CIII
NET wy M2 “ea rage TTB de R. Eliézer : |
- Au moment ow Israél s’est trouvé au pied du Sinai, il s'est écrié, avec une unanimité touchante (Exode, XXIV,
(*) Grace, sympathie.
7) : « Tout ce que l’Eternel a dit nous le ferons et |’écou- « terons ». N’edt-il pas été plus naturel de dire, d’abord : « nous |’écouterons »), et ensuite: « nous le ferons ? » Aussi, une voix céleste s’est-elle fait entendre, en ces termes : « Qui donc a dévoilé & mes enfants le mystére des « Anges, pour quils se servent de leur langage ? ») ainsi
qu'il est dit : (20)
Bénissez l’Eternel, vous, ses Anges, héros puissants qui exécutez sa parole, en obéissant a l’ordre de sa parole.
de R. ’Hama :
Que signifie le verset (Cant. des Cant. II, 3) :
« Comme le pommier au milieu de la forét, tel est mon « bien-aimé parmi les jeunes gens »». Pourquoi Israel est-il comparé 4 un pommier ? — Réponse: « De méme que, « chez le pommier, le fruit apparait avant la feuille, ainsi « Israél a promis d’exécuter les préceptes de Dieu, avant « méme de les avoir entendu formuler »).
(Soucca, 49°)..
wiles mdi
On a dit devant R. Yokhanan :
Quand on réve de n’importe quelle liqueur, c’est de bon augure, excepté quand on réve de vin. En effet, un tel en boit et il en devient gai, comme il est dit :
et le vin qui réjouit le ceur du mortel,
et un autre en boit quand il est dans le malheur, comme il est dit (Prov. XXXI, 3) : « Donnez de la biére au
« malheureux, et du vin 4 ceux dont l|’Ame est triste ».
(Berakhot, 57?).
wiikras> mae 1m
de R. Jehouda, fils de Bathira :
Depuis que le Temple de Jérusalem est détruit, il n’y -a plus de joie que dans le vin, comme il est dit : et le vin qui réjouit le cceur du mortel.
(Pesakhim, 109%).
CIV, 15 . \ wigaa> maw)
~ Le vin nourrit et réjouit le coeur, mais le pain nourrit sans réjouir le coeur, comme il est dit : (15)
et le vin qui réjouit le ceeur du mortel, a faire briller son visage avec l’huile, tandis que le pain, au ceur de l'homme, donne réconfort.
\ + (Bérakhot, 36°).
nb om) Jen Ten
de R. Joseph :
Tu produis les ténébres, et c'est la nuit, ou se mettent en mouvement tous les animaux de la forel s (20) | « La nuit », c’est ce monde-ci ual ressemble aux ene bres; « les animaux de la forét », ce sont les impies.
Dés que in le soleil, ils se retirent, et vers leur gite ils se replient :
« Le soleil brille », pour les Justes, tandis que les impies sont destinés a l’enfer; « et vers leur gite ils se re- « plient », cette partie de la phrase s applique aux Justes, qui auront un siége dans le Paradis, comme récompense de leurs bonnes actions.
alors se rend Il’homme a son ouvrage, et a sa besogne jusqu’au soir;
Ce verset s’applique également aux Justes qui iront recevoir leur récompense pour avoir bien accompli leur tache ici-bas, sans défaillance, « jusqu’au soir », Cest-a-dire : : jusqu’ a la fin de. leurs jours.
(Baba-Metsia, 83°).
mye Mpema ope Tinie. Thy
5 choses sont principalement considérées par Dieu comme étant sa propriété : la Loi, le ciel et la terre, Abraham, Israel et le Temple. ,
« La Loi », ainsi qu’il est dit (Prov. V. 22) : « L’Eter- « nel m’a consacrée a lui, avant que rien ne fut créé »).
« Le ciel et la terre », comme il est dit (Isaie LXVI, 1) : « Le ciel est mon tréne et la terre mon marche-pied.
