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Un piquant hyalin rétroversé sur chaque dent

a. — Marginales décroissant régulièrement de la

base au sommet des bras ...... sn ue

b.— Marginales d'abord croissantes; bras dilatés

ARCHASTER., PARARCHASTERINÆ.

PARARCHASTER.

CHEIRASTER.

PECTINASTER.

PONTASTER.

PLUTONASTERINÆ.

GONIOPECTEN.

DYTASTER CRENASTER.

PLUTONASTER.

TETHYASTER.

LONCHOTASTER.

GNATHASTERINÆ.

ASTERODON.

(GONIODON,

2. — Un piquant hyalin rétroversé, commun aux deux dents jumelles DRAP NS ee GNATHASTER.

3.— Point de piquant hyalin. =..." HOPLASTER. B. — Point de marginale interradiale impaire; point de piquant hyalin à pointe dirigée en arrière sur les dents.

1. — Dorso-latérales en forme de paxilles . ....... MIMASTERINÆ. a. — Un faisceau de piquants à l'extrémité libre des ventro-laftéralés 7. MIMASTER.

2. — Dorso-latérales polygonales, cachées sous les té- DUMÉNIS re ere CEE cc be Cie LEPTOGONASTERINEÆ. a. — Ventro-latérales polygonales. . ......... LEPTOGONASTER.

Je n'ai pu examiner de Leptogonaster, ni de Mimaster. Les trois premiers genres de GNATHASTERINÆ ont été retrouvés parmi les Stellérides recueillies au cap Horn et à la Nouvelle-Zélande depuis peu de temps. Les Archaster sont des Étoiles de mer fort communes dans toutes les collections. Tous les autres genres se trouvent dans les collections du 7ravailleur et du T'alisman.

TRIBU DES ARCHASTERINZÆ.

Les ARGHASTERINæ, vivant dans les mers chaudes, ne sont pas représentés dans la faune profonde.

TRIBU DES PARARCHASTERINÆ.

Genre PARARCHASTER, Sladen, 1885.

Bras grèles et allongés, se raccordant à angle vif. Tubes ambulacraires bisériés, à ventouse petite, mais normale.

Première ambulacraire très réduite, comprise entre la seconde ambulacraire et la dent.

Dents sécuriformes, constituées par la première adambulacraire agrandie et modifiée dans sa forme ; odontophore en forme de demi-cercle, échancré en avant.

Plaques adambulacraires passant graduellement de la forme rectangulaire à celle de la dent, portant sur leur bord libre un éventail semicirculaire de piquants et plusieurs piquants sur la face ventrale.

Plaques ventro-latérales ne formant qu'une seule rangée de six à huit plaques décroissantes à partir de la ligne interradiale.

ARCHASTERID Æ. 293

Une plaque marginale interradiale, impaire, portant un ou plusieurs piquants. Marginales dorsales et ventrales armées, en général, d’un grand piquant conique, mobile.

Plaques dorso-latérales minces et ne portant chacune qu'un petit nombre de piquants.

Madréporite découvert; assez grand.

Papilles respiratoires limitées à la base des bras, mais en occupant d'ordinaire toute la largeur. Squelette non modifié autour d'elles.

J'ai décrit la première espèce connue du genre Pararchaster, sous le nom d’Archaster simplex, dans mon mémoire sur les Stellérides recueillies dans la mer des Antilles par M. Alex. Agassiz. Depuis ce moment, M. Sladen a décrit cinq espèces nouvelles et j’en ajoute ici deux autres, ce qui porte à huit le nombre des espèces connues de ce genre.

La caractéristique du Pararchaster simplex, qui suffisait lorsqu'il était seul connu, est aujourd’hui insuffisante et je suis amené à décrire de nouveau cette espèce.

Des cinq espèces décrites par Sladen, deux, le P. antarcticus et le P. pedicifer, sont de l'Océan Austral ; une, le P. semisquamalus, du Pacifique; trois, les ?. armatus, semisquamatus, var. occidentalis et spinosissimus, de l’Atlantique.

Toutes ces espèces viennent des régions profondes, de 425 brasses (P. spinosissimus), à 1900 brasses (P. pedcifer). Les trois espèces du Blake et du Talisman ne font pas exception : le P. simpleæ de la mer des Antilles a été dragué à 2420 mètres, le ?. Folini de l'Atlantique à 2300 mètres environ, le P. Fischeri de la mème région à 1435 mètres.

