Ventro-latérales formant une rangée régulière
tout le long des bras et portant chacune un
peigne oblique de piquants.: .: .:. ....:..
IT. — Armature adambulacraire comprenant un piquant adam-
bulacraire et des faisceaux de piquants surambulacrai-
res. Dorso-latérales et marginales en séries transversales,
correspondant aux adambulacraires. ..,.......... a. — Dorso-latérales polygonales ou arrondies. Épines composant les touffes paxillaires
longues et nombreuses. .......:......
b. — Dorso-latérales cruciformes, disposées en ré-
seau. Épines des touffes paxillaires peu nombreuses, enfermées chacune dans un étul:MmeéMhEANEUX, 4... Ne.
1° TriBu. — SOLASTERINÆ, Sladen, 1889.
Genre CTENASTER, E. Perrier, 1884.
Disque très large, bras peu nombreux (six).
SOLASTERINÆ.
CROSSASTER.
SOLASTER.
CTENASTER.
RUHIPIDASTER.
KORETHRASTERINÆ.
KORETHRASTER.
PERIBOLASTER
Aire buccale et goultière ambulacraire larges. Tubes ambulacraires
bisériés, cylindriques avec une large ventouse.
Dents grandes, à bord libre arrondi, à piquants adambulacraires diver-
gents, à bord sutural relevé garni de piquants espacés, des piquants
surdentaires.
Adambulacraires avec une rangée de piquants le
long de leur bord
libre et un peigne de longs piquants disposé obliquement par rapport à
la goultière.
SOLASTERIDÆ. 155
Ventro-latérales disposées en séries transversales, correspondant aux adambulacraires, portant de trois à quatre piquants. Téguments ventraux épais, masquant les plaques.
Marginales ventrales correspondant chacune à plusieurs séries de ventro-latérales ou à plusieurs adambulacraires, portant des piquants le long de leur ligne médiane verticale.
Marginales dorsales indistinctes.
Tégument dorsal épais, masquant les plaques qui paraissent cependant disposées en réseau. Piquants réunis en faisceau par trois ou quatre. — Madréporite grand, sur une plaque non entourée de piquants.
Anus bien distinct.
Papilles respiratoires isolées.
Point de pédicellaires.
Distribution géographique. — Un seul exemplaire connu de l’unique espèce, pêché dans la mer des Antilles par 23°33" Lat. N. et 8423 Long. O. par une profondeur de 3530 mètres.
Ctenaster spectabilis.
4881. — E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, n° XIV, fig. 18. 1884. — E. Perrier. — Mémoire sur les Stellérides du Blake. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, t. VI, fig. 215, pl. V, fig. 1 et 2.
Six bras assez courts, se terminant rapidement en pointe, rattachés par des ares brachiaux à courbure bien développée à un disque large et épais.
R=—132Mm r — 48 Mm R= 21"
Bouche grande, entourée par une lèvre épaisse, garnie de fines papilles radiairement disposées. Gouttières ambulacraires larges; tubes ambulacraires bisériés, terminés par une ventouse normale, plus large que leur diamètre.
Dents laissant à découvert l'aire buccale, grandes, sécuriformes, à
1 1 y) bord libre arrondi, portant huit piquants coniques, divergents, y compris le piquant angulaire qui est à peine plus grand que les autres. Bord sutural légèrement relevé; le long de ce bord sept piquants, dont les
trois derniers du côté distal sont un peu plus petits que les autres. Sur
le reste de la surface de la dent, trois piquants divergents, peu distants les uns des autres.
Plaques adambulacraires grandes, à bord adambulacraire rectiligne, portant une rangée de piquants adambulacraires divergents dans la gouttière ambulacraire, et, sur leur surface ventrale, une rangée perpendiculaire à la gouttière ambulacraire de piquants surambulacraires, coniques, très développés (6 millimètres de long).
Sur les premières plaques le nombre des piquants adambulacraires est de six, mais le premier de ces piquants est souvent situé en arrière des autres et beaucoup plus petit; dans la région moyenne des bras il n’y à plus ordinairement que cinq piquants et finalement trois dans la région terminale. Les piquants surambulacraires sont au nombre de quatre ou cinq, mais l’externe est plus petit et plus grêle que les autres ; quelquefois un ou deux piquants latéraux s'ajoutent à la rangée normale. Tous les piquants sont revêtus d'un étui tégumentaire très net.
La surface ventrale est couverte par un épais tégument sur lequel un fin réseau de sillons découpe des papilles plates, irrégulièrement polygonales; en outre, des sillons ambulacro-marginaux partent de chacun des intervalles de plaques adambulacraires et se dirigent vers les marginales. Mais ces sillons se bifurquent souvent en route; d’autres apparaissent entre eux, de sorte que si la majorité aboutit à l'intervalle entre deux marginales, ces sillons n'impliquent pas une correspondance étroite entre le nombre des adambulacraires et celui des marginales.
Ilest absolument impossible de distinguer les plaques ventro-latérales à travers le tégument ventral. Ces plaques sont seulement indiquées par des faisceaux de piquants revêtus par le tégument ventral; la disposition de ces piquants, celle des sillons tégumentaires indiquent clairement cependant que les plaques sont disposées en séries ambulacro-marginales, correspondant aux adambulacraires, mais non aux marginales qui sont plus grandes que ces dernières plaques. La première série de plaques, de chaque côté de la ligne interradiale, paraît être formée de huit plaques dont les premières portent quatre ou einq piquants beaucoup plus petits que les piquants surambulacraires; les autres plaques ne portent que deux piquants ou même un seul, encore plus petits. A partir de Ja
SOLASTERID Æ,. 157
troisième ou quatrième série, les plaques ne portent même plus qu’un seul piquant; quelques-uns par exception peuvent en présenter deux ou même trois, indépendamment de leur rang dans la série.
La dixième marginale est contiguë avec la dix-huitième adambulacraire, et deux marginales correspondent en général à trois adambulacraires.
I n’y a ni papilles respiratoires ventrales, ni pédicellaires.
