I. — Point de tente dorsale complète
À. — Bras nombreux; disque large; piquants paxillaires très allongés,unis entre eux sur toute leur longueur par unepalmure. MYXASTERIDEÆ. B. — Cinq bras; disque petit; piquants paxillaires courts, enveloppés séparément dans une petite poche tégumentaire . . PYTHONASTERIDÆ. = Une ténte dorealé Compiele PTERASTERIDÆ.
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FAMILLE XII. — MYXASTERIDÆ.
Caractères de la famille. — Aire buccale et gouttière ambulacraire larges. Tubes ambulacraires bisériés, cylindriques, terminés par une grande ventouse.
Dents grandes et larges, s’avançant en bec vers la bouche, unies de manière à former une carène saillante, puis s’écartant en oreilles de charrue; à piquants marginaux unis par une palmure.
Plaques adambulacraires portant une rangée de piquants adambulacraires parallèle à cette gouttière, et un peigne oblique de piquants surambulacraires unis entre eux par une palmure.
Ventro-latérales et marginales imbriquées de manière à former des arceaux parallèles.
Squelette dorsal formé de pièces étoilées unies en réseau.
Toutes les pièces du squelette portant des faisceaux de piquants unis entre eux par une palmure.
Piquants des plaques avoisinant l’anus portant des piquants disposés en éventail, et palmés de manière à constituer une sorte de valve.
Plaque madréporique, grande, multiple.
Genre MYXASTER, nov. gen.
Genre unique de la famille des myxasreridx, ne contenant lui-même qu'une seule espèce, le Myxaster sol des côtes du Sénégal.
Myxaster sol, nov. sp.
(Planche XIE, figure 1.)
Talisman. — Dragage 78. — Lat. N. 2357 à 2355’. Long. O. 19932’ à 19°35'. — Rivière Ouro. — Profondeur 1400 à 1435".
— — 100. — Lat. N. 1716". Long. O. 19°19’. — Côtes du Sénégal. -— Profondeur 1550,
Description. — Neuf bras sur l’exemplaire de la rivière Ouro, dix sur l’autre qui, étant mieux conservé, nous servira de tvpe pour cette QUE | description.
R—138Mm r = 31 Mm R>> 4r.
(TALISMAN. — Échinodermes.) 923
Le disque est relativement large par rapport aux bras qui s’amincissent rapidement, mais graduellement de la base au sommet.
Les dents ont une forme très particulière; elles sont grandes et, dans chaque paire interbrachiale, s'affrontent de manière à former une carène saillante au voisinage de la bouche ; elles s’écartent ensuite en cérconscrivant une fossette ligamentaire circulaire, ouverte en arrière; les deux parties affrontées pour former la carène médiane de chaque paire dentaire s’avancent vers la bouche en une pointe qui constitue la partie active de la dent. En dehors de cette pointe, chaque pièce dentaire est coupée obliquement de manière à présenter un bord rectiligne qui prend part à la constitution du cercle buccal et porte quatre pigments aplatis, réunis par une palmure; sur son bord limitant la gouttière ambulacraire chaque pièce dentaire porte, en outre, sur une apophyse séparée par une légère échancrure du bord buccal quatre autres piquants plus petits. Ces pièces dentaires présentent une remarquable analogie avec celles de Pleraster et notamment du Pferaster sordidus, décrit un peu plus loin.
Sur l’exemplaire à neuf bras, les pièces dentaires d’une même paire sontrapprochées sur toute leur longueur ; lespiquants deleur bord buccal ne sont palmés que sur une partie de leur longueur, et il en est de même des piquants adambulacraires, nous ne pensons pas que ces différences soient suffisantes pour motiver une distinction spécifique.
Les tubes ambulacraires sont bisériés et terminés par une large ventouse.
Les plaques adambulacraires portent chacune : 1° dans la gouttière ambulacraire, quatre piquants pointus qui vont en diminuant du piquant proximal au piquant distal; 2° sur la surface ventrale un peigne de six longs piquants insérés sur une ligne droite, oblique par rapport à la gouttière ambulacraire. Ces piquants sont réunis par une palmure tégumenfaire qui rappelle celle qui réunit les piquants adambulacraires des Pteraster. Les plaques qui avoisinent les plaques adambulacraires et celles qui forment les côtés des bras sont discoïdales, imbriquées de manière que le bord supérieur des plaques inférieures cache le bord inférieur des plaques supérieures; elles forment des arceaux parallèles sur
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lesquels sont disposées des houppes de piquants, de sorte que sur les côtés les bras ont une apparence annelée rappelant un peu celle des Labidaster. |
Tout le squelette dorsal, aussi bien pour le disque que pour les bras, est uniquement formé de grandes pièces calcaires, minces, étoilées, mais présentant un nombre très variable de branches larges, arrondies au sommet. Ces pièces se touchent par leurs prolongements qui chevauchent en général, les uns sur les autres.
Sur le disque, les prolongements des plaques sont assez courts et celles-ci forment un revêtement presque continu de plaques imbriquées; sur les bras, au contraire, les plaques s’agencent de manière à former un réseau dont les vides ont à peu près les mêmes dimensions que les pleins. La plupart des plaques brachiales ont la forme d’une croix de Saint-André.
