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Freyella spinosa

(Planche VIT.)

Talisman, 1883. Dragage 96. — Lat. N. 19°19’. Long. O0. 20°22’. Prof. 2330. Vase grise légèrement verdätre.

— Dragage 96. — Lat. N. 19°16’. Long. 0. 20°20'. Prof. 2320". Vase grise légèrement verdàtre.

— Dragage 97. — Lat. N. 19°12’. Long. O. 20°17/. Prof. 2334". Vase grise légèrement verdàtre.

= Dragage 98. — Lat. N. 19°12’. Long. O. 20°17. Prof. 2324". Vase grise légèrement verdâtre.

— Dragage 134. — Lat. N. 4219. Long. O. 23°36’. Prof. 4060". Vase blanche molle,

Le dragage 96, effectué le 15 juillet, n’a pas fourni moins de vingt-six spécimens de cette belle espèce; les deux dragages 97 et 98 effectués le même jour en ont fourni ensemble vingt-quatre et le dragage 134, un ; de sorte que le nombre total des échantillons que nous avons pu examiner est de cinquante et un.

De onze à treize bras allongés, peu renflés dans leur partie génitale,

d'apparence plus rigide encore que ceux des Prisinga coronata. R — 300Mm r—13Mm R—3r.

Le diamètre de l'animal peut dépasser 6 décimètres et ce chiffre est d'autant plus fréquemment atteint que les bras ne se détachent pas aussi facilement que chez les Brisinga, et que l’on trouve beaucoup d’exemplaires ayant leurs bras égaux; les bras fréquemment renouvelés des Brisinga sont, au contraire, ordinairement fort inégaux.

La membrane buccale est couverte de fines papilles et laisse apercevoir, quand elle est rétractée, les grandes papilles que présente la membrane stomacale.

Les pièces dentaires sont petites, peu différentes des pièces adambulacraires qui suivent. Chacune d'elles porte sur son bord buccal deux piquants dentaires divergents, et, en arrière, sur sa face libre, un autre piquant mobile, assez long, couvert de pédicellaires, placé à peu près vers le milieu de la longueur de la plaque; enfin un petit piquant situé au sommet de l'angle périphérique interne de la plaque se couche comme le piquant correspondant des autres plaques adambulacraires

dans la gouttière et sépare le premier tube ambulacraire du second. On ne distingue de l'extérieur ni les odontophores, ni les pièces marginales en rapport avec eux.

Les pièces adambulacraires, très courtes, portent chacune sur leur angle interne périphérique, prolongé en apophyse, un petit piquant rabattu dans la gouttière ambulacraire et intercalé entre deux tubes ambulacraires consécutifs ; plus en dehors, vers le milieu de sa longueur, chaque plaque porte en outre un long piquant, dirigé en dehors recouvert par une gaine tégumentaire. En outre, de deux en deux, une pièce ovale vient se placer sur elles, non loin de leur extrémité périphérique, en couvrant la moitié de leur hauteur. Cette pièce porte une épine marginale assez longue, et doit être considérée comme correspondant à l’initiale des arceaux calcaires qui forment tout le squelette des bras chez les Brisinga.

On trouve encore très nettement la trace de ces arceaux sur la Freyella Edwards: ; 1ei elle est seulement indiquée dans la région renflée des bras par la disposition des initiales qui portent les épines marginales, disposition qui reproduit exactement celle qu'on observe chez les Brisinga ; n’y a, dans la disposition des plaques elles-mêmes sur les bras, rien qui rappelle une orientation transversale. Cette orientation tend cependant à s’accuser un peu au delà de la partie renflée ; les plaques se disposent alors en arceaux correspondant aux plaques adambulacraires, séparés les uns des autres par un étroit sillon, et qui alternativement atteignent ou n’atteignent pas les plaques adambulacraires. Chaque arceau commence et finit par une plaque unique; mais dans la région moyenne on voit souvent se Juxtaposer deux plaques peu réeulières qui empiètent lune sur l’autre, et peuvent aussi s’imbriquer avec leurs voisines. Assez fréquemment sur chaque plaque on observe une rangée transversale par rapport au bras de cinq ou six petites épines et parfois des épines supplémentaires.