« Quelle maison voulez-vous me construire > Quel est le « lieu que vous voulez consacrer 4 ma demeure ? »))
Et il est dit aussi : (24)
Combien nombreuses sont tes cuvres, 6 Eternel ! Toutes, avec sagesse tu les as faites !
Plein la terre, il y a de-tes créatures !
« Abraham»), ainsi qu'il est dit (Genése XIV, 19) : « Il le bénit et il dit: « sois béni, Abraham, au nom de « |’Etre supréme, Créateur du ciel et de la terre ».
« Israél », ainsi qu'il est dit (Ps. XVI, 3) : -
Au saints qui sont dans le pays et en font la force, foules mes préférences.
« Le Temple », ainsi qu'il est dit (Exode, XV, 17) : « Dans le lieu que tu as choisi pour demeure, 6 Eternel, « dans le Sanctuaire que tes mains ont fondé ».
I] est dit aussi (Ps. LX XVIII, 54) :
Et il les amena dans son domaine sacré, a cette montagne, conquise par sa droite.
Tout ce que Dieu a créé, il l’a créé pour sa gloire, ainsi qu'il est dit (Isaie XLIII, 7) : « Tout ce qui est appelé « par mon nom, c'est pour ma gloire que je l’ai créé, formé « et achevé ».
de R. ’Hanina, fils de Akaschia :
Le « Saint-béni-soit-I] » voulant augmenter le meérite d'Israél, lui a donné des lois nombreuses, ainsi qu’il est dit (Isaie LX XII, 21) : « l’Eternel le désire ainsi, dans sa « justice : c’est pour cette raison, qu'il a voulu que la Loi « fut grande et majestueuse ».
(Aboth, VI, 13).
Sepay? mt on?
de R. Jehouda :
La journée se compose de 12 heures. Le 1% quart’ de la journée, Dieu l’emploie a |’étude de la Loi; le 2° quart, il le consacre a juger le monde; et, sil remarque que le monde est méchant et mériterait d’étre ‘réduit 4 néant, il se léve de son siége de Justice et s’assied sur le siége de la Miséricorde. Pendant le 3° quart, il nourrit toutes les créatures, depuis les animaux les plus grands jusqu’aux infini-
ee eS
- Ecuos pes PsauMes
ment petits; pendant le 4° quart enfin, il s’amuse avec le
Léviathan, ainsi qu’il est dit : (26) Ici, les navires s’avancent, la, est le Léviathan que tu as formé, pour t'amuser avec lui.
de R. Akha : a
Depuis que le Temple est deiniit, il n’y a plus de sourire pour le « Saint-béni-soit-Il >).
(Aboda-Zara, 3°).
CIV, 31 poy sr sas
de R. Josué, fils de Lévi :
Tous les étres, lors de la Création du Monde, furent formés, de leur propre consentement, avec la taille et la structure qui leur conviennent, comme il est dit (Genése, II, 1): « Et ils furent terminés, le ciel et la terre, ainsi que « leurs armées ».
Au moment ot le « Saint-béni-soit-Il » a donné |’ordre a chaque arbre de pousser « suivant son espéce », l’Ange, préposé a la conservation du monde, a récité le verset sui-
vant : (31)
Puisse la gloire de l’ Eiernel durer a jamais, Qu’il y ait joie pour l’Eternel, dans ses euvres,
~EcHos pes PsAUMES)
et les plantes potageres, dans la joie, dirent : « Du moment
© que le Créateur ordonne 4 chaque arbre de pousser et
« de se développer, « selon son espéce », afin qu'il ait une
@ personnalité propre, c’est qu'il n’aime pas la confusion,
-@ ne permettant pas de distinguer un individu d’un autre
« individu; a plus forte raison que nous, chétives créatures,
-@ qui poussons par groupes entremélés, que nous devons
« €tre reconnaissants A Dieu de nous permettre de nous dé- « velopper, chacune, individuellement »). Ne
(Houlin, 60?)