Les limites des marginales ne peuvent être distinguées à travers le tégument qui les recouvre. Elles paraissent ne former qu'une seule série de plaques (marginales ventrales) qui, sur leur face verticale, s'élèvent de leurs sutures jusqu’à leur ligne médiane, de manière que le bord des bras forme une ligne brisée, et présente alternativement des collines verticales et des vallées. Sur la crête des collines se dresse un peigne vertical de cinq ou six piquants de même dimension que les piquants adambulacraires. Le nombre de ces peignes est de vingt-sept (les extrémilés des bras, sauf une seule, sontcassées dans notre unique exemplaire).
Les limites des plaques constitutives du squelette dorsal sont indistinetes comme celles des plaques ventrales. Toute la surface du disque qui est quelque peu renflée et relativement molle, et toute la surface dorsale des bras sont couvertes de petits faisceaux assez rapprochés de trois à cinq épines pointues et divergentes, entremêlées de papilles respiratoires isolées, plus nombreuses que les faisceaux de piquants. Le long de la ligne médiane de chaque bras se dessine une rangée assez régulière de carinales, se distinguant par une coloration plus claire des téguments et par une succession régulière des faisceaux de piquants ; les piquants aigus, assez courts (moins de ! millimètre) et divergents sont au nombre de deux ou trois dans chaque faisceau.
Le long de chaque ligne interradiale, le tégument présente une bande nue sans piquants, ni papilles; cette bande est remplacée dans l'interradius où se trouve le madréporite par une plage nue, elliptique, bordée de plaques un peu plus saillantes que les autres et dont le grand axe est orienté dans le sens radial.
Le madréporite est situé dans cette plage et tangent à son sommet interne. Il est saillant, assez grand, arrondi, marqué de côtes monilifor-
mes, ramifiées, rayonnant à partir de son centre.
Toute la surface dorsale est couverte d’un tégument papillaire dans lequel il m’a été impossible de discerner l'anus.
2° TriBu. — KORETHRASTERINÆ.
La diagnose des deux genres ÂXorethraster et Peribolaster donnée par Sladen dans son tableau synoptique (1) peut prêter à quelque confusion. Ce savant attribue, en effet, aux Xorethraster des touffes paxilliformes, formées d’épines libres et nues, tandis que les épines peu nombreuses qui forment les paxilles des Peribolaster sont enveloppées chacune en totalité d'une gaine; ces gaines sont elles-mêmes coalescentes par leur face interne, dans une assez grande partie de leur longueur, de sorte que les épines, quoique paraissant libres au premier coup d’æil, sont, en réalité, solidaires. Les deux espèces de Aorethraster que j'ai étudiées présentent une disposition différente. Les épines n’ont pas chacune une gaine propre, mais elles sont unies par une palmure qu’elles peuvent plus ou moins dépasser; les unes sont divergentes, les autres sont coalescentes sur toute leur longueur.
D'autre part, même en tenant compte de cette correction, la diagnose du genre Xorethraster, telle qu’elle est donnée par Percy Sladen un peu plus loin (2), ne convient pas rigoureusement à l’espèce que J'ai décrite en 1881 et en 1884 sous le nom de À. palnatus. Il existe, en effet, des papilles respiratoires sur sa face dorsale; les plaques abactinales ne sont pas ovales ou subcirculaires mais légèrement cruciformes. On ne peut cependant les considérer comme « formant un réseau régulier à larges mailles carrées », tel que celui des Peribolaster.
Il convient done d'isoler un peu le À. palmatus des autres espèces, et : je proposerai de créer pour lui le sous-genre ARemaster dont le nom rappelle le grand piquant surdentaire, aplati en forme de rame que portent les dents. La forme des dents est d’ailleurs un peu différente chez les Xorethraster et les Remaster; la pointe qui termine les dents des
premiers et qui s'avance entre les piquants dentaires fait défaut aux seconds.
(4) Loc. cit, page 442.
(2) 1bid., page 462.
SOLASTERIDÆ. 159 Genre KORETHRASTER, Wyville Thomson, 1873.
Bras triangulaires convexes, peu saillants.
Aire buccale peu développée; gouttières ambulacraires susceptibles de se fermer sur les tubes ambulacraires, étroites.
Dents petites, portant un certain nombre de piquants adambulacraires et un très grand piquant surdentaire. Plaques adambulacraires avec un piquant dans la gouttière ambulacraire et deux faisceaux de piquants placés l’un derrière l’autre sur leur surface libre.
Marginales disposées en séries transversales, correspondant aux adambulacraires, portant chacune un faisceau de piquants.
Dorso-latérales imbriquées, portant également chacune un faisceau de piquants.
Surface du disque divisée en cinq secteurs par autant de sillons interradiaux très marqués.
Anus très apparent.
Madréporite petit, porté par l’une des basales, ne présentant qu'un très
petit nombre de fentes.
Distribution des espèces du genre KORETHRASTER.
NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND
Korethraster hispidus..| Norvège. Feroë. 185% à 1156" Vase. — setosus . .| Golfe de Gascogne. 392" à 1226" Sable et fond coralli-
gène.
palmatus. Barbade. 139% à 366" Galets calcaires.
Sous-genre KORETHRASTER, W. Thomson.
Dents s’avançant en pointe entre les piquants dentaires. Plaques dorsolatérales elliptiques, sans échancrures sur leur bord; pas de papilles respiratoires.
Korethraster setosus, sp. nov.
(Planche XI, figure 3).
Travailleur, 1881. — Dragage 39. — Lat. N. 445'-445'45". Long. O. 9°26/407-9°2330”. — Profondeur 1226%-953%, — Fond sablonneux, coralligène. — 8 exemplaires. — 1881. — Dragage 40. — Lat. N. 445’. Long. O. 9935’. — Profondeur 39%#- 400%, — Sable noir. — 5 exemplaires.
— 1882. — Dragage 15.— Lat. N. 43°4. Long. 11°39’, Prof, 400% Sable, gravier.
160 ÉCHIDODERMES.