Peu à peu les arceaux deviennent plus étroits, les plaques qui les constituent plus minces, et elles finissent par disparaître assez brusquement, sauf l’initiale des arceaux dorsaux qu’on retrouve de deux en deux plaques ambulacraires, toujours pourvue de son épine marginale, jusque

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vers l'extrémité des bras. Sur le reste de la longueur des bras le tégument est lisse et s'applique directement sur les pièces ambulacraires qu’il laisse apparaître comme dans la plupart des Brisi@nx.

Le disque est modérément saillant au-dessus des bras. Il est couvert, comme les bras eux-mêmes, d’un épais tégument légèrement soulevé par les odontophores dans les angles interbrachiaux. Ce tégument contient dans son épaisseur des plaques irrégulièrement polygonales, d’assez petites dimensions, ne laissant aucun intervalle entre elles et formant ensemble une mosaïque serrée qui passe insensiblement à celle qui recouvre toute la partie génitale des bras. Chaque plaque du squelette dermique du disque porte le plus souvent de 1 à 3 petites épines groupées en bouquet divergent, au pied desquelles se voient un ou deux pédicellaires croisés d'assez grande taille, à branches grèles et recourbées. Quelques épines plus grandes que les autres sont terminées en pointe mousse et cannelées. Le nombre des épines des plaques dermiques est du reste très variable.

Sur le disque se voit un orifice anal excentrique protégé par des épines un peu plus grandes que les autres rabattues sur lui.

La plaque madréporique est tout à fait au bord du disque, presque sur sa partie déelive ; elle est marquée de sillons peu sinueux qui la traversent dans toute son étendue et ressemblent à des fentes profondes.

A l’état vivant, la Freyella spinosa est d'un beau jaune légèrement orangé; elle répand une vive odeur phosphorée, très analogue à celle de beaucoup d'Éponges de nos côtes. Je n'ai pas remarqué cette odeur, au moins au même degré, chez les nombreuses Étoiles de mer que j'ai eu occasion de manier.

Remarque au sujet de la Freyella du dragage 134. — On peut rapporter à l'espèce que nous venons de décrire un remarquable spécimen dragué au N.-E. des Acores par 4060 mètres de profondeur en même temps que la F. sexradiata dont la description va suivre. Il est cependant assez étonnant que cette espèce n'ait pas été trouvée entre la station 96 par 19° 19° de latitude, c'est-à-dire en pleine zone tropicale, et la latitude 42° 19", c’est-à-dire en pleine zone tempérée; il est plus étonnant encore

que dans la zone tropicale elle se trouve aux environs de 2300 mètres

et qu’elle descende à 4600 mètres dans la zone tempérée. Il ne peut d’ailleurs y avoir 1ei aucune erreur d’étiquette, car je retrouve ce curieux spécimen mentionné avec la F, sexradiata, dans mon carnet de dragage, dont chaque note était rédigée au moment même du dépouillement du contenu de la drague. Le fait est assez intéressant pour rendre nécessaire une comparaison de ce spécimen exceptionnel avec ceux qui ont été recueillis dans d’autres latitudes. Les différences sont assez nettes pour que nous puissions donner au moins le nom de variété abyssicola à l'échantillon litigieux. Si les différences que nous signalons se maintenaient pour les spécimens dragués dans les mêmes conditions, ce nom de variété pourrait devenir un nom spécifique.

Le nombre des bras de l'échantillon abyssal est de onze dont neuf sont demeurés attachés au disque. Celui-ci n’a que 9" de rayon; mais l’ensemble de la taille est plus faible que chez les individus tropicaux, ce qui peut n'être qu'une question d'âge. Les épines du disque sont beaucoup plus nombreuses, obtuses, et il existe entre elles un très grand nombre de petits pédicellaires. La plaque madréporique ne présente qu'une fente sinueuse en son milieu et une fente accessoire courbe sur l’un de ses bords. Les plaques qui recouvrent les bras sont relativement minces; elles ne portent qu’un très petit nombre d’épines, de une à trois, souvent arrondies, et, au lieu de présenter d’assez grands pédicellaires isolés, elles sont couvertes, surtout sur les faces latérales, de très nombreux petits pédicellaires. Ces plaques sont disposées en mosaïque, et sur aucune partie des bras elles ne présentent de tendance à se disposer en bandes ou arceaux transversaux. Bien qu’il existe une épine marginale de deux en deux plaques ambulacraires, la plaque initiale correspondante est beaucoup moins distincte que chez les individus tropicaux, où on l’aperçoit au premier coup d’æil. Les piquants dentaires et adambulacraires sont disposés comme chez les individus tropicaux, et leur gaine estcouverte de très petits pédicellaires. Les plaques dentaires sont aussi peu différentes que possible des plaques adambulacraires normales. Il y a donc des caractères distinctifs assez tranchés entre la variété abyssicola et la F. spinosa normale. Ces différences conduisent justement vers les caractères de la F. sexradiata; mais

