‹ Échappées sur l'occultismeChapitre 21 sur 27 · SS · texte numérisé non relu

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LA TII)5oSOPn(E DANS LA VIE QUOTIDIENNE 393

3« Le Kryamana Karma, celui que nous générons pour l’avenir par les actes de notre vie actuelle.

Cette classification orientale nous aidera dans nos vetrorls pour comprendre le sujet. La première sorte de Karma est évidemment le résultat de toutes les pensées, de toutes les actions passées, bonnes ou mauvaises, qui attendent autour de nous l’occasion de se manifester. C’est la destinée que l’homme s’est imposée et qui a . déterminé sa vie et son entourage actuels, d’après ses vies et ses actions passées. En ce sens, ce Karma peut ^tre considéré comme une dette à payer ; mais c’est une dette beaucoup trop considérable pour qu’elle ^puisse être acquittée en une seule vie, car dans nos * existences antér eures il est certain que nous avons dû -faire, somme toute, beaucoup plus de mal que de bien. JNotre évolution a présenté une période de sauvagerie, 'durant laquelle nous avons nécessairement été ignorants, et avons dû commettre des actes empreints de violence et d’égoïsme qui ont certainement produit des résultats très fâcheux.

C est là ce qui rend nécessaire la disposition indi- ^quée par la seconde espèce de Karma. La dette étant ^beaucoup trop lourde pour être liquidée en une seule fois, une certaine fraction en est répartie sur chacune ^de nos vies, fraclion raisoniiable, équilibrant assez bien ile bon et le mauvais, de façon à ce que nous ne soyons .j>as écrasés sous un poids trop lourd, mais que nous jpuissions, tout en luttant, avancer dans la vie, et nous A,41ever constamment d’un stade inférieur à un stade •supérieur. N’oublions jamais en effet que le but du iplan tout entier étant l’évolution de l’homme, toutes les Kîombinaisons sont faites pour favoriser cette évolution.

ÉCHAPPÉES SUR l’occultisme

Nul n’a jamais plus d’épreuves qu’il n’en peut supporter, bien que nous puissions parfois être tentés de lé croire ; car s’il en était autrement, révolution se retour nerait contre elle-même, ce qu’on ne saurait imaginer*

Equilibre du bien et du mal»

Puisque l’homme paie sans interruption une fraction plus ou moins grande de sa dette passée, il arrive un temps où la majeure partie de ses souffrances est subie et où il approche du moment où les bons et les mauvais résultats de ses vies passées vont s’équilibrer.La majorité des hommes n’a pas encore atteint ce point ; cependant quelques-uns en sont plus proches que nous ne le pensons, bien que la vie de la moyenne de l’humanité soit encore loin d’être parfaitement pure, parfaitement noble et désintéressée. Cela paraîtra sans doute étrange à beaucoup d’entre vous ; mais il nous faut ici tenir compte d’un fait qui,heureusement pour nous,tient une place importante dans notre évolution, à savoir que, toutes choses étant égales d’ailleurs, le bien est toujours une force plus puissante que le mal, et une énergie comparativement faible, dirigée vers le bien, contrebalance souvent une énergie beaucoup plus forte tournée vers les bas-fonds de l’égoïsme et du mal. La raison en est évidente à ceux qui comprennent la physique des plans supérieurs. Tout ce qui appartient au bien, tout ce qui est pur, noble, élevé, s’exprime au moyen de vibrations supérieures et plus rapides. Prenons par exemple le corps astral de l’homme,véhicule de ses passions et de ses émotions. Ce corps astral est

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7eloèce7 de beaucoup

<1 espèces différentes de matière astrale. Si un homme

n a que des émotions des désirs élevés, désintéressés U foit Mbrer surtout la matière subtile de son corps astral Si au contraire ses aspirations, ses émoüons ef ses pas! siens son grossières et égoïstes, elles s’expriment î peu piès toutes au moyen des parties inférieures plus grossières et plus denses de ce véhicule astral. ' Notons ta conséquence de tout cela. Supposons ciu’un omme ait autant de désirs bons que de déLs mauvais • es bons seront de beaucoup les plus puissants, parce’ qu ils s expriment dans cette matière subtile don^t les V brations sont beaucoup plus rapides, où la force Is plus pénétrante et a des effets plus durables la matière qu’elle traversées! hï parce que