Corps légèrement convexe, étoilé. Cinq bras bien marqués, mais
courts, larges et obtus.
R = 5 Mm r—3Mm R — 1,66 r.
Bouche large, dilatable, entourée d’une lèvre circulaire bien apparente, non masquée par les dents ; gouttières ambulacraires très larges; tubes ambulacraires bisériés, peu nombreux, terminés par une ventouse bien développée.
Dents assez petites, à bord sutural relevé en carène; s’alfrontant sur toute leur longueur; à bord distal s’articulant sur toute sa longueur avec la première adambulacraire Chaque dent porte, sur son bord adambula craire, trois longs piquants mobiles; le premier de ces piquants constitue le piquant angulaire ; les deux plaques jumelles, en s’affrontant, forment une sorte de bec très court qui s’avance entre les deux piquant angulaires. Sur la surface de la dent, tout près du deuxième piquant adambulacraire, se dresse un long piquant surdentaire.
Les plaques adambulacraires portent chacune, dans la gouttière ambulacraire, un piquant conique, grèle, pointu, et sur leur face ventrale deux faisceaux, placés l'un derrière l’autre, de piquants grèles, soveux, très allongés, parallèles entre eux, et réunis par une membrane jusqu’à leur extrémité. Les faisceaux externes sont les plus allongés, les plus fournis et sont situés près du bord des bras.
Les plaques marginales correspondent exactement aux adambulacraires. Elles portent chacune, sur un tubercule saillant, un faisceau de piquants beaucoup plus divergents et plus nombreux que ceux qui constituent les faisceaux adambulacraires. Ces piquants sont entourés d’une membrane qui n’atteint pas ordinairement leur extrémité; on en compte huit à dix dans chaque faisceau.
Au centre de la surface dorsale, anus, entouré de cinq petites plaques supportant chacune un bouton saillant, est situé sur le côté d’une dorsocentrale assez grande, complètement inerme. Autour de l'anus et de la dorso-centrale se disposent cinq sous-basales en forme de croix, à bras larges, courts et arrondis, portant chacune en son centre un tubereule
arrondi, supportant Jui-mème un faisceau d’une douzaine de piquants
SOLASTERID Æ. 161
divergents. Les cinq sous-basales (radiales de position) s'appuient, par leurs bras latéraux, sur la partie proximale de cinq basales à peu près rectangulaires (interradiales de position) dont la partie proximale semble porter, à chacun de ses angles qui sont arrondis, une colonnette renflée au sommet et sur laquelle s'implante un faisceau de piquants soyeux, semblable à celui des sous-basales. En réalité les basales sont inermes, et les colonnettes qu’elles paraissent porter dépendent des dorso-latérales voisines qui viennent s'appuyer sur elles. Les basales sont le point de départ de cinq sillons interradiaux, dépourvus de plaques. Tout le reste de la surface des bras est couverte de grandes plaques elliptiques, imbriquées de telle facon que le bord distal de chacune d'elles passe sous le bord proximal des suivantes. Chaque plaque porte, non loin de son bord proximal, un tubercule arrondi, surmonté d’un faisceau de piquants semblable à ceux déjà décrits. Tous les piquants d’un même faisceau sont unis par une membrane très délicate qui n'atteint pas leur extrémité. Les plaques sont imbriquées de telle facon que leurs faisceaux de piquants sont placés en quinconce. On ne compte pas plus d’une trentaine de plaques pour chaque bras, ÿ compris les marginales.
L'une des basales présente de petites fentes sinueuses, rayonnantes, au nombre de quatre, el doit ètre considérée comme portant le madré-
porite. Il n’y à pas de papilles respiratoires. Sous-genre REMASTER, E. Perrier.
Dents ne s’avançant pas en pointe entre les piquants dentaires, portant un énorme piquant surdentaire aplati. Dorso-latérales échancrées de ma-
nière à paraître légèrement cruciformes. Des papilles respiratoires
isolées.
Korethraster (Remaster) palmatus.
1884. E. PERRIER. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série, & VE,
fig. 2414, pl. VIIL, fig. 5 et 6.
La comparaison du Æ. sefosus avec la grande espèce de la mer des Antilles est intéressante.
Chez cette espèce R— 14 Mm JR RE er R—93Tr
(TALISMAN, — Échinodermes.) 21
La bouche et la lèvre circulaire sont complètement masquées par les dents; les gouttières ambulacraires sont étroites et, au repos, complètement fermées.
Les dents sont assez petites, difficiles à distinguer des plaques adambulacraires voisines. Chacune d'elles porte, sur son bord ambulacraire, trois piquants assez grèles, dressés, légèrement recourbés en dehors et enveloppés dans un étui tégumentaire. Sur la surface libre, chaque dent porte, en outre, un immense piquant aplati, lancéolé, pointu, hyalin, rabattu, la pointe tournée en dehors, sur la surface de la dent qu’il cache entièrement. On ne voit pas de pointe formée par les dents jumelles saillir entre les deux piquants dentaires.
Les plaques adambulacraires, courtes et larges, portent dans le sillon ambulacraire un piquant recourbé, recouvert par les téguments, semblable aux piquants dentaires, et sur sa surface ventrale trois grands piquants aplatis, tronqués, striés et frangés à leur extrémité libre. Ces piquants résultent manifestement de la soudure d’un faisceau de piquants soyeux, plus grêles; ils sontrevêtus par une membrane délicate qui paraît insuffisante pour expliquer leur étroite union. Il ne semble pas qu'il s'agisse 1e1 de piquants unis simplement par des tissus mous, mais bien de piquants coalescents.
Les plaques adambulacraires sont suivies, en dehors, d’une rangée de plaquettes qui leur correspondent en nombre et en position, mais sont légèrement obliques par rapport à elles, et portent chacune, sur un tubercule, un faisceau de piquants coalescents, semblables à ceux des plaques adambulacraires. Une nouvelle rangée de plaques moins régulièrement placées et parfois alternant presque avec les précédentes, complète le squelette du côté ventral.