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elles sont encore trop faibles pour que nous puissions, sur l’examen d’un seul exemplaire, les considérer comme spécifiques.

Freyella sexradiata, Ed. Perrier.

(Planche III. fig. 2) Comptes rendus de l’Académie des Sciences. 10 août 1885. Talisman, 24 août 1883. — Dragage 134. — Lat. N. 4219’. Long. 0. 23°36". Prof. 40607. Pierres ponces.

Six bras seulement.

Le disque est petit, plus élevé que les bras, très légèrement échaneré

mm ,

dans l'intervalle de deux bras consécutifs. Son rayon est de 6°"; il est impossible d'évaluer exactement la distance du centre du disque au sommet des bras, tous ceux-ei étant brisés à leur pointe et un seul d’entre eux demeurant adhérent au disque; mais la longueur des bras dépasse certainement un décimètre.

Les bras ont la forme en fuseau caractéristique des bras de BrisiN@ip£ et sont, comme d'habitude, dépourvus de squelette dorsal à leur extrémité.

La membrane buccale présente quelques plis rayonnants, mais ne supporte pas de papilles.

Les dents ont la forme de triangles qui s’'affronteraient par leur base, dont le sommet buccal serait tronqué et garni de deux épines dentaires, tandis que le côté tourné vers lPextérieur du disque serait concave vers l'extérieur du triangle. Sur leur surface libre les plaques dentaires portent au moins deux épines correspondant au sommet du triangle opposé à la base.

Les plaques adambulacraires, assez longues, portent chacune un petit piquant sur leur angle interne, périphérique et vers leur milieu un long piquant dirigé en dehors. Le revètement de plaques calcaires des bras se termine exactement au niveau des plaques adambulacraires, par une rangée de plaques sensiblement rectangulaires, d’ailleurs de mème structure que celles du dos et n’empiétant pas sur les plaques adambulacraires. Toutes ces dernières présentent les mèmes rapports avec le squelette dorsal, au lieu de contracter, comme dans les autres Freyella et comme chez les Brisinga, des rapports plus intimes avec fui.

(TALISMAN, — Échinodermes.) 12

Tout le disque est couvert de plaques polygonales, situées dans l'épaisseur des téguments, à contours peu visibles, et portant chacune une épine fixe, assez allongée et mobile. Dans l’exemplaire qui est sous nos yeux, ces épines sont nues, couchées sur le disque et, comme les plaques sont petites, elles sont très rapprochées les unes des autres. Il est probable qu'elles étaient recouvertes, pendant la vie, d’une gaine tégumentaire portant des pédicellaires. Je n'ai pu apercevoir de pédicellaires sur le disque.

Les odontophores ne sont pas saillants, mais on les apercoit comme autant de plaques nues, presque circulaires, sur la partie déclive du disque qui est peu élevé. Il n’y a pas dans leur voisinage de plaques marginales dorsales nettement différenciées. La plaque madréporique, petite, ovale, disposée de manière que son grand axe soit normal au bord du disque, ne présente qu’une seule fente courbe qui la traverse dans le sens de sa longueur; elle est située tout à fait au bord du disque.

Les plaques du squelette dorsal des bras sont minces, délicates, mais beaucoup plus grandes que celles du disque; elles sont, comme chez les autres BrisxGbx, limitées à la partie renflée ou partie génitale des bras. Leur contour est bien visible à la loupe; il est irrégulièrement polygonal, de sorte que les plaques, elles-mêmes inégales, forment une mosaique irrégulière, mais continue, qui recouvre sans laisser d’interstices toute l'étendue de la portion renflée des bras. Ces plaques disparaissent brusquement sans que leurs dimensions soient modifiées d’abord dans la région médiane dorsale, ensuite sur les côtés. Autant qu’on en peut juger à la loupe, elles paraissent s'unir par des sutures rectilignes, sans empiéter les unes sur les autres et ne présentent aucune trace d’une tendance à se disposer en arceaux transversaux.

