‹ Echos des Psaumes dans le TalmudChapitre 16 sur 47 · XLIX · texte numérisé non relu

XLIX

Osh mig inw Sig PRED

Les impies d’Israél, et les impies des autres nations, leurs corps descendent en enfer aprés leur mort et y expient leurs ei pendant 12 mois. Aprés ce laps de temps, leur cree

par le vent, sous la plante des pieds des justes, ainsi qu “ah ae } dit rcs TY 2 1)us.c Et-vous écraserez les i impies, car

« créerai »).

Mais ies « Minim », les démolisseurs de la ‘ee les Jaw teurs et les Epicuriens, qui, hostiles 4 la Tora, nient le dog- Mi ‘me de la résurrection; qui, pécheurs eux-mémes, font commettre des péchés 4 d’autres — comme Jéroboam, fils de Nabot — ils descendront au « Guehinam » pour y souffrir, — jusqu’a la consommation des See comme il est dit : (15)

Comme un troupeau, poussés vers l’autre monde, la mort les méne.

(Rosch-Haschana, | 7*) : i) :

(*) Le Talmud traduit mot-a-mot : « le péché de mes talons ».

XLIX, 21 Rat XP) PR OTN

de R. Siméon, fils de Gamliel : (*)

Un enfant d’un jour sil est vivant, il est permis d’en- J freindre, pour le sauver d’un péril, les prescriptions concer~

nant le repos sabbatique; mais, pour le roi David mort, il est défendu de passer outre a ces prescriptions. A propos de l’enfant en vie, on dit : « Transgressez un schabbat, pour « que l'enfant, devenu grand, puisse en observer beaucoup \ 9 ° © * * ° ° ee

'« d’autres dans |’avenir; mais David, roi d’Israel, mort, « n’a plus de prescriptions religieuses A observer, comme il

« est dit (Ps. LX XXVIII, 6) » :

Au milieu des morts, on est libre.

(*) R. Siméon, fils de Gamliel II, le Patriarche (2¢ siécle) fut un Docteur de la Loi d’une rare activité, et que rien n’égalait si ce n'est sa modestie. En raison des nécessités du moment, il s’appliqua a la réorganisation de la magistrature. I] protestait souvent contre la trop grande indulgence de ses prédécesseurs qui avaient déclaré que « s ils avaient fait partie du Sanhédrin, on n’aurait jamais pro- « noncé une sentence de mort ». C’est le seul moyen, observait-il, d’augmenter le nombre des assassins en Israel.

Il enseignait encore : « Aucun tribunal n’a le droit d’annuler « la sentence d’un autre tribunal, s’il ne lui est pas supérieur en nombre « et en science ». Il se montra juste et équitable envers les nonjuifs, en déclarant qu’un paien qui avait un proces devant un tribunal juif, pouvait se faire juger, sur sa demande, d’aprés son propre. code. I] acceptait, comme valable, le témoignage écrit des paiens et fit campagne pour laffranchissement des esclaves. II régla meme, ce gui peut nous paraitre étonna:t, certaines questions de préséance.

Un enfant vivant, d’un jour, on n’a pas besoin de le garder des belettes et des souris, car tant que l’"homme est en vie, il inspire de la crainte aux animaux inférieurs, mais cette crainte cesse, dés qu'il ne respire plus.

de Rabbi, fils de Abba :

Un animal ne peut montrer sa force 4 l’homme que si celui-ci lui ressemble, ainsi qu’il est dit : (21)

L’ homme qui est en vue ne comprend point, pareil au bétail qu’on abat.

(Schabbat, 151°). .

sie TTA) PA

Il arriva gue la fille de Nekhounia, le puisatier (*), tomba dans une fosse profonde et |’on vint faire part de accident 4 R. ’Hanania, fils de Dossa. A la premiére heure, il se borna 4 répondre a ceux qui lui avaient apporté la facheuse nouvelle : « Cela va bien ». A la 2° heure, il fit la méme réponse. A la 3° heure il dit : « Elle est sauvée »). Et quand la rescapée vint chez lui, il |’interrogea en ces termes : « Ma fille, qui t’a aidé a remonter de la fosse ? » Elle répondit : « Il s’est présenté 4 moi un bélier conduit « par un vieillard qui m’a aidé 4 sortir de la fosse ». Les collégues dirent alors 4 R. ’Hanania: « Es-tu donc pro- « phéte pour annoncer que |’accident n’aurait pas eu de suite

(?) Puisatier, pour les pélerins se rendant a Jérusalem.

