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9, — Dents petites, sans piquants surdentaires; épines actinolatérales courtes, n'atteignant pas les bissectrices des
ATOS AINTOTTAUIAleS 7. Rem ir ini
B. — Tente dorsale rudimentaire, sans fibres, ni spiracules. Épines paxillaires traversant la tente dorsale. ..........,.....
Genre PTERASTER, Müller et Troschel.
PTERASTER.
RETASTER.
MARSIPASTER.
CALYPTRASTER.
HYMENASTER.
CRYPTASTER.
BENTHASTER,
Dents grandes, en forme de triangle à base tournée vers le bord buccal,
sans prolongement angulaire.
Plaques adambulacraires portant un peigne de piquants unis entre eux
et à l’épine actino-latérale par une palmure. Épines actino-latérales unies entre elles par une membrane qui demeure indépendante du tégument ventral.
Tente dorsale plus ou moins soulevée par les épines paxillaires, présentant des faisceaux fibreux non disposés en réseau régulier.
Spiracules irrégulièrement disposés par petits groupes.
Oscule grand, fermé par cinq valves membraneuses, soutenues par un éventail de longues épines.
Distribution des espèces du genre PTERASTER.
NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND
Pteraster militaris. . . .[Norddel'Atlantique. 20" à 1110" Gravier, sable, sable vaseux.
— pulvillus ... Id. 80" à 3698" ?
— alveolalus... Acores. 4060" Vase blanche molle. — caribbœus...| Mer des Antilles, 276% à 825" Vase molle grise. — sordidus ...| Côtes du Sénégal. 1139" Vase grise. — Danæ... .|Patagonie (côte est). 50% ?
— Afims Iles Kerguelen. »0® Vase volcanique.
— rugatus....|Des îles Kerguelen 274" Gravier grossier. aux iles Heard.
— semirelicula- [TARA Ile Marion. 90" ?
— stellifer,...|CôteO.S.américaine. 450% Vase bleue. — aporu....s|] Merde Behring. is ?
Pteraster sordidus, sp. nov.
(Planche XII, figure 2.)
Talisman, 1883. — Dragage 81. — Lat. N. 2350. Long. O. 1937. — Côtes du Maroc. — Profondeur 1139". Vase grise. — 2 exemplaires.
Cette grande espèce de P{eraster est d’une remarquable altérabilité. Elle était déjà visqueuse et presque diffluente quand elle à été ramenée par la drague. Nous n'avons pu la conserver qu’en la mettant dans l'alcool à 33”, et le seul fait de la faire passer de cet alcool dans de l’eau ordinaire, pour l’étude, a amené une nouvelle diffluence. Les tissus, en de telles occa-
PTERASTERIDÆ. 183
sions, ne peuvent être dégagés de la vase qui les salit, et l'animal a, par suite, un aspect presque repoussant.
Les bras sont au nombre de cinq, nettement séparés les uns des autres.
R — 70 Mm. 2 aMon R—27.
Les dents sont grandes, de forme triangulaire, /4 base du triangle étant tournée vers le bord buccal. Les deux pièces d’une même paire sont unies sur toute leur longueur, de manière à former une carène saillante ; cette carène ne se prolonge pas vers la bouche de manière à former une pointe dentaire.
Le bord buccal de chaque pièce dentaire, quireprésente la base du triangle constitué par cette dent, porte quatre longs piquants, rabattus vers la bouche et unis par une palmure. Dans la gouttière ambulacraire chaque dent porte en outre deux piquants.
Sur la face ventrale, les peignes ambulacraires sont formés de quatre longs piquants croissant régulièrement à partir du bord de la gouttière ambulacraire ; les épines actino-latérales soutiennentune frange membraneuse qui dépasse légèrement le corps.
La tente dorsale est formée d’une membrane molle, mince, dans laquelle les fibres forment un feutrage assez serré, irrégulier, ou se groupent en bandelettes rayonnantes, plus ou moins régulièrement entrecroisées. Des spiracules sontirrégulièrement disposés par petits groupes. Les épines des paxilles font saillie par groupes de trois ou quatre, irrégulièrement disposés, à la surface de la tente dorsale. L’oscule est grand et fermé par des valves soutenues chacune par une dizaine de piquants longs et serrés les uns contre les autres et dépassant un peu la mem-
brane qu'ils soutiennent.
Pteraster alveolatus, sp. nov.
(Planche XIIT, figure 1.)
Talisman. — Dragage 134. — Lat. N.42°29'. Long. O. 23936’. — Acores. — Profondeur 4060%. — Vase blanche molle. — 1 exemplaire.
