FAIBLESSES MORALES
Il faut bien l'avouer, nous avons chacun nos petites faiblesses morales, de même qu'il existe bien peu de personnes dont le physique soit à peu près sans défaut. Cela tient à la nature, au milieu dans lequel nous vivons, à l'éducation que nous avons reçue, et à la manière dont nous en
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avons profité. La différence, d'homme à homme, n'est que dans le plus ou le moins; la ressemblance, dans l’unanimité avec laquelle on cherche à se voiler en dévoilant les autres. Heureux celui qui sait reconnaître ses petits défauts et qui, se sentant trop faible pour s’en corriger, cherche à les faire oublier plutôt qu’à les nier. Celui-là est le véritable honnète homme, et c’est un gibier qu'on ne rencontre pas tous les jours au bout du canon de sa plume. Le jour où je le croiserai, je promets de le signaler à votre ddmiration.
L'autre est plus commun et, par conséquent, plus facile à saisir et à croquer.
D'abord, à l'entendre parler, il est sans tache. Il ne convient de rien, n’avoue rien; dèsque vous lui signalez la plus petite faute, dès que vous faites mine d'apercevoir le plus léger brouillard dans l'azur de son firmament, it crie comme une. vic-
Faiblesses morales 111
time qu'on écorche et vous charge de vigoureuses
Lomme,
ressem- imprécations ; il vous enlève la parole ei la garde cherche à son seul profit; tant qu'il éclabousse les satres, ux celui il s'imagine qu'on ne verra pas sa propre boue ; il L qui, se se dissimule en vous aveuglant, comme ce poisson herche à qui, pour se dérober au sort qui le menace, lance jui-là est autour de lui une liqueur noire et déroute son an gibier ennemi. Celui-là est l'autre extrême; c’est un | bout du être dangereux. Il vaut mieux l’avoir pour ennemi oiserai, je que pour ami, parce que, au moins, on a, à son
égard, une salutaire défiance.
Mais entre ces deux extrêmes, il y a les gens ordinaires, qui sont presque tout le monde; de même que, dans la nature physique, il y a, entre les beaux et les laids, le type qui n'est ni l'un ni
l'autre, que l’on ne remarque pas et dont, à cause
sue vous
ous faites de cela, on voit rarement les défauts. Si l’on pre-
nait la peine d'arrêter au passage .et d'étudier un peu attentivement chaque figure qui se présente
112 Faiblesses morales
dans les conditions que je viens de décrire, on pourrait relever bien des traits charmants, à côté d’une multitude de petites laideurs qu'un premier coup-d’œil laisse passer inaperçues.
Ne vous est-il pas arrivé souvent, en passant à travers un groupe, dans un salon, à la promenade sur un bateau, de voir des gens qui vous paraissent comme tout le monde, c’est-à-dire ni bien pi mal? Cela se rencontre tous les jours. Mais, plus tard, les circonstances vous rapprochent, vous mettent en présence, établissent entre eux et vous äes relations suivies. Le ni bien ni mal disparaît, les tons se détachent et s’accusent ; chaque individu moral se montre à vous dans son véritable jour, et vous vous demandez comment vous n'avez pas, de prime abord, découvert les qualités de celui-ci ; comment les défauts de celui-là ne vous ont pas de suite sauté aux yeux. L'essence du véritable mérite est de ne pas s’afficher et de se laisser plutôt cher-
ses la m qué | vous
mont ment el la «
sous ]
ment de l'à dent.
Quand
L'émot
Prodig
ire, on , à côté premier
assant à pmenade araissent \ pi mal?
plus tard, s meltent e gesrelat, les tons idu moral , et vous de prime comment s de suite le mérite utôt cher-
Faiblesses morales 1 13
cher et deviner. Mais quant aux défauts, je vais vous dire pourquoi vous ne les avez pas de suite reconnus, quoique vous le sachiez peut-être tout aussi bien que moi.