Chacune d'elles porte un piquant assez allongé couvert d'une gaine tégumentaire chargée de pédicellaires.

FAMILLE IT. — PEDICELLASTERIDÆ, Perrier, 1883.

Avec M. Percy Sladen, je délimiterai ici la famille des PEDICELLASTERDÆ

comme Je l'ai fait en 188% (1). Ces Stellérides sont intermédiaires entre

(1) Mémoire sur les Stellérides recueillis dans la mer des Antilles, etc. Nouvelles archives du Musrum.

PEDICELLASTERIDÆ. 91

les Brisxenzæ et les Asrerinx. Des premières elles ont la disposition bisériée des tubes ambulacraires et la bouche adambulacraire; des seconds la forme des bras, le mode de constitution du squelette et la disposition des organes génitaux.

IL est probable que si ces formes se multipliaient beaucoup elles constitueraient, au point de vue du nombre des bras et des modifications du squelette, une série parallèle à celle des Asrernpz. Les Coronaster rappellent exactement des Coscinasterias à bras nombreux; parmi les espèces susceptibles d’être rangées dans le genre Pedicellaster, d'après sa détinition actuelle, et qui ont six bras au plus, on observe des différences d’une réelle importance. Les formes que j'ai pu observer n'ont présenté trois types nettement caractérisés. Dans le premier les bras sont en nombre variable; la reproduction par division scissipare est évidente ; les plaques adambulacraires ne portent qu'un seul piquant; le squelette dorsal est réticulé; j'en ferai le type du genre Lytaster (1).

Dans le second, les bras sont au nombre de cinq ou six; leur nombre est constant; les plaques adambulacraires portent un piquant adambulacraire et au moins un piquant surambulacraire; les plaques marginales ventrales ne sont pas distinctes des autres; le squelette des bras est réticulé, et les pièces du réseau ne portent que des épines isolées et de nombreux pédicellaires croisés; ce sont là les vrais Pedicellaster.

Enfin dans le troisième type, les bras sont au nombre de cinq; les plaques adambulacraires présentent un piquant adambulacraire et un piquant surambulacraire ; les marginales ventrales, contiguës aux adambulacraires sont grandes, armées de piquants de forme spéciale; les autres plaques forment cinq rangées longitudinales régulières, séparées par des rangées parfaitement régulières de papilles respiratoires isolées; les plaques squelettiques portent plusieurs épines généralement capitées. L'espèce que j'ai décrite sous le nom de Pedicellaster margarilaceus présente ces caractères et devient le type du genre Gastraster.

La famille des PenicezLasreriDæ pourra donc ètre caractérisée et divisée de la manière suivante :

(4) De vw, je divise.

FAMILLE DES PEDICELLASTERIDÆ.

Disque peu élevé; bras peu nettement séparés du disque, non rétrécis à leur base.

Bouche grande, entourée par une large lèvre circulaire que les dents laissent à découvert.

Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse discoïdale.

Dents petites, constituées par la première adambulacraire peu modiliée ; bouche adambulacraire. Plaques adambulacraires courtes, ne portant qu'un piquant adambulacraire, accompagné ou non de piquants surambulacraires. Squelette dorsal du disque réticulé. Pièces calicinales toutes indistinctes. Squelette des bras s'étendant sur toute leur longueur, irrégulièrement réticulé ou affectant une tendance à un arrangement longitudinal, en raison de l'union des arceaux par des séries longitudinales régulières de pièces intermédiaires.

Des piquants ou des épines; de nombreux pédicellaires croisés et assez souvent des pédicellaires droits.

Madréporite de forme variable.

Synopsis des genres de la famille des PEDICELLASTERIDÆ.