Corps étoilé; bras obtus, à sommets légèrement relevés en dessus: angles interbrachiaux assez obtus :
R— 21 Mm r —=13Mm R 1:07.
Les pièces dentaires sont étroites ; celles d’une même paire s'unissent sur la plus grande partie de leur longueur, de manière à former une carène très saillante qui se prolonge vers la bouche en une pointe dentaire, elle-même très apparente. Le bord tronqué que chaque dent présente en dehors de sa pointe ne porte que deux épines assez longues, unies par une palmure, en arrière desquelles, sur la surface ventrale de la dent, on voit encore une ou deux petites épines; enfin, sur son bord ambulacraire, chaque dent porte quatre petites épines, semblables à celles des peignes adambulacraires, et unies comme elles par une palmure.
Le nombre des épines actino-latérales est d’une vingtaine ; la plus grande est la troisième, à partir de la bouche ; elle atteint le bord du disque etle dépasse même légèrement; les épines suivantes diminuent graduellement de longueur, de manière à dépasser chacun le bord du disque de la mème quantité que la troisième. Ces épines sont reliées par une membrane indépendante du tégument ventral, festonnée sur son bord libre, chaque feston concave étant compris entre deux épines. Chaque plaque adambulacraire porte un peigne transversal de cinq piquants qui grandissent du premier au cinquième.
Membrane dorsale mince, découpée par les épines marginales de chaque couronne paxillaire en aires presque carrées, ayant trois millimètres de largeur dans la région du disque. Chacune de ces aires est limitée par environ seize épines marginales; mais ces épines comprennent entre elles environ une dizaine d’autres épines, qu'elles entourent, de sorte que le nombre d’épines porté par chaque paxille peut atteindre vingt-six. Toutes ces épines font saillie, quoique assez faiblement, à la surface de la tente dorsale; mais les épines marginales sont notablement plus saillantes que les autres et c’est de leur saillie plus grande que résulte la division de la surface dorsale en alvéoles carrés. Chaque aire paxillaire est séparée de ses voisines par un espace translucide, tandis que la partie centrale de l'aire est opaque. Il n’y a ni bandes musculaires entrecroisées, ni spiracules, et l’orifice de l’oscule est petit. IT est fermé par cinq valves, elles-mêmes peu développées, supportées chacune par sept épines pa-
rallèles, serrées les unes contre les autres.
PTERASTERIDÆ. 185
Genre HYMENASTER, Wyville Thomson, 1800.
Aire buccale et gouttières ambulacraires larges.
Tubes ambulacraires coniques, terminés par une petite ventouse.
Dents grandes, convexes, saillantes, s’avançant vers la bouche en une pointe dépourvue de piquants; piquants ambulacraires des dents jumelles disposés de chaque côté de cette pointe, sans palmure; un petit nombre de piquants surdentaires.
Plaques adambulacraires portant des piquants libres de palmure.
Épines actino-latérales immergées dans le plancher ventral. Auprès d'elles, des orifices segmentaires couverts par une lame membraneuse mobile.
Surface dorsale divisée en cinq aires radiales, pétaloïdes, où la tente dorsale est soulevée par les épines paxillaires et cinq aires interradiales plus ou moins distinctes, membraneuses.
Tente dorsale parcourue par des faisceaux fibreux, entre lesquels sont de nombreux spiracules irrégulièrement disposés.
Oscule grand, formé par cinq valves, soutenues par de nombreux piquants.
js >} (TALISMAN. — Échinodermes.) 24
Distribution des espèces d'HYMENASTER.
NOMS. LOCALITÉS. PROFONDEUR. NATURE DU FOND
| Hymenaster pellucidus .| Atlantique septen- 2600" Vase à globigérines. trional.
-- membranaceus . . .[S.-0.ducapFinistère 2050" Vase bleue. — PERS aa Côtes du Sénégal. 1139 à 2285" Vase argileuse. — Giboryi. . .| N.-E. des Açores. 4060% Vase blanche molle. anomalus..| N. de Tristan da 2605" Limon à ptéropodes. Cunha.
- modestus. .|Côte des États-Unis.| 2008 à 2652" ? == pergamen S taceus . .|E. de Buenos-Avyres. 4850" Vase bleue. — graniferus. [les Marion etCroset. 2520" Vase à globigérines. — coccinalus . Id. 2h20 Id.
— præcoquis. Id. 2520" à 2927% | Vase à globigérines et à diatomées.