OPS TY PU PTT LOND aD
| : hie ns pies j y
R. Méir (?) avait des voisins qui |’incommodaient fort, et il pria Dieu de les punir. Sa femme, Berouria (*), intervint et dit & son mari: il est écrit : (35).
(*) Rabbi Méir était d’une famille de prosélytes- et l'un des plus céiébres Docteurs qui florissaient au 2° siécle. Disciple de R.
KK Tsmaél, de R. Akiba et d’Elischa-ben-Abouya, il fut compris dans
la promotion faite par le martyr, R. Jehouda-ben-Baba. Esprit
transcendant et habile dialecticien, i] écsnait ses auditeurs par la profondeur de ses raisonnements et les ressources surprenantes de
son esprit. Le Talmud le compare « A un géant qui souléve d’énor- « mes rochers et les broie les uns contre les autres... »
Tl vécut du métier de copiste, et, généreux autant qu’instruit, i consacra, chaque semaine, la moitié de son modeste salaire a l'entretien de disciples pauvres. I] avait épousé la célébre Berouria,
fille du martyr R. ’Hanania-ben-Théradion.
(Dictionnaire Sander et Trénel, Supplément) .
-BEROURIA —
C’est un jour de Schabbat.
RR. Méir explique et commente la Loi dans une grande salle,
ou se presse une jeunesse studieuse. I] est étonné de ne pas voir ses deux fils dans |’hémicycle. :
Hélas ! ils sont morts, tous les deux, is a eke instants, et la pauvre mére les a couchés sur le lit, au toad de l’alcéve. ©
Le Rabbin rentre chez lui. z
Ww en Femme, demanda-t-il anxieux, ott sont done nos este > Sen ye ne les ai pas vus de la journée ».
— « Ils auront été au Bet-Hamidrasch, répondh Berouria, en « refoulant les larmes qui lui. montaient 4 la gorge; en tout cas, = « ami, ne t’inquiéte. pas, ils ne seront pas bien loin ».—
.Et elle place sur la table, le vin, la lumiére et ‘la branche de a mye, pour la cérémonie de |’ Habdallah.
a priére achevée, elle dit & son mari: « C Maitre, jai un cas « de conscience A te soumettre ».
2 — « Parle, ma chérie », dit le Docteur de le La
=== (Eh bien, reprit-elle, en, cherchant péniblement sa phrase, -« voici dont il s’agit: Il y a quelques années, un étranger m’a « confié deux bijoux d’une rare beauté. Je les aimais tant ! Je me ' @ réjouissais 4 leur vue ! je les entourais de mes soins, et Jai eu —@ la faiblesse de les considérer comme m "appartenant pour toujours. ~« Mais tout-a-l’heure, pendant que tu étais a Vécole, on est venu «me les redemander, et... j’en suis encore toute émue : se aut-il -@ les rendre ? »
— « C'est une question que ma chére femme ne elena méme "(pas me poser », dit R. Méir, presque sévérement : « certaine- « ment, il faut les rendre, sans regrets, et sans hésitation ! » Et, entourant le malheuieux Rabbi de ses bras, sans proférer une parole, elle l’entraine devant la couche funébre. — « O mes enfants, mes beaux enfants », sanglota le pére ! — — « Ne m’as-tu pas dit, cher ami »), reprit Berouria, en le regardant avec amour, « qu'il ne faut pas. hésiter a restituer les « bijoux qui nous ont été coufiés >? Le Seigneur les a donnés, le « Seigneur lés a repris, que son saint nom soit béni! » — « Que son saint nom soit béni », répéta R. Méir, accablé par la douleur !
Ecuos pes. PsAuMES
Het
Puissent les « péchés » disparaitre ae la terre | et les impies n'étre plus;
prions a pluie pour eux, pour quiils reviennent a des senti- ‘ments meilleurs !
i i (Berakhot, 10°). ae.