La vie de 1 homme ordinaire renferme beaucoup d’élé ’

mentsgrossiersetégoïstesque nous ne saurionsapp^u'

vei. ht cependant je crois qu’il y a en elle de bonnes choses des sentiments vraiment nobles et sincères et SI faibles qu’l s soient, ces sentiments mettent en activité, sur les plans supérieurs, une force si considérable qu elle suffit à contre-balancer amplement la grossièreté et 1 égoïsme; de sorte qu’une telle vie n’est p^, comme on pourrait le croire, une régression, mais"^ amène 1 contraireun certain progrès. La vie ordinaire de l’homme oïdinaire, de celui qui n’a rien de spirituel mais oui présente quelques bons côtés, le conduira presque sûrement un peu plus loin qu’il n’était auparavant!^ sorte que chaque existence nouvelle amène un progrès môme pour 1 homme relativement peu développé fu point de vue spirituel. Il s’ensuit donc que, du joSr où Phomm! com.« véritabtaeu à sa développer, et à enS!

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nir de fortes pensées profondément spirituelles, le bienl’emporte considérablement sur le mal, et il commence • à faire de rapides progrès.

Une véritable compréhension de ces choses change, pour nous tous, l’aspect de la vie. Nous ne pouvons plus désespérer du monde et de son évolution, une fois que nous comprenons comment cette évolution s’opère. Nous y voyons agir une force colossale, nous compienons que la loi divine qui nous pousse constamment vers la bien est irrésistible, et ce n’est pas seulement par le raisonnement que nous arrivons à cette conclusion, mais en constatant que, môme aujourd’hui où l’homme esl encoresi peu développé spirituellement, un progrès continu, quoique très lent, est nettement visible. Il est clair • que lorsque les hommes commenceront à comprendre ces choses, ce progrès lent se transformera bien vite et facilement en un avancement rapide, que l’humanité sera emportée par un courant irrésistible vers une haute spiritualité et qu’elle dépassera bien vite les niveaux intellectuels que nous considérons aujourd’hui comme très élevés. Quand nous comprendrons tout cela, nous verrons aussitôt qu’afm de coopérer à ce progrès rapide, il nous faut éliminer le plus tôt possible tout ce qui reste de mauvais en nous, et qui est le Iruit de nos

f actions antérieures. Si nous avons une dette à payer comme résultat de nos mauvaises actions passées, plus tôt nous la paierons, plus tôt nous serons libres de pron gresser rapidement et de nous consacrer à aider les- I autres.

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la Tlïf.GSOPH/E DANS L

Explication du texte.

Maintenant nous serons peut-être à même de comprendre l’exphcalion du texte bizarre que nous citions tout à 1 heure. Supposons une personne assez avancée pour qu il ne lui reste plus, de son mauvais Karma, que ce qu elle en pourrait épuiser dans cette vie et dans a suivante. La meilleure chose qui puisse lui arriver sera évidemment de subir en cette vie le reste des soufrances et des maux qui devaient appartenir à l’existence suivante, de façon à ce que, les ayant traversés, èlle soit piête à débuter dans l’existence suivante, sans être entravée par un entourage et des conditions défavorables,

I arrive parfois qu’un homme d’un haut développement spirituel, menant une vie pure et désintéressée se voit accablé de souffrances qui ne lui paraissent nullement en rapport avec ce qu’il pense avoir mérité, et nullement proportionnées à celles de ses voisins. Lorsqu’il en est ainsi, cet homme peut avec raison se consoler en se disant que, parce qu’il menait une vie plus pure que les autres, parce qu’il avait dépassé ses semblables,, les seigneurs du Karma l’ont jugé capable de supporter vil Karma plus lourd que celui qui devait lui échoir. En effet, ils lui avaient peut-être assigné à Torigipe, la part que tout homme peut acquitter dans une seule vie, sans ployer ni .succomber sous l’effort. Le trouvant maintenant au-ciessus du commun des mortels, plus tort,plus sage, naeilleur qu’ils ne s’attendaient à le voir devenir, ils se disent : « Voici un être à la veille de devenir un eanal qui pourra transmettre parfaitement la torce

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divine ; il ne lui reste plus-à payer qu’une faible partie de sa dette ; donnons-lui l’occasion de la payer sur-lechamp. Dans sa prochaine existence il aura ainsi l’immense avantage de ne plus être gêné par des circonstances défavorables. Nous pourrons lui fournir les conditions les meilleures pour utiliser de la façon la plus élevée, toutes les forces et toutes les énergies bienfaisantes qu’il est en train de développer dans sa vie actuelle. »