— latebrosus .[Méridien 11°E.(Ang.) 3566 Vase à diatomées. — nobilis . . .| Sud de l'Australie. 3300" Vase à globigérines. — formosus. . Id. 3300" Id.
— cœlatus. .. Id. 3300" Id. — sacculatus . Id. 3300 Id.
— CCTIen, Id. 3300" Id.
—— infernalis .|Milieu du Pacifique 5300" Argile rouge. Nord.
glaucus.. .| Sud du Japon. 1020% Vase verte. — pullatus . .| N. de la Nouvelle- 1951E Vase bleue. Guinée.
— echinulatus| Milieu du Pacifique 4700% Argile rouge. Sud (135° O.).
— geometricus Id. 4700% Id.
— carnosus . .[D. Amérique du Sud. 2749% Vase à globigérines. — vicarius.. .|De Valparaiso à Juan Fernandez. 2520% Ide — porosissi- Muse. Id. 2208 Id.
Hymenaster rex, sp. nov.
(Planche XII, figure 2.)
Talisman. — Dragage 81. — Lat. N. 2350’. Long. O.19°37'. — Profondeur 1139%, — Vase grise. — 25 exemplaires.
. — 140. — Lat. N. 46°4'. Long. O. 6°46'. —- Profondeur 2285". — Vase
argile. — 1 exemplaire,
PTERASTERIDÆ. 187
Talisman. — Dragage 78. — Lat. N. 2357-2355’, Long. O. 19°32’. 19935. — Profondeur (te) [e) 1400% à 1435". — Vase jaune et grise. — 1 exemplaire.
La forme de cette espèce est fort différente suivant qu'elle est à l’état vivant ou conservée dans l'alcool. Nous la décrirons d’abord telle qu'on la trouve dans les collections. Nous indiquerons ensuite l'aspect qu'elle présente à l'état vivant, et nous ferons ressortir les causes de cet aspect.
1° Dans l'alcool. — Le corps est aplati, de forme exactement pentagonale, sans échancrure sensible au sommet de la bissectrice interbrachiale.
La gouttière ambulacraire est assez large. Les tubes ambulacraires disposés sur deux rangs et terminés par une très petite ventouse.
Les dents forment ensemble une masse ovoïde, bombée assez courte, s’unissant pour constituer une pointe dentaire médiocre et portant en outre chacune deux fortes épines placées l’une derrière l’autre, près du bord sutural ; chaque dent porte ensuite quatre piquants adambulacraires et se trouve flanquée d’une lame operculaire plus grande que celles qui correspondent aux autres ouvertures segmentaires.
Sur la face ventrale, chaque plaque adambulacraire porte trois piquants libres, allongés, implantés sur une ligne oblique par rapport à la direction de la gouttière ambulacraire ; le piquant adoral est le plus grand des trois, le pigment aboral le plus petit. Les orifices segmentaires sont fermés par une écaille aplatie, de forme ovale, portée comme d'habitude par la plaque adambulacraire, implantée en dehors de la ligne d’insertion de piquants, à peu près au niveau du piquant adoral. À chacune de ces plaques correspond une des longues épines actino-latérales qui portent la tente ventrale. La quinzième de ces épines, à partir de la bouche, est la plus longue. Les épines suivantes diminuent graduellement de longueur ; la vingt et unième est sur le prolongement du bord de la palmure interbrachiale ; les autres correspondent à une petite partie des bras qui est libre et peut se rabattre sur la face dorsale du disque.
Aucune des épines actino-latérales n'arrive jusqu'à la bissectrice de l'aire interbrachiale qui lui correspond ; de sorte qu'il reste dans la région moyenne de cette aire une plage tégumentaire non soutenue par elles.
Sur la face dorsale, du centre du disque aux sommets du pentagone
s'étendent cinq aires lancéolées, le long desquelles le tégument de la tente dorsale est soulevé par les épines des paxilles, sans que cependant ces parties soulevées présentent l'aspect d’une figure géométrique régulière. Des épines correspondant à chaque paxille, tantôt une seule, tantôt quatre font saillie. Les cinq aires lancéolées qui correspondent aux bras des autres Stellérides sont réunies par une palmure entièrement lisse, légèrement épaissie le long de la bissectrice interbrachiale. Les ligaments qui unissent entre elles les épines des paxilles forment un réseau irrégulier, très serré, présentant de nombreux spiracules, disposés sans ordre. L’oscule est fermé par cinq valves soutenues chacune par quatorze longs piquants disposés en éventail sur autant d’ossicules et grandissant régulièrement de l'extérieur vers le milieu de la valve.