Du côté dorsal, einq sillons profonds, partant des angles interbrachiaux et aboutissant à l’anus, divisent la surface du disque en cinq secteurs qui semblent chacun la continuation du bras correspondant. L’anus est entouré de gros granules ; mais on ne peut distinguer autour de lui les cercles de plaques sous-basales et basales distinets chez le À. setosus. Chacun des cinq secteurs commence cependant par une plaque unique que l’on peut
considérer comme une radiale. Tout le reste de la surface du secteur est
PORANIIDÆ. 163
constitué par des plaques carrées, à sommets arrondis, à bords légèrement concaves, imbriquées de telle façon que les deux angles distaux de chaque plaque soient recouverts par les angles proximaux des deux plaques qui suivent. Chaque plaque est ainsi en rapport, à chacun de ses angles, avec une plaque différente. Toutesles plaques dorsales présentent à leur centre un tubercule arrondi qui supporte un faisceau de dix à douze longs piquants soudés par une membrane et pouvant se rapprocher ou s'écarter.
Le madréporite est arrondi, vermiculé, à cheval sur l’un des sillons interradiaux et très rapproché de l'anus.
De grandes papilles respiratoires isolées sont situées sur les côtés dorsaux de chaque plaque, qui est, par suite, entourée de quatre pa-
pilles, mais n’embrasse que la moitié du contour de chacune d'elles.
FAMILLE IX. — ASTERINIDÆ (Gray 1840) emend. E. Perrier, 1875.
Cette famille comprend les genres Pahiria(Gray)emend. Perrier; VNepanthia, Gray; Asterina, Nardo ; Dhisasterina, Perrier ; Palmipes, Linck ; Stegnaster, Sladen. Aucun de ces genres n’a été trouvé au delà de la zone littorale.
FAMILLE X. — PORANIIDÆ, Perrier, 1891.
Ainsi que Je l'ai expliqué précédemment cette famille est un démembrement de la famille des GYuxasrernpæ que j'ai établie en 1884. Je conserve ce dernier nom aux Étoiles de mer plus ou moins pentagonales, à téguments épais, que la forme de leurs dents, de leurs odontophores ou que d’autres caractères conduisent à rapprocher des PENTAGONASTERIDE ; les Poraxinæ sont plutôt des Asrerninx à téguments épais. Je comprends dans cette famille les genres Porania, Gray; T'ylasler, Dianelssen et Koren; Poraniomorpha, Dianelssen et Koren; Marginaster, Perrier; Bihegaster, Sladen,; Lasiaster, Sladen; qui présentent en commun les caractères suivants :
Famille des PORANIIDÆ.
Dents assez grandes, obtuses, masquant l’aire buccale. Gouttières ambulacraires susceptibles de se refermer entièrement sur les tubes ambulacraires.
Tégument épais, nu, granuleux ou spinuleux, masquant presque entièrement les pièces squelettiques sous-jacentes.
Ventro-latérales ordinairement disposées en séries allant des adambulacraires aux marginales et correspondant aux premières.
Marginales bien développées; les inférieures dépassant ordinairement les supérieures de manière que le bord du disque soit tranchant, et portant une bordure de piquants marginaux.
Squelette dorsal réticulé ou tout au moins non formé de séries longitudinales de plaques.
Anus distinct.
Papilles respiratoires limitées à la face dorsale.
Synopsis des genres composant la famille des PORANIIDÆ.
I. — Tégument épais, nu; point ou peu de piquants. À. — Des plaques calicinales, discinales, carinales et dorso-latérales formant un squelette dorsal réticulé. ............ PORANIA. B:=— Point de squelelte dorsal men ee Ann 0 TYLASTER. I. — Tégument laissant apparaîlre des épines ou des granules nombreux, portés par les plaques sous-jacentes.
À. — Bord du disque tranchant, uniquement formé par les marginales inférieures.
1. — Marginales bordées par une frange d’épines .......... MARGINASTER. 2, — Point de frange épineuse au bord du disque. a. — Papilles respiratoires isolées; piquants adambulacraires en doubléetransée ee 0 RHEGASTER.
b. — Papilles respiratoires groupées; piquants adambulacraires en rangée simple... .:.........., PORANIOMORPHA. B. — Bord du disque épais; marginales dorsales et ventrales superposées, à peu prés semblables... "42042... LASTASTER.
Genre MARGINASTER, E. Perrier.
1881. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, n° XIV, fig. 16.
1884. Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série, t. VI, fig. 229.
Corps pentagonal ou subétoilé. Aire buccale masquée par les dents. Gouttières ambulacraires susceptibles de se refermer sur les tubes ambulacraires.
Dents peu ou point saillantes sur la face ventrale, assez grandes avec quelques piquants surdentaires ; ventro-latérales grandes, peu nombreu-
ses et portant quelques petites épines; marginales ventrales grandes, peu
PORANIIDÆ. 165
nombreuses, frangées de spinules ; marginales dorsales correspondantaux ventrales, portant aussi une frange de spinules qui fait quelquefois défaut. Calicinales et carinales distinctes, portant de petits piquants. Des dorsolatérales peu nombreuses, parfois unies le long des lignes Interradiales de manière à former une bande assez apparente. Madréporite arrondi, situé en dehors de l’une des basales.
Anus distinct. Papilles respiratoires limitées à la face dorsale, isolées.
Distribution des espèces du genre MARGINASTER.
NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND
Marginaster pentagonus.| Golfe de Gascogne. 400% Sable, coquillier et gravier.
— fimbriatus. .| Nord de l'Irlande. 2390" ?
= pectinatus. .| Mer des Antilles. 174% ?
— echinulatus . Ed: 126" ?
Marginaster pentagonus, E. Perrier.
Planche XI, figure 4.
1882. Marginaster pentagonus, E. PERRIER. — Rapport sur les travaux de la commission chargée par M. le Ministre de l’Instruction publique, d'étudier la faune sous-marine dans les grandes profondeurs de la Méditerranée et de l'océan Atlantique, par M. À. Milne-Edwards, 1882, p. 51.