I. — Bras en nombre constant, supérieur à sept; point de scissiparité ; les adambulacraires diplacanthides; squelette dorsal à mailles rectangulaires; des piquants avec une gaine épa-

nouie en ombrelle, de pédicellaires croisés ............ CORONASTER. IL. — Bras en nombre variable pour chaque espèce; reproduction

scissipare ; adambulacraires monacanthides; squelette dor-

sal irrégulièrement réticulé; pédicellaires épars. ........ LYSTASTER.

IT. — Cinq ou six bras; point de scissiparité; adambulacraires diplacanthides ou polyacanthides.

A. — Marginales ventrales indistinctes ; squelette dorsal des bras TétICUHI6, à OpINes 15 RC a ue soie PEDICELLASTER. B. — Marginales ventrales ayant des piquants de forme spéciale;

squelette dorsal desbras formé de rangées longitudinales de plaques portant de nombreuses épines; papilles respirafoires ts0léess esse ces dhmti etienne GASTRASTER,

Genre CORONASTER, E. Perrier, 1884.

Disque aplati ne s'élevant pas au-dessus des bras dont le nombre égale

ou dépasse sept.

Dents bien distinctes, à bord buceal arrondi, portant un grand piquant

PEDICELLASTERIDÆ. 93

dentaire, un piquant adambulacraire et au moins deux piquants surdentaires.

Marginales ventrales immédiatement contiguës aux adambulacraires. Arceaux dorsaux des bras se répétant de six en six adambulacraires. Marginales et carinales en forme de croix, portant chacune un grand piquant mobile, muni d’une gaine tégumentaire rétractile, épanouie en ombrelle et portant des pédicellaires croisés ; une intercalaire entre les marginales dorsales et les carinales. Marginales et carinales unies entre elles, d’un arceau à l’autre, par des séries de petites plaques intermédiaires, elliptiques, de sorte que l’ensemble du squelette des bras présente l’aspect d’un réseau à mailles carrées.

Squelette dorsal du disque réticulé. Des papilles respiratoires par groupes dans les mailles du réseau squelettique et aux angles des bras.

Plaque madréporique grande, arrondie, convexe, avec de nombreuses et fines côtes rayonnant à partir de son centre.

Des pédicellaires droits sur tout le pourtour du disque buccal et le long des bords des gouttières ambulacraires.

Distribution des Coronaster.

NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND

CP Iles du Cap-Vert. 150" Roches arides.

CHATONS Cap Spartel (Maroc). 2h ue Corail rouge. C-octoradiatus. :.…. Géorgie du Sud. 30" Vase,

Genre CORONASTER, E. Perrier, 1884.

Coronaster Parfaiti, Ed. Perrier.

(PL. VII, fig. 1).

Talisman. — Dragage 103. — Environ 15° Lat. N. — 26° Long. 0. Iles du Cap-Vert. Profondeur 2507, Onze bras, grêles, très peu rétrécis au sommet, modérément allongés. Bouche masquée sur l’unique exemplaire par la rétroversion de lestomac. Sur tout le pourtour du cerele buccal, de petits pédicellaires droits

en rapport avec les dents et les premières adambulacraires. Bras soudés sur une longueur correspondant aux dents et aux adambulacraires de la première paire. |

Dents étroites, allongées jusque près du sommet de l'angle interbrachial, présentant sur leur bord une légère concavité pour la place des tubes ambulacraires de la première paire, à bord buccal arrondi et portant un long piquant hvalin, strié; un second piquant plus petit, non loin du bord buccal; un peu au delà du milieu de la dent deux piquants, l'un sur le bord ambulacraire, l’autre plus grand sur la face ventrale mème de la dent; ces deux piquants situés sur la même ligne transversale.

Les cinq premières adambulacraires portent chacune un peigne transversal de trois piquants, à savoir un adambulacraire plus petit que les autres etdeux surambulacraires; les plaques suivantes présentent chacune un piquant adambulacraire grèle et allongé et un piquant surambulacraire d’un tiers plus long que ce dernier. Chaque plaque porte, en outre, un pédicellaire droit sous le piquant adambulacraire.