L'homme est menteur par nature, menteur dans ses acles et menteur . : 15 ses paroles. Depuis que la mode est venue d’habiller le corps, on a appliqué le mêmé procédé au moral; et l'homme que vous rencontrez tous les jours dans la rue ne vous montre pas plus son propre caractère que le vètement qui le recouvre n’accuse les formes véritables et la couleur de son corps. Pour voir les deux sous leur véritable jour, il faut un accroc au vêtement ou un incident qui fasse tomber le masque de l'âme. Je dis un incident et non pas un accident, Un accident produit de fortes émotions, et quand l'homme est ému, il n'est plus lui-même. L'émotion peut faire un brave du plus lâche, un
prodigue du plus avare. C'est dans les incidents, KH
114 Faiblesses morales
c'est-à-dire dans les petites choses, que l’homme se livre et qu’on le juge. Les rapports journaliers avec une personne vous la révèlent sous son vrai
jour dans une mullitude de petits faits insignifiants.
Ainsi, tel que vous croyiez généreux, parce qu'il
vous racontait naïvement le bien qu'il avait pu P
faire et semait publiquement l'argent dans les bazars, perd cette bonne réputation le jour où, croyant que vous ne le remarquez pas, il laisse tomber une pièce de six sous dans la sébile d'un pauvre et retire cinq sous pour sa monnaie. Vous aviez cru tel autre rempli des plus beaux sentiments parce que vous l'aviez vu, un jour, traverser la rue pleine de monde pour aller relever une pau vresse qui s'était laissé choir sur le trottoir d’e face. Mais une autre fois que vous regardiez à travers votre jalousie et que la rue était désert vous avez vu le même individu coudoyer brutal
ment un aveugle et ne pas se retourner pour s’e
Faiblesses morales 115
EN EEE
nomme ; à eïh cuser de sa rudesse. Ce 'aur-là un accroc s’est | aliers | f JOUE M fait au masque qui recouvrait cette âme. us son vral nsignifiants. Et combien pourrais-je en dire encore, de ces
L, parce qu'il choses que nous voyons tous les jours et qui nous ie avait pu M o'vrent les yeux? La dissimulation est l’état pe ent dans les habituel de l’homme: le naturel n’est que transi- ) L
n le jour où, M loire.
, pass il laisse ja sébile d'un à onnaie. Vous e beaux senti-|
jour, traverser elever une pal je trottoir de ous regardie e était déserli pudoyer brutih
urner pour $*
Comiien de mignonnes infamies ne commettons-nous pas tous les jours, dont nous rougirions si nous soupçonnions un seul instant que nos semblables pussent arriver une fois à les connaître ? Nous racontons souvent, à grand renfort d’'indi-
gnation, sur le compte d’autrui, des choses que nous avons faites hier sans nous indigner ; et celui qui crie le plus fort est généralement celui qui
levrait le moins crier. Tel qui doit depuis longemps une forte somme à un ami trop confiant, one bien haut contre tel autre qui n’a pas pu
116 Faiblesses morales
lui rendre, au temps dit, une bagatelle insignifiante. Un autre se courrouce contre les nom- | breuses faillites du jour en préparant sournoisement son petit bilan pour le prochain numéro de la gazette officielle. Celui-ci a la conscience tran-
quille sur quatre-vingt-dix neuf petites malhonnêtetés et se désole au sujet de la centième qui est peut-être un peu sortie des limites de la léga- à lité, et qui pourrait lui attirer des désagréments. Celui-là vole et se fait pincer, il a tort; pendant que son compère qui escroque sans qu’on le découvre, a raison.
Voilà comment est fait le commun des hommes,
cette foule qui n’est ni bien ni mal; voilà comme nous sommes tous un peu. Et dans ce peli nombre de méfaits, que je viens de signaler ent
mille, il n’y a peut-être pas un seul d’entre no qui ne trouve quelque chose dont il puisse fai son profit.
lle insignie les nom- | sournoise- numéro de cience trantes malhoncentième qui s de la léga à LE CHANT DANS LES ÉCOLES ssagréments.
rt; pendant ns qu’on le
Il existe, dans notre Plus qu’ordinaires pour
Peut paraître singulier, il Y 4, en même lemps, un
préjugé inexplicable Contre ceux qui Cullivent cet art.