CV, 44 : | : : a
weep BYBND Dey] Ba mies On jo
On a demandé a R. Tarphon, devant les Anciens : « Est-ce que la théorie vaut mieux que la pratique, ep © ce qui concerne la Loi? »
I] y eut, a ce sujet, discussion entre R. Tarphon et R. Akiba, mais, a l’unanimité, on déclara que la théorie valait mieux que la pratique, puisque la théorie menait a la pratique.
Et, de méme que la théorie précéde la pratique des « Mitzwoth », la connaissance des préceptes précéde nécessalrement leur accomplissement. Dieu nous récompense rien que d’avoir eu |’intention de faire le bien, avant méme __ Ath que nous ayons pu le réaliser, ainsi qu’il est dit : (44) Eee Et il leur donna le pays des Haters en sorte que du labeur des peuples ils héritérent, pourvu qu ils gardent tes lois, et qu'a ses enseignemenis ils se tienment.
Soeanuat ts 40%).
188 | EccHos DES PsAUMES
TpMEroD Saw TT, NTS Pe, 2 Ou commence le « Grand Hallel ? »
R. Jehouda dit : « Il commence au verset | :
Rendez hommage a I’ Eternel, car il est bon jusqu'au Ps. 137, 1 :
Pres des rives de Babylone.
R. Yokhanan dit : depuis le Ps. CXX :
Cantique des Degrés Pa KOOL
Pourquoi appelle-t-on ce Psaume CX XXV le « Grand « Hallel > » — Parce qu'il nous montre le « Saint-béni- « soit-Il ») veillant, du haut du ciel, sur le monde entier, et fournissant leur subsistance aux grands, comme aux petits.
A quoi s’appliquent les 26 « Hodou » (rendez-hom-
mage), qui figurent dans le dit psaume >? — Réponse :
26 générations qui ont précédé la Promulgation de la Tora et que le « Saint-béni-soit-I] ») a nourries, rien que par un
effet de son immense bonté.
de R. ’Hisda :
Que signifie ce verset (Ps. CVII, 1) :
Rendez hommage a !’Eternel, car il est bon ?
Tl signifie : rendez hommage 4 |’Eternel qui, dans sa bonté, a fixé et facilité |’accomplissement du devoir de chaque individu: pour le riche, moyennant le sacrifice d’un boeuf; pour le pauvre, moyennant le sacrifice d’un agneau; pour |’orphelin, moyennant |’offrande d’un ceuf; et pour la veuve, moyennant l’offrande d’un oiseau.
de R. Josué, fils de Lévi :
Au moment ot le « Saint-béni-soit-I] » dit 4 Adam, aprés la désobéissance de celui-ci : « la terre ne rapportera | « plus que ronces et épines ») (Genése, III, 18), des larmes ont perlé des yeux du premier homme, et il dit: « Maitre « du monde, alors mon 4ne et moi nous mangerons au « méme ratelier > »» Mais quand Dieu répliqua (ibid) : « C’est a la sueur de ton front que tu mangeras ton pain »),
sa pensée s'est rassérénée : il avait compris la beauté de la loi du travail !
(Pessakhim, 118°).
spoon rhe
R. Eliézer interpréte ce verset (2) de la facon suivante :
Qui pourrait expliquer les exploits de I’ Eternel, faire connaitre toute sa gloire ?
Réponse : c’est celui qui peut, sans rien omettre, faire Véloge de Dieu, c’est-a-dire : aucun étre humain !
; (Meguilla, 187).
- Ecuos pes PsAUMES ~
CML, 3
eben my mwy pave “ya “yh
A propos de ce verset (3) :
) Heureux ceux qui observent le Hroit, rae qui pratiquent la justice (*) en tout temps,
on a demandé : « Est-il donc possible de pratiquer la cha- Re « rité « en tout temps », sans interruption >» — « Our», fut la réponse, et ce verset s’applique 4 celui qui veille a Ventretien et a |’éducation de ses enfants encore petits, qui eu demandent des soins de tous les instants, et a celui qui, 4) élevant, dans sa maison, un orphelin ou une orpheline, | pourvoit a leur établissement.