La face ventrale des bras est tout entière occupée par la gouttière ambulacraire, les adambulacraires et une rangée de plaques imbriquées, assez courtes, immédiatement contiguës aux plaques adambulacraires et dont les limites sont indiscernables ; un certain nombre de ces plaques, placées à des intervalles réguliers, en général de quatre en quatre, porte de grands piquants isolés; l'intervalle de ces piquants correspond à la longueur -d’au moins six adambulacraires. Ces robustes piquants sont entourés à mi-hauteur d'un cercle de pédicellaires croisés, supportés par une gaine tégumentaire qui s’épanouit en ombrelle et qui peut s'élever ou descendre le long du piquant. Chacune des plaques munies d'un tel piquant est l’initiale d'un arceau de plaques imbriquées dont trois, que l’on peut considérer comme les marginales dorsales et les carinales, portent un piquant semblable à celui de l’initiale ou marginale ventrale. Les marginales tant ventrales que dorsales et les carinales ont la forme d’une croix au centre de laquelle s'élève le piquant. Dans un même arceau, les marginales dorsales s'appuient par leur bras descendant sur le bras montant des marginales ventrales qui s’insimue sous

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le précédent ; une plaque intercalaire quelquefois munie d'un piquant se place entre le bras montant des marginales dorsales et Te bras transversal correspondant des carinales. Les bras longitudinaux des marginales et des carinales d’un areeau donné sont unis aux bras longitudinaux des plaques correspondant de l’arceau précédent et du suivant par deux petites plaques intermédiaires, elliptiques, allongées dans le sens longitudinal des bras ; de sorte que, abstraction faite de toute conception morphologique, on peut aussi considérer le squelette dorsal des bras comme formé de cinq rangées longitudinales de plaques imbriquées de quatre en quatre, en forme de croix et munies d’un piquant.

Les arceaux transversaux et les rangées longitudinales de plaques qui les unissent forment de larges mailles quadrangulaires dans lesquelles se trouvent un grand nombre de papilles respiratoires coniques, prineipalement situées par groupes de trois ou quatre aux angles des mailles et vers le milieu de leur grand côté.

La plaque terminale est de grandeur moyenne, en demi-ellipse ; elle porte le long de chacun de ses bords un peigne de quatre ou cinq piquants allongés, et, au-dessus de ce peigne, sur sa surface dorsale, une bordure de pédicellaires croisés.

Le disque ne dépasse pas la hauteur des bras dont il est peu distinet, ceux-ci se touchant déjà par leur base avant de s'unir à lui. Il existe cependant un léger sillon entre le disque et les bras qui paraissent pouvoir se détacher facilement. Le squelette du disque est formé de pièces imbriquées, dessinant des mailles assez serrées dans lesquelles on aperçoit trois ou quatre tubes respiratoires. Sur les nœuds de ces mailles s'élèvent des piquants isolés ou groupés par paires, et portant chacun un petit paquet de pédicellaires croisés. Plaque madréporique bombée, submarginale, marquée de fins sillons sinueux, rayonnant autour d’un centre.

Chez l'animal vivant les parties du dessus des bras correspondant au

squelette sont colorées en orangé, les autres sont blanches.

Coronaster Antonii, E. Perrier.

(PL VI, fig. 2).

Talisman 1883, — Dragage N° 10. — Lat. N. 35°26 — Long. O. 9°,9. — Parages du cap Spartel (côte du Maroc). — Profondeur 717 m. — Fond de vase. — Un seul exemplaire.

Caractères distinctifs. — Neuf bras, assez courts, coniques.

Tubes ambulacraires bisériés, mais assez serrés pour paraître quadrisériés sur certains points, lorsqu'ils sont dérangés de leur position normale. Piquants adambulacraires assez longs et minces, isolés sur le plus grand nombre des plaques, mais disposés par paires sur quelques-unes d’entre elles, la ligne d'insertion des deux piquants étant oblique par rapport à la direction de la gouttière ambulacraire. Plaques squelettiques latéro-dorsale formant cinq rangées dont trois dorsales et constituant un réseau dont les frabécules transverses sont peu apparentes. Piquants portés par ces plaques assez courts, entourés à leur base seulement d'un double collier de pédicellaires croisés.

Description détaillée. — L'espèce à laquelle nous donnons le nom de Coronaster Antontin'est malheureusement représentée dans les collections du Talisman que par un échantillon unique. On ne saurait cependant la confondre avec le Coronaster Parfati. Le nombre moindre des bras (9 au lieu de 11) ne serait pas un caractère suffisamment distinctif, mais leur moins grande longueur par rapport au disque, leur forme plus amincie au sommet indiquent déjà une autre espèce.