La plaque madréporique que l’on découvre en coupant la tente dorsale est molle et semble, au premier abord, formée d’un amas de tubes sinueux visibles à la simple loupe (1).
2" À l’état vivant. — Cette magnifique espèce est d'un beau rose passant au violet dans la région buccale; elle se tient, en général, les bras légèrement relevés de manière à présenter l'aspect d'une tulipe. L'eau gonfle la tente dorsale: mais celle-ci est retenue d'une part par les épines des paxilles brachiales; d'autre part, par une suture qui unit plus ou moins complètement la tente dorsale aux parties sous-jacentes. Il en résulte que la tente dorsale présente dix parties bombées respectivement séparées par les cinq sillons interbrachiaux et par les cinq aires épineuses brachiales. Le bord de l'animal prend ainsi un aspect festonné qui complète sa ressemblance avec une fleur (Planche XIII, fig. 1e).
Caractères distinctifs.— Par le nombre de ses piquants adambulacraires, la disposition serrée de ses ligaments interépineux, ses couronnes paxillaires ne formant pas de saillies de forme géométrique, enfin par ses piquants adambulacraires libres, l’Aymenaster rex se rapproche des H. porosissimus et latebrosus de M. Percy Sladen ; mais l’Æ. latebrosus à son bord marginal échancré en forme d'étoile, son oscule relativement grand, ses épines dentaires au nombre de quatre ; l'A. rex diffère de l'A. poro-
(4) Nous décrirons complètement cette singulière plaque madréporique dans la partie anatomique de ce travail.
PTERASTERIDÆ. 139
sissimus par les piquants des valves de son oseule qui croissent graduellement de l'extérieur de la valve vers son milieu, ses épines ambulacraires assez allongées, ses pièces dentaires peu allongées, larges et saillantes, le nombre moindre de ses épines actino-latérales (vingt-cinq au plus au lieu de quarante), qui ne font pas saillie sur le bord du disque.
Hymenaster Giboryi, Sp. nov.
(Planche XIV, figure 1.)
Talisman 1883, Dragage 134. — Lat. N. 42°19’. Long. O. 23°36. — Profondeur 40607. — Vase blanche molle. — Des Acores à l'Europe.—8 exemplaires.
Espèce exactement pentagonale :
R— 18 Mm r —= 15 Mn.
Face inférieure plane ou concave.
Dents courtes, arrondies, peu saillantes, portant chacune deux grosses épines accessoires verticales, dont l’une exactement au sommet de leur angle buccal; les épines dentaires proprement dites sont au nombre de deux seulement.
Plaques adambulacraires portant chacune deux piquants, souvent inégaux, pointus, assez allongés et libres, derrière lesquels s'implante la papille arrondie et aplatie qui ferme l’orifice segmentaire.
Les épines actino-latérales sont au nombre de quinze, croissant graduellement depuis celle qui avoisine la bouche, jusqu'à la septième. Ces sept premières épines arrivent à très peu près au contact de leurs symétriques, le long de la bissectrice de chacune des aires ventrales. La septième atteint et dépasse Le milieu du bord pentagonal de l'animal; les huit suivantes se raccourcissent graduellement à mesure qu'on se rapproche du sommet des bras, de manière que leurs extrémités libres soient situées sur une même ligne droite. Elles dépassent un peu la membrane qu’elles soutiennent, de sorte que les cinq côtés de l’animal paraissent dentelés.
Face supérieure présentant très souvent l'aspect d’une pyramide dont les arêtes seraient remplacées, dans leurs deux tiers externes, par une
surface pétaloïde correspondant aux bras et soulevée par des épines iso-
lées, unies aux épines voisines par des ligaments rayonnants. De semblables épines moins rapprochées existent en dehors des aires pétaloïdes, dans les aires interbrachiales, par conséquent, de sorte que toute la surface dorsale est épineuse, les aires pétaloïdes brachiales demeurant d'ailleurs bien apparentes.
L'oscule parail petit, parce que les cinq valves qui le ferment se réunissent en une lèvre circulaire, limitée extérieurement par des épines disposées le long des côtés d'un pentagone; chaque côté du pentagone contient quatre où cinq épines; la valve correspondante est légèrement concave et soutenue par un éventail de huit ou neuf épines croissant des bords de chaque valve à sa région moyenne. Toute la surface dorsale, y compris celle des valves, est criblée de spiracules isolés, contenus chacun dans une des mailles du réseau serré que forment les bandes fibro-musculaires de la tente dorsale.