des homme,
Population, des aptitudes voilà comme
la musique. Mais, ce qui
signaler ent d'entre no
L puisse fai@ Ainsi, il est bien entendu
qu'un musicien n'est as un homme sérieux,
ni à la hauteur des autres,
118 Le chant dans les écoles
et qu'il a, généralement, juste assez d'intelligence, en dehors de son art, pour suivre les chemins les plus battus de la vie. Il peut bien faire, à la fois, un gardien de la paix, un commissionnaire ou un bedeau passable, ces professions n’exigeant pas une intelligence ou des connaissances exceptionnelles ; mais on ne comprendra jamais qu'il puisse être avocat, médecin, ou membre d'aucune autre profession libérale. Il faut qu’il renonce à l’un des deux états; s’il chante, il ne plaidera pas, et, s’il plaide, il ne doit pas chanter. Ce funeste et sot préjugé a déjà fait et fera encore bien des victimes,
Le musicien, en dehors de son art, ne compte point. Dans toutes les choses de la vie, quand on dit: «C'est un musicien, » on prénd un petit air de pitié comme si l'on disait: «C’est un pauvre idiot.» Or, moi, je vous réponds qu'entre l'objet de celte remarque blessante et celui qui la fait, l'imbécile est rarement celui qu’on pense.
Le chant dans les écoles 119
igence, Quoiqu'il en soit, nous avons en toute probabiins les lité, dans cette fausse impression, malheureusement | la fois, trop répandue, l’explication du peu d'attention que | e Où Un l'on donne à la musique, et surtout au chant, dans : ant pas nos écoles et dans nos familles. || çception- } Ni disse Je ne parle pas, bien entendu, des maisons (l d'éducation supérieure, où l’enseignement musical | Es tend à s'établir d'une manière sérieuse. | à l'un des il É Ë
as, et, s’il Mais pour ce qui est des familles et des autres
te et sot Micoles, le fait est extrêmement regrettable. La
victimes. musique est un grand pouvoir moralisateur ; et le
chant, qui en est l’expression la plus simple mais
Le compte ’ À é : à quand on la plus émouvante, devrait être partout l’objet d’une
petit air culture spéciale.
n. pauvre tye l'objet ui la fait,
C'est avec le chant qu'ont été calmées les prenières douleurs de l’homme à son berceau, qu'ont
éléapaisés ses premiers cris. C’est encore à l’aide /
e. du chant que la mère, en berçant son enfant sur
120 Le chant dans les écoles
ses genoux, a jelé dans son cœur et dans son esprit les premières semences religieuses et morales.
Quel est le vicillard, arrivé à la limite extrême de
la vie, qui ne se rappelle encore vivement les pre- |
miers chants qui ont frappé son oreille par la voix
de sa mère? Car le chant grave dans l'esprit,
d'une manière extrêmement forte, les idées aux- |
quelles il sert de véhicule, et il agit vivement sur les âmes. Par son heureuse influence, les mauvaises passions se calment et les cœurs se rapprochent. Reportez-vous aux jours de votre enfance, et rappelez-vous combien de querelles se sont terminées par ie chant d’une ronde, combien de rancunes
ont été dissipées par un couplet de chanson. Le À
chant nous rend meilleurs et nous aide à supporter nos défauts muluels. C'est un lien dans la famille.
Il éloigne aussi la fatigue et donne du cœur à l'ouvrage. Ecoutez nos voyageurs canadiens obligés “anier la pagaie pendant de longues heures,
seule
Birém dant de vo ls fat
C’es resle, Tout | Princip tale,
Le chant dans les écoles 121 | sur les rivières d'en haut rude travail d'une Chanso lassitude et Soulient réelle
—— nn mean,
son esprit : ils aCCompagnent leur
n qui leur fait oublier Ja ment leurs forces. Prétez
L morales.