Les pièces dentaires sont très nettement distinctes, plus grandes que les pièces adambulacraires; elles sont tronquées au sommet buccal et leur surface est légèrement concave. Chacune d’elles porte près de son bord buccal un piquant aplati qui occupe presque toute sa largeur et un peu plus loin, un piquant semblable. Ces piquants sont en général rabattus vers l’intérieur ; en outre, chaque dent, porte un bouquet de pédicellaires droits sur son angle buccalexterne. Les plaques adambulacraires proprement dites portent, en général, chacune deux piquants plus petits que les précédents, insérés l’un devant l’autre, mais un peu obliquement par rapport à la plaque sur les premieres plaques; peu à peu le piquant extérieur vient cependant se placer nettement en arrière

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du piquant intérieur, sans que ces piquants constituent cependant une double rangée bien apparente, l'un deux étant incliné vers la gouttière ambulacraire et l’autre vers lextérieur., Chaque plaque porte, en outre, à l’intérieur de la gouttière ambulacraire un pédicellaire droit.

Les tubes ambulacraires sont bisériés; leurs paires sont très rapprochées les unes des autres; une ventouse de dimension normale les termine.

Les plaques du squelette latéro-dorsal forment en tout cinq rangées longitudinales, bien régulières, qu'unissent entre elles de petites bandes transversales de plaques, de manière à constituer un réseau à mailles sensiblement rectangulaires quoique un peu irrégulières. Les plaques constituant le réseau sont petites et imbriquées. Les trois rangées longitudinales moyennes constituent, à proprement parler, la surface dorsale des bras ; les deux rangées externes sont sur le milieu de leur face latérale. Au point où se rencontrent les rangées longitudinales et les rangées transversales de plaques s'élève toujours un piquant. Comme ces piquants sont à la fois situés sur les deux sortes de trabécules calcaires, ils sont disposés sur cinq rangées longitudinales; de plus, comme les rangées transversales de plaques s'étendent en arc d’une plaque adambulacraire à celle du côté opposé, sur chacun de ces ares on compte cinq piquants. Chaque piquant est entouré d’une couronne multiple de pédicellaires croisés. Ces pédicellaires sont beaucoup moins nombreux que chez le Coronaster Parfait, et, au lieu de former, comme chez ce dernier un volumineux bouquet situé près de la pointe du piquant, ils demeurent confinés à sa base; sur Les piquants des deux rangées latérales externes, 1ls peuvent cependant s'élever un peu plus haut. Sur le disque qui est assez large et nettement circonscrit par rapport aux bras, les pièces squelettiques forment un réseau irrégulier dont les nœuds portent, comme sur les bras, des piquants entourés de pédicellaires croisés. Quelques pédicellaires droits sont disséminés entre ces piquants. Dans les mailles du réseau du disque, on compte six ou huit papilles tentaculaires; ces papilles sont beaucoup moins nombreuses dans les mailles du réseau des bras où elles paraissent souvent isolées.

La plaque madréporique est unique, grande, circulaire et présente de nombreux et fins sillons sinueux.

ITALISMAN, — Échinodermes.) 43

Genre LYTASTER, nov. gen.

Disque plat; bras grèles; en nombre très variable dans une même espèce en raison de la reproduction scissipare.

Bouche médiocre.

Dents petites; pièces adambulacraires ne portant qu'un seul piquant; point de piquants surambulacraires.

Squelette dorsal formé d’assez grandes pièces étoilées, portant chacune un piquant et irrégulièrement disposées en réseau.

Madréporite petit, ne présentant qu'un petit nombre de côtes le traversant dans toute sa longueur.

Une seule espèce connue.

Lytaster inæqualis, E. Perrier.

(PL IX, fig. 1).

T'alisman, 1883. — Dragage 54. — 98 juin. — Lat. N. 28°48'. Long. O. 16°6'. — Profon-

deur 259 à 30%. — Détroit de la Bocayna. — Fond coralligène. Caractères distinctifs. — Petite astérie très irrégulière. Nombre des

bras variant de trois à huit. Piquants ambulacraires sur une seule rangée. Piquants dorsaux assez longs, obtus mais fugaces, souvent couchés sur les bras dont la surface parait ainsi fort inégale. Pédicellaires croisés, isolés entre les piquants.