Travailleur, 1881. — Dragage n° 37. — Lat. N. 44910/15". Long. O. 10°38. — Prof. 400". — Sable, coquillier et gravier.
Très petite espèce pentagonale à angles émoussés. R=3Mm r—2MmS R—412?
Bouche masquée par les dents: gouttières ambulacraires étroites: tubes ambulacraires bisériés, terminés par une ventouse de forme normale. Dents de grandeur moyenne, en forme de segment de cercle dont le bord sutural formerait la corde, non saillantes sur la face ventrale ; un piquant angulaire assez gros et, au delà du sommet de l'arc, deux autres piquants adambulacraires, assez rapprochés l’un de lautre; le long du bord sutural mais à quelque distance et près de chaque extrémité
de la dent, un piquant surdentaire aussi gros que le piquant angulaire.
Plaques adambulacraires portant dans la gouttière ambulacraire chacune un petit piquant adambulacraire légèrement courbe, et sur sa surface libre une rangée perpendiculaire à la gouttière ambulacraire de deux ou trois piquants qui semblent ne former qu’un seul peigne transversal avee le piquant adambulacraire, un peu plus gros qu'eux.
Face ventrale nue ou portant seulement quelques petits piquants dans les aires triangulaires comprises entre le bord du disque et les gouttières ambulacraires. Ces aires sont constituées, autant qu’on en puisse juger à travers le tégument : 1° par une assez grande plaque interradiale, contiguë aux dents, et portant un petit piquant — 2° par une rangée transversale de trois plaques portant chacune deux petits piquants et remplissant à elles seules tout l’espace qui reste entre les adambulacraires, l’interradiale et les marginales. Il n’y a sur la face ventrale ni papilles respiratoires, n1 pédicellaires.
Bords du disque formés par six plaques (trois pour chaque bras) diminuant graduellement de largeur du milieu du bord au sommet; les plus grandes frangées de six à huit piquants grèles, serrés, formant sur leur bord une sorte de peigne. Les piquants des marginales inférieures tendent à se rabattre sur la surface ventrale ; ceux des marginales dorsales demeurant dirigés horizontalement. Ces plaques se rejoignent de manière que le bord du disque soit tranchant. La face dorsale est légèrement convexe; elle présente de nombreux petits piquants disposés en arcs irréguliers sur le bord des plaques qui sont cachées sous le derme. Sur le disque, on reconnaît facilement : 1” une dorso-centrale pentagonale, près de laquelle se trouve l’anus; 2° cinq basales carrées, à côté proximal légèrement échancré, plus grandes que les plaques voisines et unies entre elles par cinq petites plaques intercalaires; 3° cinq radiales arrondies, situées en dehors des basales et unies à chacune d’elles par une plaque intercalaire circulaire; 4° trois carinales qui font suite aux radiales et dont la dernière est contiguë à une terminale inerme, en demi-ellipse, à grand axe transversal.
Des basales une ligne interradiale, légèrement enfoncée en sillon, descend jusqu’au bord des bras. De chaque côté de cette ligne se trouvent
deux ou trois petites plaques disposées en une rangée; deux ou trois autres
PORANIIDÆ. 167
plaques séparent cette rangée de celle des carinales.Ges diverses plaques sont légèrement imbriquées, de manière que le bord distal de chacune d'elles passe sous le bord proximal de la suivante. Elles portent de très petits piquants épars à leur surface ou se disposant, sur les plaques les plus petites, en une rangée transversale de quatre ou cinq piquants.
Il y à des papilles respiratoires isolées de chaque côté de la ligne des carinales, mais je n'ai pu reconnaître la plaque madréporique, même à une forte loupe.
Marginaster pectinatus, E. Perrier.
1884. E. PERRIER. — Nouvelles Archives du Muséum, 2° série, t. VI, p. 229, pl. I, fig. 4et5. Corps pentagonal.
R=—5Mm r = A Mm.
Bouche cachée par les dents; gouttières ambulacraires étroites. Tubes ambulacraires bisériés, assez serrés, terminés par une ventouse normale. Dents triangulaires, de grandeur moyenne, non saillantes sur la face ventrale, présentant un piquant angulaire, quatre piquants adambulacraires et deux ou trois piquants surdentaires.
Plaques adambulacraires portant un piquant adambulacraire et un ou plus souvent deux piquants surambulacraires un peu plus gros que ce dernier, divergents, placés l’un derrière l’autre transversalement par “apport à la gouttière ambulacraire.
Squelette ventral constitué par trois grandes plaques situées sur la ligne interradiale entre les dents et les marginales; une petite plaque entre la deuxième interradiale et la troisième adambulacraire; une plaque plus grande entre la troisième interradiale et la cinquième adambulacraire; une série de trois plaques, dont la moyenne seule bien développée entre la suture des première et deuxième marginales et celle des sixième et septième adambulacraires ; une dernière plaque entre la suture des deuxième et troisième marginales et celle des huitième et neuvième adambulacraires.Ces plaques sont inermes, sauf la dernière et quelquefois la seconde interradiales ainsi que la deuxième plaque de chacune des deux avant-dernière séries qui portent respectivement un piquant.
Les plaques marginales ventrales, au nombre de cinq pour chaque
bras (dix pour chaque eôté du corps), sont rectangulaires et plus larges que longues. Chacune, sur son bord libre, porte quatre ou cinq piquants aplatis, lancéolés, pointus, hyalins, mobiles.
Les marginales’ dorsales correspondent aux ventrales et portent chacune, sur leur bord libre, un peigne de trois ou quatre piquants aplatis et lancéolés.
Sur la face dorsale, en plaçant le madréporite, en arrière, on distingue : l’nettementune dorso-centrale, à la gauche de laquelle est l'anus etdont la forme est irrégulièrement pentagonale ; — 2° cinq basales rectangulaires, allongées perpendiculairement aux rayons, à angles arrondis et à côtés échancrés, surtout le proximal; — 3° cinq radiales très extérieures aux basales, triangulaires à angles arrondis, à base tournée du côté proximal, à sommets basilaires reliés par une ou deux plaques intercalaires aux sommets distaux des basales; — 4° cinq carinales légèrement eruciformes qui vont en décroissant de la radiale à la terminale qui est inerme et en demi-cercle : les carinales sont imbriquées de sorte que le bord distal de chacune passe sous le bord proximal de la suivante.
