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celui qui ose l'écrire.
s lettr
(ue
Quoiqu'il en soit, peu de temps après, les Soi-
rées Canadiennes sont passées de vie à trépas,
et le Foyer Canadien n’a pas tardé lui-même à
autres
ET NS US nd
suivre dans la tombe ses sœurs aînées. liciles
La littérature canadienne 93
ct
On retrouve, dans le Foyer, les mêmes écrivains,
uère bn à peu près, que dans les Soirées. C’est une publi- FANC;, ii «lion faite avec beaucoup de soin, sous tous les ‘M rapports, et qui n’a pas manqué de donner une : impulsion utile à notre littérature. Le quatrième it dejà : :
volume, cependant, inaugure un genre qui ne 4 Carac- . ñ devrait peut-être pas trouver place dans un recueil que |a se de cette nature : chaque livraison renferme une ou constate
deux pages de variétés et de bons mots d'un goût
g l'arène
Etait- ce
assez douteux.
Aussi, de ce moment, le Foyer baisse, faute
jaliments convenables, et finit par s’éteindre
core trop
la juger:
out-à-fait sous les cendres. ;
Dans l'intervalle, la jeunesse de Montréal, use peut-être de l'importance que prenaient
x lettres de Québec, avait fondé, en 1864, la
mue Canadienne, qui, plus heureuse que bien
à trépas,
nome à autres publications, a pu franchir les époques ! ÿ \-
ficiles et compte maintenant une existence de
La littérature canadienne
près de douze années. C'est un âge enviable, sous
une latitude comme celle de noire pays.
On trouve, parmi les fondateurs et les collabo-
rateurs de ce recueil, des noms bien connus dans
nos lettres : MM, Bourassa, de Boucherville, Fabre,
Royal, de Bellefeuille, Marchand, Marmette, de
Guise el beaucoup d’autres.
Comme toutes nos publications, la Revue Cana-
dienne a eu ses journées de soleil et ses journées
d'ombre, el bien des choses médiocres s'y sont
introduites en contrebande. On y trouve, d'un
autre côté, des études remarquables sur le droit constitutionnel, le droit civil et le droit statutaire, des revues bibliographiques faites avec habileté, et surtout avee conscience, ce qui est beaucoup Une de perdue deux de trouvées, par M.
de Boucherville; Jacques et Marie, par M. Bourassa ; Le Cœur et l'Esprit, par M. Fabre ; deux comédies de M. Marchand, et De Québec à Mexico,
par À comp q'e x sijets Mer 0 , Far ang pe nèrem lolumes
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Des ét
mérite Lanadier lolre ro auteur Bit oubli, est pas ef-d'œu
is, d’avo
La littérature canadi:nne
par M. Faucher, sont des œuvres qui peuvent se
sous omparer avantageusement avec beaucoup d'écrits \abo- qe nous offrent les revues étrangères sur des ‘dans «jets analogues. De Québec à Mexico est le pre- ‘abre, mer ouvrage de longue haleine dû à la plume de + te, de i. Faucher, qui du coup s'est placé au premier | rang parmi nos liltérateurs. M. Faucher a der- Pt nèrement réuni ous ces écrits dans quatre jolis | dE volumes dont une liltérature plus vieille que la ournees
are s’honorerait à bon droit.
s'y SON
e, d'un Des études historiques et religieuses d’un grand
le droit Birite ont également vu le jour dans la Revue tutaire, Milunadienne. C'est aussi là que M. Marmette, botre romancier historique, a fait ses débuts.
‘auteur du Chevalier de Mornac a heureusement
Biloublier celui de Charles et Eva. Du reste, on ‘est pas obligé de faire de sa première œuvre un kef-d'œuvre, et on ne doit pas regretter, en tous ; is, d’avoir signé Charles et Eva quand on peut,
1 par la suite, montrer cette même signature, avec élrangé un légitime orgueil, à la première page de l’Inten- jissen | dant Bigot. libéré, Il me serait impossible de donner ici une liste Mure 1
complète de tout ce qui, dans cette publication, dou:
est digne de remarque. Ce que je tiens à consta- belle
ter, c'est que la Revue, tant qu’elle est restée véri- benir à "à
us. Il
tablement caradienne, a vu des jours prospères,
Li Du moment qu'elle a accueilli des auteurs étran-
itions
di gers, et qu’elle s’est mise à reproduire les œuvres,