(Ketoubot, 50*) .
mpm ore a Be
de R. Scheschet : Fe a iy %
Celui qui méprise les solennités religieuses, c’est comme sil adorait des idoles, car il est dit (Exode XXXIV, 7) :
« Tu ne te feras pas des divinités de fonte », et ce verset
(8) Dans l’hébreu post-biblique, le mot « Tsedaca » Gastice désigne : la charité:
est complété par le suivant: « Tu observeras la féte des «@ Azymes ».
Celu qui fait des rapports mensongers ou répand des calomnies; celui qui les écoute ou qui sert de témoin A ces mensonges, mérite d’étre jeté aux chiens, comme il est dit (Exode XXII, 30) : « Tu le jeteras aux chiens », et le verset en question se compléte par le suivant: « Tu ne @ prononceras pas le nom du Seigneur a l’appui du men- « songe »..
Demande : Puisque nous avons le « Grand Hallel », pourquoi récitons-nous |’autre ?
Réponse : parce qu'il s’y trouve énumérés les 5 articles suivants : la sortie d’Egypte, la division de la Mer Rouge, la Promulgation de la Loi, la résurrection des morts et les souffrances aux temps messianiques.
R. Isaac dit : parce qu’il y est question de la délivrance des Justes des peines de |’enfer, comme il est dit (VI, 5) :
Ah ! reviens, Eiernel, délivre mon ame.
D’autres disent : parce qu'il y est question de miracle arrivé aux 3 jeunes gens: Mikhaél, ‘Hanania et Azaria, sauvés de la fournaise ardente, et qui se sont écriés ensem-
ble (CVI, 1) :
Rendez hommage a l’Eternel, car il est bon, © car @ jamais dure sa grace.
: D’aucuns prétendent que c’est l’ange Gabriel qui a récité ce verset, lorsque Nemrod, l’impie, eut jeté notre pere
Abraham (*), dans Ja fournaise ardente. Gabriel aurait dit au Seigneur: « Maitre du monde, laisse-moi descendre « sur terre pour refroidir le four dans lequel le Juste doit « périr ». Mais le « Saint-béni-soit-Il » répondit: « Je ( suis seul de mon espéce, comme lui est seul de son espéce; « il convient que celui qui est seul de son espéce, vienne au « secours de celui qui est seul de son espéce ». Et comme Dieu récompense chaque bonne intention, méme si elle n'est pas arrivée 4 exécution, Dieu dit a l’ange : « C'est toi qui, « plus tard, sauveras 3 des descendants de ce patriarche »).
de R. Simon, le Schélonite :
Au moment ot. Nabukodonosor, |’impie, jeta Mikhael, "Hanania et Azaria dans la fournaise ardente, Yourkemi, le « Prince de la Gréle » dit au « Saint-béni-soit-I] » : « Mai- « tre du monde, laisse-moi descendre, sur terre, pour refroi- « dir la fournaise dans laquelle 3 Justes doivent trouver la « mort ». Mais l’Ange Gabriel l’arréta par ces paroles : « Ton intervention ne démontrerait pas la puissance de « Dieu, car tout le monde sait que |’eau éteint le feu; mais « moi, « Prince du Feu », je veux descendre et refroidir « Vintérieur de la fournaise, tout en en surchauffant l’ex- « térieur, et ce sera un double miracle, « un miracle dans « un miracle ». Dieu ayant accordé a Gabriel de descendre, celui-ci entonna le verset :
Ge) D’aprés la Légende, Abraham, pour démontrer & son pere ] manité des idoles dont il faisait commerce, les a toutes mises en pieces, et fut, de ce fait, condamné au supplice du feu, par
Nemrod.