La dorso-centrale porte trois piquants mousses ; les basales en portent chacune six ou sept; les radiales trois, la première carinale deux, les autres une.
Les cinq carinales sont le point de départ de séries transversales de plaques dorso-latérales elliptiques qui aboutissent aux marginales, autant qu'on puisse le reconnaître à travers les téguments : la première série comprend trois plaques, la première portant deux piquants, la seconde un, la troisième, plus grande, deux ou trois; la deuxième série comprend trois plaques présentant chacune au moins un piquant; la troisième série comprend deux plaques portant chacune un piquant; la quatrième et la cinquième séries ne sont composées chacune que d’une seule plaque inerme. Entre la deuxième plaque de la deuxième série et la basale sont, de chaque côté de la ligne interradiale, deux petites plaques symétriques deux à deux et portant chacune un piquant; d’autres petites plaques enfin sont situées entre la dorso-centrale et les basales sans constituer cependant un réseau régulier.
Des papilles respiratoires grandes et isolées sont distribuées assez régu-
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lièrement jusque vers le bord du disque en une ligne unique entre les séries de plaques dorso-latérales.
Le madréporite arrondi est situé immédiatement en dehors de l’une des basales. IT est marqué de courtes et larges côtes saillantes, séparées par des sillons de même largeur.
Il n'existe pas de pédicellaires.
Marginaster echinulatus, E. Perrier.
1884. Nouvelles archives du Muséum, 2° série, t. VI, fig. 230, pl. L, fig. 6 et 7.
Corps étoilé, à einq bras :
R = 5Mm r—=3Mm R—1,07r.
Bouche masquée par les dents ; gouttières ambulacraires étroites, ne laissant pas apparaître les tubes ambulacraires quand elles sont fermées ; tubes ambulacraires bisériés.
Dents allongées, portant chacune un gros piquant angulaire, quatre piquants adambulacraires dont le premier est un peu plus petit que le piquant angulaire, les autres beaucoup plus petits, et un piquant surdentaire, assez gros, incliné vers la bouche, situé dans une région de la plaque où la fossette ligamentaire se rétréeit légèrement.
Plaques adambulacraires s’avancant dans la gouttière ambulacraire de manière à en festonner les bords et portant chacune de trois à cinq piquants adambulacraires et deux ou trois piquants surambulacraires en une rangée légèrement oblique par rapport à la gouttière ambulacraire. Ces piquants sont un peu plus gros que les piquants adambulacraires
On peut considérer les ventro-latérales comme disposées en deux chevrons: le premier formé, des initiales ventrales, n’a pas d’interradiale à son sommet; ses branches comprennent chacune cinq plaques adjacentes aux adambulacraires, plus grandes qu’elles, deux adambulacraires correspondant à une même initiale. Le sommet du deuxième chevron est occupé par une interradiale, et chacune de ses branches est formée de deux plaques ; une interradiale contiguë aux marginales dorsales est enfin comprise entre ses branches. Toutes les ventro-latérales portent, près de leur
centre, deux petits piquants. Ces plaques ne sont pas imbriquées.
(TALISMAN. — Échinodermes.) 22
Les marginales ventrales sont au nombre de cinq pour chaque bras (dix pour chaque côté du corps); les deux dernières et surtout la dernière sont très petites ; les autres plaques sont un peu plus longues que larges, et portent, sur leur bord libre, un peigne de cinq à sept piquants courts et divergents.
Les marginales dorsales sont au nombre de quatre pour chaque bras (huit pour chaque côté du corps); elles sont plus longues que larges, dépourvues de piquants marginaux, mais présentent, sur leur surface dorsale, de petits piquants épars. Elles sont sensiblement égales entre elles. La terminale, assez grande, est ovale, allongée dans le sens radial avec son petit sommet tourné vers l'extérieur; elle est complètement inerme.
Le squelette dorsal présente : 1” une dorso-centrale assez grande, pentagonale, à gauche de laquelle est l’anus quand le madréporite est supposé en arrière ; 2° un cercle de neuf petites plaques polygonales, entourant la dorso-centrale et l’anus ; cinq de ces plaques sensiblement interradiales peuvent être considérées comme des sous-basales; 3° cinq basales plus grandes que les plaques voisines, allongées dans le sens tangentiel et séparées les unes des autres par cinq plaques très petites ; 4° cinq radiales à peu près pentagonales, immédiatement en contact sur leurs côtés avec les basales.
A l’intérieur du cercle occupé par les calicinales, il n’y a pas de papilles respiratoires ; mais ilen existe une plus grosse que toutes les autres en avant de chacun des points de contact des radiales et des basales.
Chaque radiale est suivie de cinq carinales pentagonales, présentant une pointe mousse proximale qui chevauche surle bord distal de la plaque précédente. De chaque côté de cette pointe est une papille respiratoire. Les autres plaques du disque, à peu près de même forme que les carinales, peuvent être considérées comme formant de courtes séries allant de la radiale et des carinales aux marginales. La première série comprend trois plaques ; la deuxième et la troisième en comprennent deux ; les deux autres une seulement.
A l'extérieur des premières plaques de ces rangées successives une
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papille respiratoire alterne avec chacune d'elles; de sorte que chaque bras présente en tout quatre rangées parallèles de ces papilles.
La rangée des carinales est un peu enfoncée par rapport aux plaques voisines qui s'appuient de chaque côté, en chevauchant légèrement sur elles. Les dorso-latérales s'imbriquent de telle facon que dans chaque rangée une plaque d’un rang déterminé s'appuie à la fois sur les plaques de rang immédiatement antérieur de sa série et de la série précédente, en chevauchant sur elles. Enfin deux rangées de petites plaques symétriques par rapport à la ligne interradiale descendent de chaque basale aux marginales, Chacune des rangées est composée de deux ou trois plaques.
