églises bouddhistes.
Un autre résultat remarquable de l’œuvre de la Société théosophique, et dont il faut reporter tout le crédit sur notre infatigable président-fondateur, fut d’établir des relations plus étroites entre les Églises bouddhistes du Nord et du Sud. Il y avait deux sections de la religion bouddhiste, qui avaient entre elles 5 peu près les mêmes rapports que l’Église catholique roinaiue et l’Église grecque, qui étaient séparées depuis des siècles, et qui s’étaient de plus en plus éloignées lu ne de l’autre, au point de vue de la doctrine et du culte. Le président de la Société théosophique eut alors l'idée de dresser un document contenant certaines grandes idées communes,au sujet desquelles il demanda Tassenliment des chefs des deux Églises II se rendit ensuite dans différents pays où ces religions étaient répandues, obtint la signature des grands dignitaires de chacune d’elles, et établit ainsi des rapports entre des gens qui s’étaient regardés jusque-là avec passablement de doute et de méfiauce. Grâce à ses efforts aussi, de jeunes élu-
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diants de l’Église du Nord allèrent étudier auprès des principaux moines de FÉglise du Sud,et de cette façon, il y eut dans chaque Église un nombre de plus en plus grand d’hommes ayant une connaissance directe et réelle de membres de l’autre Église.
Gela paraîtra peu de chose à beaucoup d’entre vous, parce que vous ne vous rendez pas compte de Timportance des intérêts en jeu, et du nombre des gens intéressés. Il serait absolument merveilleux de réunir le Pape de Rome et l’Archevêque de Cantorbéry, et de les amener chacun à reconnaître Tautre comme son égal, et comme un représentant aussi réel du Christianisme primitif. Cependant, ce que fit le président de notre Société avait encore plus d’importance, car le nombre des fidèles de ces deux Églises dépasse de beaucoup celui des chrétiens de toutes les dénominations réunies. On peut donc dire que notre Société a déjà fait quelque chose pour atteindre le premier de ses buis, la«fra* ternité universelle >.
Leçons à apprendre.
11 n’y a aucun pays au monde où l’œuvre de la Société théosophique ne soit pas nécessaire, car dans tous les pays on peut faire beaucoup en apprenant aux hommes à mieux se connaître, en mettant l’harmonie entre les différentes sections de la communauté,en faisant admettre à tous l’idée de la fraternité éternelle, en les amenant à la poursuite d’un idéal élevé, en leur apprenant à discerner le réel de l’irréel, et en leur montrant quels objets valent la peine d’être recherchés, et lesquels sont
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au contraire de moindre importance. L’étude de ces grandes vérités ne s’étendra pas seulement à l’intérieur de la Société théosophique, mais au dehors. Le nom importe peu, si Tétude de la vérité et Peffort pour comprendre cet idéal sublime se répandent dans tout le pays, nous verrons qu’ils amèneront après eux la paix, l’intelligence et la bonté et bientôt surgira une religion nouvelle et plus large que tous pourront accepter avec une égale liberté.
L’histoire nous donne beaucoup de leçons. Les premiers pays du monde pensent qu’ils personnifient une civilisation avancée; et nous sommes enclins à croire qu’il n’y a jamais eu, dans le monde, rien qui puisse se comparer à la connaissance que nous possédons aujourd’hui. Cela peut être vrai à un certain point de vue ; mais il y a eu cependant d’autres civilisations puissantes qui, tour à tour, sont nées, se sont épanouies, puis ont disparu. Leur histoire est une image de la nôtre, et leur sort sera un jour le nôtre, si incroyable que cela puisse nous paraître. La civilisation atlantéenne atteignit un niveau de prospérité universelle dont nous sommes encore certainement très éloignés, et cette prospérité dura des milliers d’années. Mais cette grande race connut l’ép reuve que connaissent toutes les nations, lorsqu’une vérité plus complète commence à leur apparaître, et qu’elles arrivent à connaître les pouvoirs autres que ceux du plan physique. Les Atlantéens se servirent mal de ces pouvoirs ; le plus grand nombre d’entre eux choisirent le sentier de l’égoïsme et non du désintéressement, et l’Atlantide périt.
Nous répétons aujourd’hui la première partie de leur histoire; notre richesse, notre prospérité augmentent,
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nous arrivons peu à peu à cette domination du monde que connut l’Atlantide. Beaucoup d’entre nous commencent à obtenir au moins un aperçu des pouvoirs psvchiques, et la connaissance, ainsi que la possession de ces pouvoirs se répandront parmi nous. Nous répétons donc peu près 1 histoire de TAtlantide; la question qui se pose est de savoir si, l’ayant répétée dans sa première partie, nous allons suivre son exemple jusqu’à la fin, et, SI, après avoir reproduit la gloire et l’expansion de son empire, nous allons aussi imiter sa disgrâce et sa chute.
e destin sera-t-ü ou ne sera-t-il pas celui de la civilisation actuelle ? cela dépendra largement des hommes aujourd hui, des hommes qui assistent à l’aurore du nouvel ordre de choses.
Prepàra,lion de l'avenir.
En Amérique surtout les germes de développement psychique sont assez fréquents, et ils constitueront sans oute un des caractères de la nouvelle race qui sortira du mélange de nations qui s’y produit actuellement. Nous assistons à vrai dire à la naissance d’une nation, et cette naissance, nous le savons, ressemble en beaucoup de points, à celle d’un enfant. Nous savons que 1 avenir d un enfant dépend en grande partie des pensées et du caractère de ceux qui l’entourent de ses premières années, avant et après sa naissance. De môme les hommes d’aujourd’hui ont un rôle à jouer dans la formation de cette nouvelle race, dans la préparation de l’avenir qui nous attend.
Dans cette préparation, nous qui étudions les vérités
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de la Théosophie, avons aussi un rôle à jouer. Si nous réalisons quelques-unes de ces grandes vérités, si nous comprenons la nécessité d’un idéal élevé de spiritualité, voici le moment d’essayer, de répandre notre connaissance de la vérité, et d’imposer nos idées d’une façon pratique, toutes les fois que l’occasion s’en présente, devant ceux qui peuvent les comprendre. Il faut leur présenter cette croyance élevée, basée non sur des dogmes ou des livres sacrés, mais sur la saine raison et suite bon sens, en avançant pas à pas et en conduisant te raisonnement des choses clairement connues et admises par la science, pour arriver à celles qui ne sont encore connues que du petit nombre. Si nous réussissons dans nos efforts, nous aiderons à assurer le développement du bien et non du mal pour l’avenir immédiat. Rappelons-nous aussi que le pouvoir de nos pensées, et le pouvoir de nos actions, produiront leur effet en ces matières, aussi bien que le pouvoir de nos paroles.
Le besoin de répandre le savoir ne s'est jamais fait plus sentir qu’aujourd’hui, car l’ignorance actuelle des hommes présente un danger réel et iinminent. Nous avons dans un avenir immédiat, la possibilité d’une lutte sérieuse ; nous avons tous les éléments d’un bouleversement social possible, et aucune religion n’a assez de prise sur le peuple pour enrayer ce qui pourrait dégénérer en un mouvement dangereux. Jusqu’à présent, seul un petit nombre étudie la philosophie ; et la science, qui a tant fait pour nous, et a remporté tant de victoires, ne peut arrêter le danger qui nous menace. Le seule chose qui puisse le prévenir, c’est la diffusion de la connaissance, de façon à ce que les hommes comprennent ce qui est vraiment bon pour eux, et que rien de ce qui