Par la présence de pédicellaires pectinés entre les inframarginales, les trois espèces dont il est ici question s’éloignent des autres espèces de l'Atlantique, et se rapprochent du P. pediaifer qui seul jusqu'ici présentait ce caractère. Sur son interradiale supérieure, le P. Folini porte plusieurs piquants de moyenne dimension, au lieu d’un seul; les deux autres espèces n’ont qu'un seul piquant, au lieu de trois, sur la surface ventrale des dents; le P. simplex n'en a qu’un ou deux, tandis que le ?. Fscheri en a, au contraire, deux rangées longitudinales et une transversale. De plus, au lieu de huit piquants

adambulacraires, le P. s’nplex n’en a que quatre et le P. Fischeri, cinq. Ces diverses espèces sont done bien nettement distinctes. On peut représenter par le tableau suivant leur distribution géographique et

bathymétrique :

NOMS. OCÉAN. PROFONDEUR. NATURE DU FOND

Pararchaster simplex......|Mer des Antilles. 2420" S — semisquamalus var. occiden-

(UNS 20. Atlantique. 2000 à 2500" Vase bleue. — SpPinosisSUnus . Id. 1102 Sable volcanique. = armalus...... Id. 2000 à 2500" Vase bleue.

— Folint....... Id. 2300" Vase gris verdâtre. — Fischeri. .... Id. 1056" à1435% [Sable vasard; coraux. — antarelicus ...|" Océan austral. 3000" Vase bleue. — Dedveirer. . Id. 3900% | Vase à globigérines ou à diatomées.

— senisquamalus Pacifique. 1050% à 3500 | Vase grise ou bleue. 1. — Pararchaster simplex.

1881. Archaster simplex, E. PERRIER. — Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. IX, p. 28.

1884. Archaster simplex, E. PEéRRIER. — Nouvelles Archives du Muséum d'histoire naturelle, 2° série, t. VI, p. 264, pl. I, fig. 8.

Dragages du Blake, 1878-1879. — Lat. N. 23°26’. Long. O. 84°? (mer des Antilles). — Prof. 2420. — 1 exemplaire.

Cinq bras très grèles et très longs.

R—18 Mm r =} Mmm R— 4,5 r.

Diamètre des bras à leur base : d— 4M.

Les tubes ambulacraires sont mal conservés sur l’unique exemplaire que j'aie à ma disposition ; ils paraissent, autant qu'on en puisse juger, terminés par une ventouse bien développée.

Dents arrondies, étroitement soudées l’une à l’autre, ne laissant entre elles qu'une courte lacune ovale, occupée par le ligament dentaire ; portant chacune cinq piquants allant en décroissant à partir du sommet de chaque dent; piquant angulaire beaucoup plus grand que les autres; un

ou deux piquants sur la surface ventrale de chaque dent.

ARCHASTERID Æ. 255

Bord libre des plaques adambulacraires arrondi et convexe; plaques nettement séparées les unes des autres, de manière que le bord de la gouttière ambulacraire paraît festonnée. Quatre piquants sur le bord libre de chaque plaque; un seul piquant sur sa surface libre. Chaque plaque reliée à la suivante, du côté distal, par une apophyse longitudinale, derrière laquelle on aperçoit le ligament séparé de la gouttière ambulacraire par l’apophyse.

Système ventro-latéral réduit à deux plaques portant chacune un petit piquant et reliant chaque dent à l’inframarginale impaire.

Les plaques inframarginales sont à peu près rectangulaires, allongées dans le sens des bras. Les plaques adambulacraires ne sont pas très régulièrement disposées par rapport à elles; le plus souvent elles correspondent alternativement à une plaque inframarginale et à sa suture avec la plaque qui suit. A l’inframarginale impaire correspondent les dents et la première adambulacraire de chaque bras.

Entre l’inframarginale impaire et l’une des deux inframarginales paires avec lesquelles elle est en contact, il existe un pédicellaire bipectiné dont chaque peigne est formé de sept piquants ; ce pédicellaire manque à l’autre extrémité de la plaque; sur chaque côté des bras on observe, en général, un autre pédicellaire bipectiné dont la position n’a rien de constant. Le bord libre de chaque inframarginale est légèrement convexe et porte, à son sommet, un piquant grêle, long d'environ 1°”,9.

Les supramarginales correspondent exactement aux inframarginales et portent, comme elles, un piquant, mais ce piquant, plus court, est accompagné sur quelques plaques de très petits piquants accessoires. Ces plaques sont elliptiques, presque fusiformes, et imbriquées de facon que le sommet distal de l’une recouvre le sommet proximal de la suivante ou passe en dedans de lui par rapport au bras. La supramarginale impaire chevauche à la fois sur les deux premières marginales paires; elle est un peu en dedans par rapport à elles, et porte un long et gros piquant.

Les plaques abactinales sont très petites, à peine visibles; elles ne portent chacune qu’un seul et très petit piquant ; elles sont si minces qu’on aperçoit les plaques ambulacraires à travers le tégument dorsal des bras.

Cependant, au contact de chaque supramarginale impaire, on distingue

un groupe de plaques arrondies, contiguës ; ces plaques paraissent être normalement au nombre de quatre, dont trois en rangée, contiguës à la supramarginale impaire, et une quatrième un peu plus grande et plus interne. La plaque madréporique est comprise entre les quatre plaques de l’un de ces groupes; ses sillons sont courts et peu apparents.

Je n’ai pu distinguer avec certitude la position de l'anus ni celle des papules qui sont certainement peu nombreuses.

Nota. — La description précédente est faite d’après un exemplaire unique dragué à la Martinique par 1080 brasses de profondeur.

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