Les carinales et les dorso-latérale portent chacune de un à trois petits piquants. Il n'existe pas de pédicellaires.
Le madréporite est situé immédiatement en dehors de lune des basales.
FAMILLE XI. — GANERIIDÆ, E. Perrier, 1891.
Je réunis dans cette famille lesgenres Lebrunaster, E. Perrier, Ganeria Gray, Cycethra J. Bell et Radiaster E. Perrier, chez lesquels l’agencement et le revêtement spinuleux des ventro-latérales et des dorso-latérales rappellent les Asrerninæ, en même temps que les marginales plus ou moins développées donnent à l'animal un aspect qui rappelle soit celui des PENTAGONASTERIDÆ, soit celui de certains Socasreribzx. Cette famille peut être caractérisée et divisée de la facon suivante :
Famille des GANERIIDÆ.
Bouche masquée par les dents; gouttière ambulacraire pouvant se refermer sur les tubes adambulacraires.
Tubes ambulacraires bisériés, cylindriques, terminés par une large ventouse.
Dents médiocres, armées de piquants peu nombreux le long de leur bord adambulacraire, d’un piquant angulaire plus grand que les autres et portant un nombre assez grand de piquants surdentaires.
Plaques adambulacraires à bords latéraux de plus en plus inclinés sur
l'axe de la gouttière ambulacraire à mesure qu’on se rapproche de la bouche. De un à trois piquants adambulacraires munis de une ou plusieurs rangées de piquants surambulacraires, peu nombreux dans chaque rangée.
Ventro-latérales disposées en séries transversales dont le nombre égale celui des adambulacraires, mais ne correspond généralement pas à celui des marginales.
Marginales ventrales et dorsale distinctes, au moins par leur mode d’ornementation, et portant, en général, un faisceau de piquants allongé dans le sens ventral de la plaque.
Dorso-latérales portant de nombreux petits piquants.
Madréporite assez grand, arrondi, marqué de sillons rayonnant à partir du centre. Point de pédicellaires.
Anus et papilles respiratoires bien distincts.
Synopsis des genres de la famille des GANERIIDÆ.
I. — Ventro-latérales armées de un à trois piquants longs et peu nombreux; marginales peu distinctes.
À. — Dorso-latérales; non imbriquées, munies d’un tubercule central supportant des piquants rayonnants. ............. LEBRUNASTER. B. — Dorso-latérales imbriquées et portant des piquants disposés en séries arquées; une seule rangée de piquants sur les mar- INA ICS A2 PE Rd ne GANERIA.
IT. —- Ventro-latérales portant chacune un faisceau de petites épines. À. — Madréporite apparent. De un à deux piquants adambulacraires, ventro-latérales portant de trois à six petites épines . .... CYCETHRA. B. — Madréporite caché par les paxilles. Trois piquants adambulacraires ventro-latérales ; avec une houppe despinules portées par un. tubercule SANT ER ER RADIASTER.
Genre RADIASTER, E. Perrier.
Corps assez épais. Cinq bras relativement courts.
Dents allongées, à bord sutural relevé de manière à former carène avec le bord contigu ; un piquant dentaire hyalin ; deux ou trois rangées de piquants sur le bord adambulacraire ; des épines nombreuses sur le reste de la dent.
Adambulacraires présentant trois ou quatre rangées de piquants parallèles à la gouttière ambulacraire.
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Ventro-latérales disposées en rangées transversales, correspondant aux adambulacraires, présentant un tubercule central garni d'une houppe de spinules.
Marginales distinctes avec une saillie médiane garnie de spinules.
Dorso-latérale avec un tubercule médian garni d’épines rayonnantes.
Madréporite caché par les paxilles.
Point de pédicellaires.
Papilles respiratoires isolées.
Anus distinet.
Distribution géographique. — Un seul exemplaire connu de la mer des Antilles par 1796 mètres de profondeur.
Radiaster elegans.
1881. E. PERRIER. — Bulletin of Museum of Comparative Zoology, n° 1, p. 17. 1884. E. PERRIER. — Stellérides des dragages du Blake.— Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série, t. VE, fig. 4, pl. IX. Cinq bras unis entre eux par un arc interradial à courbure bien développée :
R—92Mm r = 26 Mm n=—=9;07.
Bouche masquée par les dents ; gouttières ambulacraires étroites, laissant cependant apercevoir les tubes ambulacraires bisériés et terminés par une ventouse qui paraît normale.
Dents grandes, allongées, relativement étroites, à bord sutural large, très saillant sur la face ventrale où les deux dents jumelles forment une ‘arène déjà large à son extrémité dorsale, mais qui va s’élargissant de cette extrémité au bord adambulacraire de la dent. Les dents se terminent en pointe aiguë vers la bouche, et leur pointe est armée d'un long et robuste piquant angulaire hyalin qui, sur l’un des angles dentaires, paraît se fusionner avec le piquant correspondant de la dent Jumelle. Le long de son bord adambulacraire qui est rectiligne, chaque dent porte huit ou neuf piquants cylindriques, dressés, pressés les uns contre les autres. Cette rangée de piquants est doublée par une rangée de piquants surambulacraires qui leur ressemblent absolument, qui sont au nombre
de huit et derrière lesquels une troisième rangée également semblable est amorcée. Ces piquants ne se trouvent que le long du bord adambulacraire de la dent ; entre ceux d’une dent et ceux de la dent jumelle il y a un espace vide, correspondant à une partie de la dent dont le bord sutural n’est pas relevé ; puis le bord sutural se relève et toute sa surface est couverte de petits piquants formant quatre rangées dans la première partie de la carène, qui est élargie, puis trois ou deux dans sa partie rétrécie.
