Freyella Edwardsi, Edmond Perrier
(Planche I, fig. 7.) 1882. EpmonD PERRIER. — Brisinga Eduwardsi, Comptes rendus de l'Académie des sciences, 10 juillet 1882, LRO — Freyella Edivardsi, Tbid., 10 août 1885.
Travailleur. 1880. Dragage 10.
Aujourd’hui que le genre Freyella est représenté dans'les collections du Z'alisman par une espèce aussi belle que la F. spinosa et une aussi intéressante que la F. sexradiata que nous décrirons tout à l'heure, nous” regrettons d’avoir donné le nom du Président de la commission des dragages et de l’organisateur des quatre campagnes françaises à une espèce
simplement représentée jusqu'ici par deux fragments de bras. Mais ces
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fragments de bras indiquaient déjà en 1880 qu'il y avait des Prisinga autrement construites que celles que l’on connaissait, et nous pensions retrouver rapidement de beaux types de l'espèce qui nous était seulement annoncée; nous ne l’avons pas rencontrée de nouveau.
Les courts fragments de bras adulte que nous avons sous les yeux diffèrent d’ailleurs complètement des fragments correspondants de bras des Freyella spinosa qu’on pourrait lui comparer. Les plaques au lieu de dessiner sur les téguments une mosaïque à peu près régulière ont, au contraire, une tendance manifeste à se disposer en arceaux successifs, contigus, mais peu réguliers. Cette disposition apparaît surtout quand on examine les faces latérales du bras où les plaques sont, en général, allongées dans le sens transversal, paraissent imbriquées dans un même arceau de manière que l'extrémité inférieure de la plaque la plus élevée recouvre l’extrémité supérieure de la plaque la plus basse. Une ligne blanche, opaque, simulant parfois une suture dans le sens de la longueur du bras indique la région suivant laquelle se fait le raccord.
Dans la partie qui correspond à la base des bras, nous trouvons que les neuf premières plaques adambulacraires du fragment de bras que nous possédons sont en partie recouvertes chacune par une plaque squelettique qui n’est autre chose que l’initiale d’un arceau dorsal. Au début, toutes les plaques adambulacraires supportent donc un arceau, au lieu de n’en présenter que de deux en deux. Mais de plus un arceau intercalaire vient se placer entre les arceaux consécutifs, de sorte que dans cette région, le nombre des arceaux est 27 — 1,7 étant le nombre des plaques adambulacraires. D'ailleurs les plaques constituant tous les arceaux sont semblables entre elles, à peu près planes et contiguës d’un arceau à l’autre; aussi les arceaux successifs, contigus eux-mêmes, ne forment-ils aucune saillie transversale à la surface des bras. Dans la région qui correspond aux trois premières plaques adambulacraires, les plaques composant chaque arceau sont plus larges que l'intervalle des arceaux, il en résulte qu’elles empiètent les unes sur les autres et que leur arrangement paraît presque irrégulier. On peut aussi constater dans les arceaux suivants quelques irrégularités de moindre importance, comme par
exemple l'insertion de deux arceau consécutifs sur les pièces adambu-
lacraires tandis qu’en général l’arceau intercalaire n’atteint pas ces plaques. A partir de la neuvième plaque adambulacraire il n’y a plus qu'une plaque sur deux atteintes par les arceaux dorsaux. Entre les arceaux qui atteignent ces plaques et que nous pouvons appeler les arceaur principaux, on compte alors deux arceaux intercalaires qui ne les atteignent pas. Peu à peu l'importance et l'étendue des arceaux intercalaires diminue; les arceaux principaux, eux-mêmes irréguliers et dont plusieurs s’anastomosent entre eux, persistent bientôt seuls; puis leur partie correspondant à la ligne médiane dorsale disparaît; enfin ils se réduisent à leur plaque initiale qu'on retrouve jusque près de l’extrémité du bras, supportée par une plaque adambulacraire sur deux, comme chez les vrais Brisinga. Cette plaque initiale porte, comme d'habitude, une épine et il est à remarquer que même dans la région où toutes les plaques adambulacraires supportent des arceaux, deux arceaux principaux dont l’initiale porte une épine sont toujours séparés par un arceau qui n'en a pas. Il y a donc, en définitive, trois arceaux sans épines latérales (un principal et deux intercalaires) entre deux arceaux pourvus de telles épines. On est naturellement conduit à rapprocher cette disposition de celle qu’on observe chez la P. coronata, où deux arceaux dorsaux sont toujours séparés par trois rides à pédicellaires.
Le long de la région médiane, dorsale l’arrangement des plaques est beaucoup moins régulier que sur les côtés et paraît presque confus. Ces plaques portent de très fines spinules à peine visibles à la loupe, et par places on aperçoit sur les téguments de très petits pédicellaires.
Les plaques adambulacraires portent chacune une forte épine, élargie et comme lobée au sommet. Les lambeaux de téguments qui demeurent attachés à ces épines sont couverts de très petits pédicellaires.
Les fragments de bras d’après lesquels est faite la description qui précède, avoisinent l’un la base, l’autre l'extrémité d’un même bras. Le fragment basilaire a 26°" de long; le fragment terminal 36°". La plus grande largeur du premier est de 4°"; sa hauteur maximum 5°"; la longueur des épines adambulacraires 3°”.
Comme d'habitude le bras est notablement renflé dans sa partie géni-
tale. Je n'ai pas réussi à voir les orifices génitaux.
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