Ecuos pes PsauMES
ae Car @ jamais dure sa "grace.
de R. Nathan : : | ey Ce sont les poissons de la mer ‘qui ont entonné ce chant, car, comme dit R. Houna, les Israélites qui sortirent de
TEgypte, étaient des gens de peu de foi; et, comme l’a expliqué Rabba, fils de Mari : que signifie notre verset (7) :
Il sigmifie : que les Hébreux se révoltérent, en cette heure tragique, se disant : « du moment que nous avons « trouvé un chemin, a travers les eaux, pour échapper aux ia « Egyptiens, ceux-ci en auront trouvé un également pour « nous tomber dessus ». C’est alors que Dieu dit au « Prince de la Mer ») : « Rejette les cadavres des Egyp- -«@ tiens sur la terre ferme ». Et le « Prince de la Mer » d’objecter : « Est-il donc d’usage de reprendre a un servi- « teur un cadeau qu’on lui a fait ? » Dieu lui répondit : « Un jour, quand sera défait l’ennemi d’Israél, prés du « fleuve de Kischon (Juges IV, 21) je te donnerai ta -« compensation ». Et quand les Hébreux virent les Egyp- « tiens rejetés par la mer, ils prirent confiance, comme il est dit (Exode XIV, 31) : « Et Israél vit Mizraim mort -« sur les rives de la mer, et il eut foi en le Seigneur et en « Moise son serviteur »). ae : (Pessakhim, 118*).
OT SUT? TaN} de R. Vokhawan, au nom de R. Jossé, fils de Zimra :
Celui qui veut s’attribuer, personnellement, le mérite d’autrui, Dieu fait attribuer le sien propre & d'autres; celui
“qui, par modestie, attribue a d’autres le succés d’une entre- prise, Dieu sait mettre les choses au point et lui fait attri- -buer le mérite qu'il avait caché. Ainsi, lorsque Moise plaida, aupres du Seigneur, la cause du peuple coupable, il dit : « Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, tes ser-
« viteurs » (Exode XXXII, 13), et le mérite du pardon
accordé est revenu a Moise, comme il est dit : (23)
Et il peut les exterminer, si Moise, son élu ne s était tenu sur la bréche, devant lut, pour détourner sa fureur de les exterminer.
Ezékias, dans une grave circonstance, voulant relever
son propre mérite devant Dieu, en ces termes (Isaie, XXXVIII, 3) : « Souviens-toi, je t’en prie, de ma con- «@ duite devant toi », Dieu lui répond: « Ainsi a parlé — « le Dieu de David, ton pére : j’ai entendu ta priére, j’al « vu tes larmes; aussi, j’ajoute 4 tes jours 15 années; et de « la main du roi d’Assur je te sauverai, ainsi que cette ville, « et je veillerai sur cette ville ».
(Berakhot, 10°).
-EcHos pes PsAUMES
WNL 23
att:
oye pape tee tema wd Sbot aed txt
de R. Cahana, au nom Hein vtomaele
Que signifie ce” verset (Ps. IV, 1) : « Lamnatséakh ' « mismor ledavid » :
Au Maitre du chant, psaume de David ?
Réponse : « Chantez en !’honneur de celui qui se laisse « vaincre et se réjouit de sa défaite »).
Considérez donc comme Dieu se comporte autrement que les hommes : ceux-ci, ayant subi une défaite, en sont attristés; mais le « Saint-béni-soit-I] ») se laisse vaincre et se réjouit de sa défaite, comme il est dit : (23)
Et il pensait les exterminer..
(Pesakhim, 119°).
bbe ome ey"
bon :
r; de 1 ) TG Quand le « Saint-béni-soit-I] vient au temple et qu'il n'y trouve pas 10 personnes réunies (*), il se met en coleére, ainsi qu’il est dit (Isaie L, 2) : « Pourquoi suis-je venu et
-@ ny a-t-il eu personne, pourquoi ai-je appelé sans que
« personne ne me réponde ? »)
Mie de R. ’Helbo, au nom de R. Houna :
Celui qui se fixe un endroit pour y réciter réguliérement la priére, le Dieu d’Abraham lui viendra en aide. Et quand ot il mourra, les gens diront a son sujet: « Adieu, homme « humble; adieu, homme pieux, disciple d’Abraham ».