À l'état vivant, les Hymenaster Giboryi présentent à peu près la forme qu'ils conservent dans l'alcool et sont de couleur grise.
Caractéres distinctifs. — Par ses faisceaux fibro-musculaires formant un réseau serré, ses épines isolées et saillantes, le nombre de ses piquants adambulacraires, cette espèce se rapproche des Hymenaster echrnulatus et carnosus de Percy Sladen. LA. Giboryi se distingue du premier par son contour nettement pentagonal, sa forme pyramidale, l'extrémité de ses bras non relevée en dessus, le nombre beaucoup moindre de ses épines actino-latérales (quinze au lieu de vingt-quatre). I se distingue du second par ses spiracules isolés et le nombre de ses épines actinolatérales qui atteint soixante chez l'Aymenaster carnosus.
Genre CRYPTASTER, nov. gen.
Corps étoilé.
Dents petites ne portant de piquants que sur leur bord buccal.
Plaques adambulacraires à petits piquants libres. Épines actino-latérales immergées dans la membrane ventrale, n'atteignant pas la bissectrice de l’angle interradial.
Faisceaux fibreux de la tente dorsale formant un réseau assez régulier, à mailles contenant chacune un spiracule.
PTERASTERIDÆ, 191
Valves de l’oscule, molles, ne paraissant pas contenir d’épines.
Un seul exemplaire connu.
Cryptaster personatus, sp. nov.
(Planche XIV, figure &.)
Talisman. — Dragage 131. — Lat. N. 38°38". Long. 0. 27°26", — Acores. Profondeur 2995, — Vase et pierres ponces. — 1 exemplaire.
Nous désignons sous ce nom un exemplaire malheureusement unique 5 I) et probablement un peu altéré, remarquable par ses caractères négatifs. Le corps est de forme aplatie. Les bras, au nombre de cinq, sont
courts, triangulaires et s'unissent à angles vifs.
R—8Mm R—=5Mm R—= 10":
Les plaques adambulacraires ne portent que trois petits piquants très fugaces. Les pièces dentaires, légèrement saillantes, sont extrêmement petites et portent seulement trois piquants sur leur bord buecal.
Le tégument ventral est assez épais pour que les épines actino-latérales ne puissent être aperçues par transparence et se manifestent seulement par une saillie linéaire de la surface ventrale. Ces épines paraissent robustes, leur nombre est de douze; elles n’atteignent pas les bissectrices des aires interradiales.
Les orifices segmentaires et les plaques operculaires sont indistinets.
Les téguments sont épais. La tente dorsale n’est soulevée par aucune épine ; mais de nombreuses bandes fibreuses forment un réseau serré dont chaque maille contient un spiracule. Les mailles affectent sensiblement une disposition en rosace d’ailleurs peu régulière et sont plus serrées vers l'extrémité du bras. L'oscule est fermé par des valves saillantes au centre du disque, molles, ne contenant pas d’épines et ayant un aspect spongieux.
Observation. — L'extrème réduction des formations calcaires dans cette espèce m'a fait penser un moment que j'avais affaire à un exemplaire accidentellement altéré ou monstrueux. Mais l'épaisseur des téguments, la forme des bras, celle des pièces dentaires sont bien caractéristiques, ne s'expliquent pas ainsi, et conduisent à admettre l'autonomie
de cette forme singulière.
Ordre IV. — PAXILLOSA.
Cet ordre est caractérisé :
1° Par la grandeur des plaques marginales, tout au moins des marginales ventrales.
2 Par l’ornementation des plaques squelettiques presque toujours formées d’épines, le plus souvent portées elles-mêmes par un tubercule saillant de la plaque dont elles forment le couronnement, le tout constituant une parille.
3° Par le développement des plaques ventro-latérales, dorso-latérales et carinales qui sont ordinairement contiguës et souvent disposées en séries régulières, à la fois longitudinales et transversales.
4° Par la grandeur des dents.
»° Par la fréquence des tubes ambulacraires coniques, terminés par une très petite ventouse. |
6° Par la disposition des côtes du madréporite qui souvent traversent cette plaque parallèlement au lieu de rayonner autour d’un point central.
7° Par la tendance des épines à former des organes de préhension à branches multiples (pédicellaires multifides, fasciculés, pectinés).
L'ordre des PaxiLLosa se divise en trois familles, celles des ASTROPEC- TINIDÆ, des PORCELLANASTERIDÆ, des ARCHASTERIDÆ.
Synopsis des familles composant l’ordre des PAXILLOSA.