L HÔTEL
Si vos moyens vous permettent le choix d'un de ces grands hôtels qui sont de véri-
tables palais, tout est pour le mieux. Faites-vous transporter avec vos bagages par l'omnibus de l'hôtel que vous aurez choisi.
Dans ce cas, vous aurez dû vous munir avant votre départ des coupons Lubin (36, boulevard Haussmann). Ces coupons vous assureront, pour le choix des moyens de transport, des hôtels, des tables d'hôtes, tout le confort désirable, à des prix relativement modérés. A. votre retour, on vous remboursera les coupons non utilisés.
Si, au contraire, vous voulez vous arrêter à un hôtel de moyenne ou de petite bourse, je vous conseille de le chercher dans le voisinage de la gare. Vous gagnerez ainsi du temps et serez plus facilement rendu aux heures des trains.
Les hôtels avec « vues magnifiques » dont parlent les Guides sont loin d'être à dédaigner, surtout dans les centres d'excursion, où l'on séjourne plusieurs jours, comme Zurich, Lucerne, Interlaken, Lausanne, Genève. Mais la « magnificence » des vues est généralement haut cotée.
Si vous jetez votre dévolu sur un hôtel
situé près de la gare, faites-y porter votre valise par un commissionnaire ou portez-la vous-même. Mais ne vous installez jamais nullepartavantd' avoir débattu aveclemaître d'hôtel le prix de la chambre et celui de la table d'hôte. Mieux vaudrait, si vous n'avez à l'avance aucune indication sur le choix d'un hôtel, consigner votre bagage à l'arrivée en gare et l'envoyer ensuite chercher par le portier de la maison que vous aurez arrêtée.
Des chambres d'hôtel, rien à dire, sinon qu'elles sont généralement bien et proprement tenues. Mais généralement aussi sontelles dépourvues de pendules et aussi de cheminées, que remplacent d'énormes poêles en faïence.
Le traversin des lits est remplacé par une sorte de coussin en forme de coin, placé sous l'extrémité du matelas, qu'il relève en plan incliné.
Les lits eux-mêmes sont d'une étroitesse à laquelle on s'habitue vite, le. sommeil étant singulièrement facilité par les longues journées d'exercice.
Ce qui est, par exemple, d'une exiguïté exagérée, ce sont les couvertures et les draps, parfois larges comme des serviettes.
Ceux qui dorment comme des soliveaux peuvent s'en accommoder, non ceux — dont je suis — qui se délassent en s'étirant et s'étirent en dormant. Ceux-là ne tardent pas à éprouver une sensation de plein air qui, toute la nuit, les promène en rêve dans les glaciers.