‹ Echos des Psaumes dans le TalmudChapitre 30 sur 47 · LXXXII · texte numérisé non relu

LXXXII

Seriya og) ove:

de R. Samuel, fils de Nakhméni :

Tout juge qui prononce une sentence équitable, fait rayonner la « Schekhina » sur Israél, comme il est dit (7) : Dieu se tient debowt dans l’assemblée du T out-Puissant, et le juge qui, au contraire, prononce une sentence inique, chasse la « Schekhina » du sein d’Israél, ainsi qu'il est dit

(Ps. XII, 6) :

a cause de l’écrasement des humbles, a cause du gémissement des pauvres,

dit Il’ Eternel, .

c'est l'heure de me lever, a

d'apporter secours ;

4 celui qui est battu par l’orage. i

de R. Jonathan : ; a

Tout juge qui, illégalement, favorise une des parties, au détriment de l’autre, le Saint-béni-soit-I] lui prend la vie, comme il st écrit (Prov. XXII, 23) : « Ne dépouille pas « le faible, parce qu’il est sans défense, et n’écrase pas le « pauvre, en justice, car Dieu défendra’ leur cause et enlé-— « vera la vie & ceux qui le dépouillent ». ;

R. Samuel, fils de Nakhméni, dit encore :

‘ Que le juge se comporte comme s’il avait une épée tranchante suspendue au-dessus de la téte, et comme si |’enfer

était ouvert sous ses pieds, comme il est dit (Cant. des Cant. ; ITI, 7) : « Voici le lit de Salomon : soixante héros |’entou-

« rent, choisis parmi les héros d’Israél. Ils ont tous |’épée « au coté et sont experts dans l’art de la guerre; chacun « porte le glaive au coté, a cause de la terreur de la —« nuit » (7).

(Sanhédrin, 7?).

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Les dévots d’autrefois se recueillaient une heure avant de faire leur priére, et une heure aprés, laissant A la Providence le soin de faire prospérer leurs affaires, comme il

est dit : (5)

Heureux ceux qui habitent ta maison ne cessant de t’y louer.

Quand vous étes en priére, méme si le roi vous salue, n'interrompez pas votre priére. Ceci est vrai, dit R. Joseph, 2) ° ° ° ° ° co bs ° e > quand il s’agit d’un roi d’Israél, mais non d'un roi d'une autre nation.

Un « ’Hassid » '(?), en priére, fut salué, un jour, par un prince, sans répondre a son salut. Celui-ci attendit qu’il eit terminé son oraison, et l’apostropha en ces termes : « Insensé ! ne sais-tu donc pas qu'il est écrit dans la Tora « (Deut. IV, 9) : « Garde-toi bien et fais attention a ta

(*). La « terreur de la nuit », d’aprés le Talmud, c’est la terreur de l’enfer.

(2) Dévot.

vie ». Si pour ton incorrection 4 mon égard, je te tran: chais la téte, qui aurait le droit de me demander compte du sang versé > » Le ’Hassid lui répondit: « Permetsmoi de te dire une parole et tu excuseras mon attitude. Admettons que tu te trouves en présence de ton roi et que — quelqu’un te salue, quel serait ton sort si tu répondais a — ce salut >? Evidemment tu serais puni de mort. Et cepen-. dant il ne s'agirait que d’un roi en chair et en os, qui, aujourd'hui est ici et qui, demain peut-étre, reposera dans

la tombe : a “plus forte raison moi, qui me. trouvais, lorsque tu m’as salué, devant le Roi des Rois, dont la — durée est éternelle, je ne pouvais agir autrement que je ne l’ai fait ». cin

Ces paroles calmérent le prince (*).

(Berakhot, 322).

(*) Cette histoire nous remet a l’esprit celle qui arriva, un jour, a M. Cerfbeer, & la Cour de Louis XVI, et que nous empruntons — aux « Matinées du Samedi », de G. Weill, page 72:

« Un jour, dit cet auteur, que M. Cerfbeer était venu au chateau de Versailles, pour solliciter le roi Louis XVI, en faveur des Israélites d’Alsace, il trouva le salon tellement rempli de cour- — tisans, qu'il lui fallut attendre longuement |’heure d’étre admis uy auprés du Roi. La journée s’avancait, et M. Cerfbeer voyant — que son tour n’arrivait pas encore, se mit a dire la priére de — Minkha (Vépres), qu’il est enjoint aux Israélites de dire vers la brume. Cet homme religieux, retiré seul dans un coin du salon, disait sa priere avec un profond recueillement, debout, tourné vers l’Orient, et les mains jointes, lorsque Vhuissier de la Chambre vint Tavertir que le Roi était prét a le recevoir. Mais, sans s’émouvoir de la colére de I’huissier, et des avertissements du chambellan qui accourait dire que le Roi attendait, M. Cerfbeer acheva dévotement sa priére, vet lorsqu’ il fut admis devant le Roi de France, il lui dit: « Il n’y a qu’un monarque plus grand que

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La Résurrection est indiquée, dans 1’Ecriture-Sainte, par déduction du verset suivant (Exode XV, 1) : « Alors, « Moise cece ce aa Des

Heureux ceux qui habitent ta maison ne cessant d’y demeurer, —

lls te Wager toujours, c’est-a-dire : ‘dans l’autre vie.

__ Le méme Rabbin ajoute : Celui qui récite le cantique ide Moise en ce monde, aura le bonheur de le réciter dans autre, i .

WER Voknsnsn: decuit le dogine de la Résurrection de ce oy ae LH, 3) : « C’est le cri de tes sentinelles; @ ils élévent la voix, et, ensemble, ils « jeteront » des cris -« de triomphe ».

(Sanheean: 91°).

nNiaere Majesté : : c'est Dieu; et c’est auprés de lui que j’étais « retenu »).

-« Le Roi, qui connaissait la picté de M. Cerfbeer et qui savait Bc qu elle s’alliait 4 un profond patriotisme et a une grande éléva-

« tion de sentiments, accueillii, gracieusement, et son excuse, et son ie placet en faveur des Israélites d’ Alsace ».

148 E.cHos DES PSAUMES

LXXXIV, 7 STW. py NDB pays "739

Passent-ils dans la vallée de Bakha,

en pays de sources ils la transforment.

Ce verset fait allusion aux hommes qui passent par-dessus les commandements de Dieu, qui s enfoncent, tous les jours davantage, dans le « Guehinam », ot ils versent des pleurs, nombreux comme les eaux des sources, et ot ils sont obligés de rendre hommage & la Justice divine, en disant : « Maitre du monde, tes sentences sont équitables, que tu « proclames notre innocence, ou que tu proclames notre « culpabilité, et c’est par un effet de ta sagesse que tu as « créé l’enfer pour les impies et le paradis pour les justes ».

(Eroubin, 19).

fsa *cornbxos men Syrds Som wh

de R. Lévi:

Celui qui allie le sentiment religieux a la science, qui

va du temple 4 |’école, fait rayonner la Majesté divine sur le monde, comme il est dit : (3)

Ils marchent avec une force toujours nouvelle pour paraitre devant Dieu a Sion.

EcuHos DES PSAUMES

de R. ’Hiya, fils de Aschi :

Les « disciples des Sages ») n’ont méme pas de repos dans |’autre monde, tellement est grand leur désir de la science, et leur désir de remplir leurs devoirs religieux, ainsi qu'il est dit :

Ils marchent avec une force toujours nouvelle pa paraitre devant Dieu a Sion.

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(Moéd-Katan, 29%).

ULXXXIV, 12 DUN Mt fg ww op

Samson, le Juge, tire son nom de celui du Seigneur lui- ‘méme (*) : comme lui est le bouclier du monde, ainsi Samson est le bouclier d’Israél, comme il est dit : (12)

(*) « Talmidé-’Hakhamim ».

(*) Certaines lettres de cette phrase, par une combinaison, forment ensemble le mot Schimschon ou Samson.

On choisissait autrefois pour les enfants, garcons et filles, un « verset » ou « Passouk », dont certaines lettres formaient le nom de l'enfant et qu’ils intercalaient dans leur priére. Dans les moments de crise ou de doute, pour savoir quel parti prendre, et souvent méme ce que vous réservait l’avenir, on s’adressait A un enfant et on lui demandait de réciter son « Passouk ». C'est ainsi que R. Simon, fils de Yokhai, désirant, dans son for ‘ ‘intérieur, revenir a la foi ancestrale, demande, avant que de céder sur ce sujet 4 son disciple R. Méir, & deux enfants qui passaient.

EcHOos DES PSAUMES

Car est un soleil et un bouclier, l’Eternel, Diew. A!

(Sota, 10).

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