Toutes les plaques portent, en leur centre, un faisceau de huit à dix piquants, longs, minces, cylindriques, marqués de stries parallèles qui leur donnent un aspect soyeux, de sorte que l’animal paraît recouvert d’une multitude de longues houppes de piquants.
Les piquants des neuf ou dix plaques qui environnent l’anus sont particulièrement longs et forts; ils sont disposés sur la plaque qui les porte suivant une double ligne transversale. L'ouverture anale est réduite à un simple pore chez la plupart des Étoiles de mer : ici elle est très apparente et entourée d’un cercle irrégulier d’une dizaine de plaques saillantes.
Tout près d’elle, à une distance considérable, par conséquent, du bord du disque, se trouve la plaque madréporique, disposée transversalement, large de sept millimètres, longue de cinq, couverte de sillons très sinueux et groupés de manière que la plaque semble, comme chez certaines Linchia, formée de plusieurs autres. Cette structure de la plaque madréporique distingue bien nettement notre Myxaster des PrEeRASTERIDÆ qui, tout au moins chez l’Aymenaster rex, ont une plaque madréporique molle et qui semble, au premier abord, formée d’un grand nombre de tubes sinueux.
Toutes les plaques du squelette sont très lâchement unies entre elles:
elles sont recouvertes par un tégument délicat, presque fugace, qui forme entre elles de nombreux replis, et se déchire souvent, mettant ainsi un certain nombre de plaques en liberté et laissant les organes sous-jacents faire hernie. Ce tégument s'étend jusqu'au sommet des longues houppes de piquants qu'il réunit en un faisceau palmé.
FAMILLE XIII. — PYTHONASTERIDZÆ.
Les Pythonasteridæ ne sont pas représentés dans les collections du Travailleur et du Talisman.
FAMILLE XIV. — PTERASTERIDZÆ, E. Perrier, 1875.
Avant les recherches du Challenger, cette famille si nettement caractérisée ne contenait que les trois genres Pferaster, Müller et Troschel, Retaster, E. Perrier, Aymenaster, Wyville Thomson. Les récoltes du Challenger ont permis à M. Sladen de constituer trois genres nouveaux, à savoir les genres Marsipaster, Calyptraster, Benthaster ; nous ajouterons à cette liste le genre Cryptaster qui porte actuellement à sept le nombre des genres de la famille. Les caractères et les divisions de cette
dernière peuvent se résumer comme il suit :
Famille des PTERASTERIDÆ.
Corps étoilé ; faces ventrale et dorsale nettement différenciées, unies souvent par un bord tranchant. Face ventrale plane, face dorsale plus ou moins convexe. Aire buccale et gouttières ambulacraires larges.
Dents grandes, larges, s’affrontant sur une partie de leur bord en se soulevant en carène, puis s'écartant d'ordinaire en oreilles de charrue; souvent prolongées vers la bouche en une pointe séparée du reste du bord buccal qui porte seul des piquants. Piquants du bord buccal palmés; des piquants surdentaires.
Piquants surambulacraires très grands, formant un peigne plus ou moins oblique par rapport à la gouttière ambulacraire et unis entre eux par une palmure.
Point de ventro-latérales, ni de systèmes interbrachiaux.
Marginales non apparentes .
PTERASTERIDÆ.
Squelette dorsal formé de plaques cruciformes ou étoilées, supportant
sur une saillie paxillaire un faisceau de longs piquants qui servent eux-
mêmes de soutien à une membrane constituant au-dessus de la surface
dorsale normale une sorte de tente. Au centre du disque, un large ori-
fice ou oscule, fermé par des valves mobiles et conduisant dans la cavité
incubatrice comprise entre la surface et la tente dorsales. Ces valves sont
placées dans la direction radiale et, en conséquence, dépendent proba-
blement des sous-basales.
Synopsis des genres composant la famille des PTERASTERIDÆ.
LE — Armature des plaques adambulacraires formant des peignes transverses; épines unies par une palmure.
A. — Tente dorsale avec des bandes fibreuses; épines actino-laté-
rales unies par une membrane distincte du tégument ventral.
1. — Bandes fibreuses de la tente dorsale non disposées en ré- Seau: des Spicules dans ia lente ec,
2. — Bandes fibreuses de la tente dorsale disposées en réseau; Das CCSDICUIESIdAnS JADE me de
B. — Tente dorsale sans bandes fibreuses; épines actino-latérales immergées dans le tégument ventral.
1. — Épines paxillaires longues, fines, nombreuses, traversant la tente dorsale; une paire de piquants surdentaires unis par une palmure aux piquants angulaires. . . ...
2. — Épines paxillaires courtes, robustes, peu nombreuses, non saillantes ; piquants surdentaires sans palmure, au nom- TC TOAROIS DAS +.
IT. — Armature des plaques adambulacraires ne formant pas de peignes transverses.
À. — Tente dorsale bien développée, munie de faisceaux fibreux.
1. — Dents grandes, portant des piquants surdentaires; épines actino-latérales longues, en partie saillantes sur le bord du disque, atteignant les bissectrices des aires interra-