xtrême de
nt les pre- l'oreille au chant des matelots qui virent au cabespar la voix lan, el voyez si Chaque note de celle mélodie plains l'esprit, live et'hardie à la fois ne semble pas donner je ne idées aux- JF sais Quel nerf aux travailleurs. ement sur dou Quand Ja fanfare &uerrière sonne la charge, nones ; seulement les hommes, mais les chevaux mêmes se rappro- : ‘ frémissent d ardeur et s’élancent en avant. Penenfance, et Utermi- M dant une longue marche, les cuivres Où un chœur ont termi- se de voix règlent Je Pas el font réellement disparaître erancunes LS fatigues de Ja route, inson. Le supporter = Ge là une expérience de ous les jours ; et, du la famille, resle, il ne peut ÿ avoir qu’une Opinion à ce Sujet, lu cœur à Tout le Monde, j’en suis convaincu, admet, en ns obligés principe, l'utilité, l'excelle
ss heures,
tale,
nce de la Musique vo-
Seulement, de Jà à la pratique, il semble y
122 Le chant dans les écoles
avoir un abîme infranchissable. Cependant, comme ne en toutes choses, il n’y a que le nremier pas qui el < coûte ; et si nous nous metlions une fois à cultiver que
sérieusement le chant dans nos écoles et dans nos
familles, nous verrions bientôt nos campagnes 4 devenir ce que sont les provinces d'Allemagne, des «É asiles toujours ouverts aux œuvres des grands À Lu maîtres ; chaque maison, chaque chaumière pour- 1 si
rait connaitre et goûter quelques-unes de ces mé-
lodies suaves qu'on ne chante pas, qu'on n’entend pas sans éprouver un atlendrissement qui adoucit Le
le caractère et rend l’âme meilleure. dinair
SL St TE CES
auraie
C'est aux mères, c’est aux pères à donner eux- LI es «
mêmes l’exemple en se mettant courageusement à
| ke faire “ l'œuvre: les enfants les imiteront volontiers et da
l0S EC« garderont cette bonne habitude qui deviendra pour
vcren
eux une seconde nature.
“ eure,
Mais, quoiqu'ils fassent, cependant, les parents pue ce
EN DE ARLES rime
SÉRIE rer
Le chant dans les écoles 123
sémtne ne peuvent pas à eux seuls accomplir cette tâche ;
et c'est ici que commence le rôle et, par consé-
pas qui cultiver quent, la responsabilité de l’instituteur. sans Chacun a pu remarquer les résultats étonnants mpagnes , ’aci I que l’on a obtenus dans les salles d’asile. On fait agne, des apprendre et dire une foule de choses intéressantes, s grands Bon fait exécuter toute espèces de travaux mignons ere A i de tout petits enfants, et à l’aide de quoi? ECS lement avec le chant.
\ n'entend
Le chant est, par lui-même, une force extraor-
dnaire, un auxiliaire puissant que nos instituteurs (e
auraient tort de négliger ; et ce qui se fait dans les
ner UE Es d'asile, non-seulement pourrait, mais devrait usement à ontiers et
ndra pour
Bi: faire dans nos écoles primaires et même dans os écoles supérieures. Que les instituteurs con-
acrent, chaque jour, à ces exercices une demi-
keure, ou mieux une heure, et ils s'apercevront
xs parents ue ce temps n’a pas été perdu.
124 Le chant dans les écoles
———— ns,
Il faut, cependant, que la chose soit faite avec intelligence. Ainsi, on ne doit pas se contenter de faire chanter le premier air venu, avec des
paroles insignifiantes ; ce serait parfaitement inu- À
tile et quelquefois nuisible. Il faut choisir des airs faciles et agréables à entendre, avec des paroles bien faites et non pas de ces vers chevillés que l’on trouve dans la plupart des romances et dans un grand nombre de cantiques. On fait d'abord chanter à l'unisson; puis, à mesure que les voix s'affermissent et que l'oreille s’habitue aux intona-
tions, on peut diviser les parties et faire chanter à
deux, trois et quatre voix. Une chose à laquelle il} faut bien veiller, c'est de ne pas faire chanter sur!
un ton trop élevé. La musique écrite pour les enfants et les jeunes gens ne devrait jamais dépasser le fa naturel de la cinquième ligne de la portée dans la clef de sol. Autrement, on brise les voix, et, au
lieu d’avoir du chant, on a tout simplement des cris.
sall des ]
Il: donn
Ma voilà répon ancier Mais «
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t faite avec |
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1, evec des
tement inu- À
isir des airs des paroles
Ilés que l’on
et dans un #
ait d'abord que les voix aux inlona- *e chanter à
à laquelle il; chanter sur!
pour les en-
is dépasser!