EcHos pes PsaumeEs

acheuse ? » II leur répondit : « Je ne suis ni prophéte, ni fils de prophéte, mais une bonne action accomplie par un ancétre ne peut devenir un danger poe un de ses descendants ».

R. Abba nous apprend que ik fils de R. Nikhiounia

arnt de soif, comme il est dit : (3)

et autour de lui une tempéte violente.

De 1a nous déduisons que le Saint-béni-soit-I] demande : a aux Justes de la plus petite défaillance (').

R. ’Hanina dit : « Nous déduisons cette vérité du ver-

Meet edivant (Px LXCRMIX: 8)

Le Tout-Puissant est révéré dans le grand conseil des Saints et il est redoutable pour tout ce qui l’environne.

: (Yébamot, 121°).

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L'empereur Antonin dit & R. Jehouda :

Le corps, ainsi que Lame, tous les deux, | ‘peuvent se tirer d’affaire, au jour du Jugement dernier. Le corps dira : « C’est |’ame qui a commis tous les péchés dont je me

« suis rendu coupable, car, du jour ot elle m’a quitté, je « suis couché dans la tombe, inerte comme une pierre »).

(2) Littéralement : « méme de l’épaisseur d'un cheveu ».

d Et l’ame pourra dire, 4 son tour: « Depuis le jour ot a « je me suis séparée de lui, je voltige dans les airs comme « un oiseau, et je ne commets plus de péchés ». Le Rabbin répondit 4 l’empereur romain: « Permets- « moi de te raconter une fable » :

Un roi avait un magnifique jardin, dans lequel se trouvait un figuier avec de belles « figues premiéres ». Il y 4 placa deux gardiens pour surveiller |’arbre : un paralytique Hoy et un aveugle.

Le paralytique dit a l’aveugle: « Je vois des figues « splendides dans le jardin. Mets-moi sur tes épaules, et « moi te guidant, nous pourrons nous régaler de cet excel- « lent fruit ». Ainsi fut fait, et tous deux en mangérent copieusement.

Au bout de quelques jours, le roi vint en son jardin, et 4 voyant que le beau fruit avait disparu, il demanda aux M gardiens : « Ow sont donc mes figues premieres ? ») Lp

Le paralytique répondit : « Ce n’est sdrement pas moi ¥/ « qui les ai prises, car je ne puis pas marcher et je n’aurai « pu aller jusqu’au figuier ». « Et moi, pas davantage, « protesta l’aveugle, car je ne vois méme pas ow se trouve ; « arbre ». .

Que fit le roi ? Il fit placer le paralytique sur les épaules de l’aveugle, pour reconstituer la scéne du délit et les confondre tous les deux.

Ainsi agit le Seigneur : il remet |’Ame dans le corps et les juge ensemble, comme il est dit : (4)

Il convoque les cieux d’en haut, et la terre pour juger son peuple.

(Sanhédrin, 91? et >).

mare “rma ms “pon “Snes

Ne participent pas 4 la béatitude éternelle : la géné ration du « Déluge »); celle de la « Confusion du langage »); celle des « Explorateurs ») envoyés en Palestine, par Josué,

et qui, a leur retour, découragérent le peuple par leurs rap-

ports pessimistes, et la génération morte dans le désert, comme il est dit : (5)

Rassemblez-moi mes fervents adorateurs ceux qui ont contracté une alliance avec moi, au sujet des sacrifices. |

De R. Josué, fils de Korkha :

Le verset précité s’applique & ’Hanania, Mikhaél et Azaria qui, pour glorifier Dieu, se sont laissé jeter dans la fournaise ardente; et 4 R. Akiba et ses collégues, « les 10 « Martyrs de la Foi »), victimes de la cruauté romaine.

( Sanhédrin, 107°).

| [2 WAND SI “ON

Pour les sacrifices offerts 4 Dieu — depuis le taureau superbe jusqu’a l’humble colombe — il y a cette expression : « odeur agréable 4 l’Eternel », pour nous apprendre que importance du sacrifice n'est rien, pourvu que notre coeur éprouve le désir ogre agréable 4 Dieu; pourvu que nous

\ : tui offrions notre cceur et que nos intentions. solenes pure ‘car Dieu n’a point besoin de sacrifices, ainsi qu'il est ait (12)

Si javais faim, je ne te le dirais pas, car ad mot appartient le monde et ce qu'il contient; est-ce que je mange la chair du taureau ?

et le sang des boucs est-ce que je le bois ?

Offre, comme sacrifice a4 Dieu, ton hommage, et acquitte-toi envers le Trés-Haut de tes veux.

i (Menakhot, 110#).

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