Tel est le sens véritable de cette idée que « le Seigneur châtie ceux qu’il aime ». Mais cela ne peut arriver qu’à un homme déjà assez développé, qui a définitivement choisi le bien, à un homme qui a fixé ses désirs sur les choses spirituelles et non plus sur les biens de ce monde. Quand une fois nous reconnaissons cette vérité, nos épreuves nous paraissent bien peu de chose. Nous sommes heureux de les supporter, nous les considérons comme des leçons,des occasions,parce que nous comprenons pourquoi elles nous sont envoyées ; et si nous en avons plus que notre part,cela est à notre avantage et non pas contre nous. Voilà encore un exemple du profit que nous retirons immédiatement d’une véritable compréhension du point de vue théosophique.

Suppression de là crüinte.

Un autre résultat très précieux que nou» procure l’étude de la Tliéosophie, c’est l’absence de toute crainte. Bien des gens se tracassent sans cesse pour une c ose ou pour uue autre, craignant que ceci ou cela ne leur

arrive, que telle ou telle combinaison n’échoue, de sorte qu’ils passent leur vie dans une perpétuelle agitation. Le plus souvent, leurs craintes sont chimériques, car la plupart des choses qu’ils redoutaient n’arrivent pas. Mais il n’en est pas moins vrai que nombre de personnes s’imposent constamment, en agissant ainsi, une souffrance bien inutile. Ce que la majorité des hommes redoute le plus, c’est la mort. On ne se figure pas, je crois,jusqu’à quel point cette crainte est répandue. Pour beaucoup de gens c’est là une épouvante de tous les instants, qu’ils n’arrivent pas à chasser de leur esprit, une épée de Damoclès suspendue sur leur tête et prête à tomber sur eux à tout moment.

Ce sentiment disparaît chez celui qui comprend les enseignements théosophiques. Quand nous avons admis la grande vérité de la Réincarnation, quand nous savons que, bien des Ibis déjà nous avons dû quitter notre corps physique, nous voyons que la mort n’est pas plus terrible que le sommeil, et que, tout comme le sommeil survient entre deux journées de labeur, pour nous donner le repos et le délassement, entre ces journées de labeur que sont les vies terrestres, la longue nuit astrale et céleste nous donne le repos et le délassement nécessaires pour continuer notre route. Pour le théosophe, mourir c’est simplement quitter pour un temps son vêtement de chair. Il sait que c’est son devoir de conserver cette enveloppe le plus longtemps possible, afin de faire avec elle le plus d’expériences possible ; mais quand vient le moment de la quitter, il le fait avec joie, sachant que la période suivante est beaucoup plus agréable que celle-ci. Il ne craint donc aucunement la mort, tout en sachant qu’il doit vivre jusqu’au terme fixé,

ÉCHAPPÉES SUR l’oCCULTIBME

parce qu’il est ici-bas pour progresser,et que le progrès est la seule chose importante.

Vous voyez combien cela change notre conception de la vie. Et quand nous la comprenons ainsi, Vessentiel n’est plus de gagner de l’argent, d’obtenir telle ou telle position, la seule chose importante est d’exécuter les intentions divines. C’est pour cela que nous sommes ici-bas, et tout le reste doit lui être subordonné. 11 sutfit de comprendre les faits pour que toute crainte disparaisse immédiatement.

Vapothéose du bon sens.

La théosophie est avant tout, et par-dessus tout, la doctrine du bon sens. Elle nous présente^ dans la mesure où nous pouvons les connaître, les faits qui concernent la Divinité, l’homme, et leurs rapports mutuels ; puis elle nous apprend à tenir compte de ces faits, et à nous comporter vis-à-vis d’eux selon la raison et le simple bon sens. C’est tout ce qu’elle exige de Thomme en ce qui concerne la vie. Elle lui suggère de régler cette vie conformément aux lois de l’évolution qu’elle lui a enseignées, rien de plus. Mais c’est déjà beaucoup, car elle offre ainsi à l’homme un point de vue très différent, et une pierre de touche qu’il peut appliquer à tout, à ses pensées, à ses sentiments, et à ses actions d’abord, puis aux choses qui se présentent à lui dans le monde extérieur.

Il aura constamment recours à ce critérium : cette action est-elle bonne ou mauvaise ? aide- t-elle ou retarde-t-elle l’évolution? Quand une pensée, un senti-

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