Laseconde et la première pièce adambulacraires ontune forme allongée, plus allongée sur la première que sur la seconde, de manière à faire transition vers la dent. Ces pièces obliquement tronquées le long de la gouttière ambulacraire portent chacune trois piquants adambulacraires assez gros, puis deux ou trois rangées de piquants allongés et aigus, parallèles aux bords suturaux de la plaque. Les plaques suivantes sont rectangulaires ou allongées perpendiculairement à la gouttière ambulacraire. Chacune d'elles porte trois gros piquants adambulacraires et trois ou quatre rangées de trois piquants chacune, parallèles à la gouttière ambulacraire. Dans ces rangées, les piquants grèles et mobiles se raccourcissent à mesure qu’on s'éloigne de la gouttière ambulacraire. Dans le dernier tiers des bras les plaques adambulacraires se rétrécissent ; elles finissent par ne plus porter qu'un seul piquant adambulacraire et un peigne de cinq longs piquants surambulacraires, légèrement divergents, disposés l’un derrière l’autre en une seule rangée perpendiculaire à la gouttière ambulacraire.
De chaque plaque adambulacraire part une rangée de plaques ventrolatérales dont l'épaisseur des téguments empêche de distinguer les contours, mais qui sont reconnaissables aux faisceaux de piquants qu’elles portent. Ces rangées sont très nettement distinctes l’une de l’autre, et correspondent alternativement à une marginale et à la suture de deux marginales consécutives, de sorte que 22—1 rangées correspondent à x marginales. Les rangées correspondant aux quatre premières adambulacraires n’atteignent pas jusqu'aux marginales, et se rejoignent en un point de la ligne interradiale plus ou moins éloigné du sommet des dents. Il suit de là que si x est le nombre des marginales (27 —) + 4,
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c’est-à-dire 27 + 3 sera le nombre des rangées de plaques ventro-latérales et par conséquent d’adambulacraires. En fait 7 — 40 ; le nombre des adambulacraires est done de 83.
La première rangée de plaques ventro-latérales comprend douze plaques. Le nombre des plaques de chaque rangée diminue à mesure qu'on se rapproche del’extrémité des bras; à la dixième marginale, à partir de cette extrémité, correspond encore une rangée de trois plaques; entre la 6° et l’adambulacraire correspondante, 11 ÿ a une dernière plaque, et pour les cinq dernières plaques marginales s'établit la contiguité avec les adambulacraires. Le nombre des rangées de plaques ventrolatérales est ainsi réduit de 83 à 83—5— 78, ou même à 73 sil’on ne tient compte que des rangées formées au moins de trois plaques. Chaque ventro-latérale est renflée à son centre, en un bouton surmonté d’un faisceau de piquants divergents, presque tous tombés sur l’échantillon unique que j'ai pu observer.
Les plaques marginales ventrales, au nombre de quarante environ, apparaissent sur la face dorsale des bras ; les dorsales leur correspondent exactement. Ces plaques sont rectangulaires, plus longues que larges, mais présentent à leur centre un tubercule saillant, portant un faisceau serré de piquants grèles, fugaces ; chaque tubercule est sphéroïdal où un peu allongé dans le sens vertical et a un peu moins de 2 millimètres de diamètre. Les plaques marginales dorsales demeurent séparées par les latérales dorsales jusqu’à l'extrémité des bras ; la terminale inerme, trapézoïdale, plus large que longue, est échancrée à son bord distal et à son bord proximal. Le tégument dorsal ne laisse apercevoir aucune des pièces du squelette dorsal. Ces pièces sont indiquées seulement par le tubercule qui surmonte leur centre, et qui porte un faisceau d’une dizaine de piquants mobiles, longs, grèles et pointus, susceptibles de se rapprocher ou de s’écarter en rayonnant. On ne peut discerner d’arrangement régulier de ces faisceaux, entre lesquels sont distribuées sur toute la surface dorsale des papilles respiratoires isolées.
Le madréporite est caché par les paxilles.
L'anus est apparent et son pourtour est membraneux.
Il n’y a pas de pédicellaires.
Ordre III. — VELATA, E. Perrier, 1891.
Les affinités des Stellerida Velata paraissent être surtout au voisinage des Socasreridæ. Déjà chez nombre de SocasreriDÆ et notamment dans la tribu des SoLasTERIN# les piquants disposés en paxilles s’allongent et sont unis par une palmure. Il suffit que ces piquants arrivent à se toucher en divergeant pour préparer la coalescence des palmures et la formation de la tente dorsale si remarquable des Prerasrerbæ. Ce résultat n’est cependant pas obtenu d'emblée. Déjà, M. Perey Sladen a trouvé dans les Pythonaster recueillis par le Challenger, au large de Buenos-Ayres, une forme à cinq bras, qui présente des dispositions squelettiques typiques des PrerAsTERIDæÆ, mais dont les faisceaux de piquants demeurent isolés ; les piquants mêmes, quoique revêtus d’un sac membraneux, demeurent indépendants les uns des autres. Les Myxaster recueillis par le Z'alisman sur la côte du Maroc présentent des caractères transitionnels plus intéressants encore. Il sont, en effet, plus près des SoLASTERIDÆ par leur disque large, leurs bras nombreux (jusqu’à dix), longs et indépendants; ils se rapprochent d'autre part des PreRAsTERDÆ par la forme de leurs dents, le développement très grand de leurs piquants paxillaires et des parties tégumentaires qui sont en rapport avec eux; la présence, autour de l’anus, d’une sorte d'appareil valvulaire formé par des membranes soutenues chacune par un peigne de piquants divergents. Toutefois, Les faisceaux de piquants demeurent indépendants et il ne se forme pas de tente dorsale. Les Myxraster, comme les Pythonaster, sont done des formes intermédiaires qui semblent conduire des SoLAsTERIDÆ à l'ordre des Velata dans lequel il convient de les ranger, mais en créant pour eux une famille distincte. Cet ordre comprendra dès lors trois familles, celles des Myxasrerinx, des PyrHoxasrerinz et des PTERASTERIDÆ,
dont les caractères essentiels sont résumés dans le tableau ci-après.
Synopsis des familles constituant l’ordre des VELATA.