Description détaillée. — I à été recueilli sept individus de cette espèce ; l’un d'eux ne possède que trois bras, mais il est évident qu'un quatrième bras tout au moins à été brisé. Deux autres individus ont six bras; l’un d'eux à deux bras normaux, trois bras petits, en train de se reformer, le sixième est cassé; l’autre échantillon a six bras égaux. Trois individus ont sept bras; mais chez deux d’entre eux deux bras se sont détachés du disque à leur base ; enfin le septième individu avait huit bras dont six seulement ont été conservés. Tous les bras cassés le sont à leur insertion même sur le disque.

Chez le plus grand individu

R=—=12Mm Pt DRRD R <5r.

Les bras sont grèles, diminuant fort peu de largeur de la base au

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sommet; leur surface paraît très irrégulière chez les individus conservés dans l’alcoo! dont les bras se contournent bizarrement, de sorte que malgré un état satisfaisant de conservation les échantillons paraissent au premier abord détériorés. Les tubes ambulacraires sont nettement disposés sur deux rangs, mais assez serrés; lorsqu'ils ne sont pas rétractés de la même facon, ils peuvent, en conséquence, sur un espace plus ou moins allongé paraitre disposés sur plus de deux rangs; on s'assure facilement que c’est là une simple apparence en considérant que les places multisériées varient de position d'un bras à l’autre et le plus souvent manquent totalement, que d’ailleurs il est facile de ramener dans les deux séries tous les tentacules qui paraissent s’en écarter. Les piquants adambulacraires sont disposés sur un seul rang; il n’y en à qu’un assez gros, à peu près cylindrique, par chaque plaque adambulacraire. Immédiatement en dehors de la ligne des piquants adambulacraires, les côtés des bras sont occupés par des rangées transversales de piquants eylindriques, couchés sur les téguments, leur extrémité libre dirigée vers la pointe du bras. Chaque rangée comprend trois piquants diminuant de longueur de la gouttière ambulacraire à l’intérieur. L'espace qui sépare deux rangées transversales consécutives de ces piquants correspond à quatre piquants adambulacraires.

Les plaques calcaires qui constituent le squelette dorsal sont grandes, en forme de croix, allongées dans le sens de la longueur des bras et à branches arrondies au sommet. Dans l’espace compris entre les rangées transversales de piquants, il en existe cinq rangées. Chacune de ces plaques porte un piquant assez allongé mais mousse. Il existe dans l'intervalle des piquants des pédicellaires croisés; de petits pédicellaires droits sont dans la gouttière ambulacraire.

La plaque madréporique est petite et peu sillonnée.

Genre PEDICELLASTER, Sars, 1861.

SAS. — Oversigt af Norges Echinodermer, p.71. Cinq ou six bras; point de scissiparité.

Bouche médiocre, aux lèvres annulaires bien développées. Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse discoïdale.

Dents petites, tronquées avec piquants dentaires et surdentaires. Plaques adambulacraires courtes à piquant adambulacraire unique et un ou deux piquants surambulacraires.

Marginales ventrales indistinctes.

Squelette dorsal des bras irrégulièrement ou régulièrement réticulé. Plaques du squelette portant des épines isolées où peu nombreuses et, en général, de nombreux pédicellaires croisés, Quelquefois des pédicellaires droits.

Papilles respiratoires isolées ou par petits groupes.

Distribution des PEDICELLASTER.

NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND

POUIDIQUS EN M0 Mers Arctiques ct Atlantique. 100% à 1200% Argile,sableourocher. P. palæocrystallus. .. Cap Frazer. 50% à 4100" Fond solide. P'Serramialus, 480 Golfe de Gascogne.| 3165" à 4255 Vase grisälre. P. Pourtalest 41,40 Mer des Antilles. 22 at: Ve ls N Le Sable fin. POUSSE Era ee Géorgie du Sud. ? ?

PSCO0ER, sourd Iles Kerguelen;Terre 40% à 150" Sable volcanique. de Feu.

P, hypernotius ., ... Ile Marion. 260" Sable volcanique.

Pedicellaster sexradiatus, E. P.

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