DE LA RÉFORME A LA REVOLUTION HELVÉTIQUE
En même temps que Luther fondait en Allemagne la Réforme de l'Église chrétienne (1517), Zwingli, ancien curé d'Einsiedeln et de Zurich, l'établissait dans la Suisse allemande, comme firent peu après Farel à Neuchàtel, Calvin, puis Théodore de Bèzeà Genève.
Le Concile de Trente (1564), destiné à mettre fin à la scission religieuse, fut surtout le point de départ de luttes incessantes entre catholiques et protestants. Luttes suscitées, ici par la Savoie (conjuration de Lausanne., escalade de Genève), là par la France et l'Autriche. Leurs armées envahirent et se disputèrent les Grisons et la Khétie.
Les troubles des Grisons, commencés en 1560, ne prirent fin qu'en 1640.
Sans prendre part à la guerre de trente ans entre la France et l'Allemagne protestante (1618-1648), la Suisse eut longtemps à subir l'influence française. Elle continua, pendant le reste du 17 e siècle et la plus grande partie du 18 e , à être la proie de révolutions civiles et religieuses (guerre des paysans, guerre de Villemergen, etc).
Sur ces entrefaites, Louis XIV avait menacé de près l'indépendance de Genève et de Neuchâtel. Mais, en 1707, il dut céder au roi de Prusse ses prétentions sur cette dernière ville. Elle conserva néanmoins ses libertés et son alliance avec la Suisse.
En 1857 seulement, le roi de Prusse renonça à sa suzeraineté et reconnut la République neuchàteloise.