porlée dans Voix, el, au ent des cris,
Le chant dans les écoles ET nm
PPT Quant aux paroles, un institute
saura toujours en adapter de Convena ef COMposer lui-même. Les suje pas: les vérités religieuses
rale, les faits historiques et les dates célèbres, la géographie, Ja partie de l'arithmétiqu prend par cœur. Tel] esl le vaste cham à ses travaux,
ur inteliigent bles, et même [s ne Manquent » les principes de mo-
e qui s’ap- P qui s'offre
Ici encore, un bon exem
ple à suivre est celui des salles d'asile, qui,
sous ce rapport, sont arrivées à des résultats rès-salisfaisants,
Il va sans dire que le maître
doit en même temps donner des leçons de solfége,
Mais tous les instituteurs ne sa voilà l’objection.
réponse, âncie
vent pas le solfége :
Ils devraient le Savoir :
Je comprends Cependant ns instituteurs, on doive user Mais quant aux NOUVEAUx, on ne sa
voilà la > Que, pour les d'indulgence ; urait être trop
126 Le chant dans les écoles
PC RER AA A CFA OR ferme sur ce point, et le chant devrait être un des sujets d'examen devant les commissions chargées d'octroyer les brevets de capacité. Nous avons aujourd'hui qüatre écoles normales dans lesquelles la classe de solfége est obligatoire depuis longtemps. Chaque année, le nombre des instituteurs et des institutrices sachant le solfége augmente et se répand dans nos campagnes. C’est à eux de donner l'exemple et d'affirmer encore par là une de leurs supériorités. C'est à eux de forcer, par leurs succès dans ce sens, les autres instituteurs à adopter le même système, afin de ne pas rester sur un pied d’infériorité.
Le jour où le chant sera enseigné avec intelligence dans nos écoles, il y aura un grand pas de fait. Les jeunes élèves, tout instinctivement, sans efforts, répéteront chez eux les leçons apprises à l'école. : Car un morceau de chant est une leço agréable à répéter. Il s’agit donc de bien com
ir proc sique granc
Le mème que |’ de ses on par entend
7 PR ER t être un des
ns chargées !
Nous avons ns lesquelles lepuis longinstituteurs \ugmente et st à eux de par là une forcer, par isliluteurs à
pas rester
vec intelliand pas de ment, sans apprises àl une leço bien com
On parle si Souvent des ca énlendre les chœurs cé
Le chant dans les écoles 127
re OT que, une fois connue, offre assez -Mmême pour qu'on qu'on tie péluer ses traditions.
ludes, la Population de le sentime
d'attraits en elle ïe songe pas à nne, au Contraire, à per- Avec ce goûl et ces habinos Campagnés nt du grand et du beau l'amour de SOn état :
prend la beauté de la
l'oublier, Mais
aCQquicrrait » Cl, par Suile, Car, le cultivateur qui comnalure et les grande
Sous les yeux, Bhire autrement que d’affe
S scènes u'il a Constamment q
ne peut pas Clionner un état qui lu; Ouissances, hant, excellent à beautés si variées.
Procure loutes ces nobles j Or, la mu-
sique, et Surtout le Peindre Ja
grande nature et ses
Le chant nous l'appro
Che aussi de Dieu et, Par là même, Soulient Ja mora
le. Ce n’est Pas sans but
de ses cérémonies, el que,
niques éternels Que font lestes devant le trône du
128 Le chant dans les écoles
Très-Haut. C'est l'expression du bonheur et qu !
contentement que donne la conscience tranquille,
C’est la grande voix de toute la nature créée qui ! chante pour célébrer la gloire de son Créateur, À pour lui offrir sa reconnaissance ou pour lui confier | ses douleurs. Car le chant a des modulations | pour fous les sentiments, des vibrations qui répon- |
dent à toutes nos impressions, et, s’il peut expri-
mer Ja joie et le bonheur, il sait apporter également |
à la douleur un baume rafraîchissant.
On voit, par ce que nous venons de dise, que l'introduction du chant dans nos écoles est une chose plus importante qu’on ne le pense généralement, et qu’il est temps que nous nous mettions à l'œuvre pour travailler de toutes nos forces i produire un résultat si désirable,
Si v e hu | elle int la
a me
onheur et du e tranquiile, re créée qui | on Créateur, & ur lui confier modulations | ns qui répon- | l peut expriler également