Viet Et d’ot savons-nous qu’Abraham s’était réservé un en- ; droit fixe, pour y faire sa priére > — Parce qu'il est dit ty -(Genése, XXII, 3) : « Abraham se leva de bonne heure Pity >
~@et alla vers « l’endroit... » que Dieu lui avait dit ».
i on C'est ainsi que nous lisons également : (30) : is . jaa . Alors se dressa Phinée, et il fit justice (?), qe
A Reale et ce fut la fin du fléau;
(:) Pour célébrer un office au temple, il faut 10 personnes ayant dépassé la 13° année: il faut « Minian », ou le nombre reglementaire. ;
(?) Sens ordinaire : « et il pria ».
et cela lui fut tenu pour mérite, d’age en age.
-CVIL, 2
symm Oss Twes myn “Sag Tak
.55 an
‘de R. Yehouda, au nom de Rab :
4 catégories d’individus ont pour devoir de remercier (’) Dieu de les avoir protégés : ceux qui ont voyagé sur mer, et sont rentrés indemnes au foyer; ceux qui ont traversé le désert, sans accident; ceux qui relévent de maladie, et ceux qui sortent de prison.
C’est expressément indiqué, dans notre psaume, en ces tts termes : k
oie hommage a l’Eternel, car il eu bon, | car a jamais dure sa grace. , Qu'ains parlent ceux qui ont été rachetés par mer, quil a rachetés du pouvoir de I’ oppresseur, et que de pays divers il a rassemblés, de l’orient et de l’occident, du septentrion et du midi.
(7) L’usage existe encore aujourd’hui de remercier Dieu pendant un office au temple, quand on a échappé a quelque aenaer Cette priére s’appelle la prigre de « Hagomel ».
‘Ts erraient dans le désert, dans la solitude, ae le chemin pour aller dans une ville ou habiter Ny ils ne le trouvaient pas; ah avaient faim; de plus, ils avaient soif, iy leur Gme en eux défaillait.
Alors ils criaient vers ’Eternel, dans leur détresse, : de leurs angoisses il les délivra, | et Wiles fait cheminer par le droit chemin, 3 pour arriver a une ville ou habiter.
eh ils rendent hommage a l’Eternel pour sa grace, et pour ses merveilles en faveur des humains; car il a rassasié l’adme altérée, et lame affamée, il l’a comblée de biens.
As demeuraien! parmi l’obscurité et les ténébres, captifs, dans l’affliction, et dans les fers, car, ils s étaient révoltés contre les ordres du Tout-Puissant, et’ du dessein du Trés-Haut ils s’étaient moqués; et il avait accablé de souffrances leur ceur, ils avaient succombé, sans que personne les aidat; alors, ils crient vers l’Eternel, dans leur détresse, de leurs angoisses il les sauve :
‘il les fait sortir de l’obscurité et des ténébres, et leurs liens, il les met en piéces.
— Quils rendent hommage aT Eternel, pour sa grace et pour ses merveilles en faveur des humains, car il a brisé les portes d’airain et les verrous de fer, il les a mis en miettes.
a Insensés, par suite de leur conduite coupable, et par suite de leurs iniquités, ils souffraient;
pour tout aliment ils avaient du dégoit, et ils touchaient aux portes de la mort.
Alors ils crient vers l’Eternel, dans leur détresse, de leurs angoisses ils les sauve :
il prononce la parole et il les guérit et il les préserve de la tombe.
Quwiils rendent hommage a l’Eternel, pour sa grace et pour ses merveilles, en faveur des humains,
Hy ef quils offrent, en guise de sacrifices, des hommages, et qu'ils racontent ses ceuvres avec des cris de joie !
Partis en mer, sur des navires, a leur tache, sur les eaux immenses, ces gens virent les ceuvres de |’ Eternel et ses merveilles sur l’Abime.
Et il parle, et il suscite un vent de tempéte, et il souléve les flots !
Ils montent aux cieux, i!s descendent aux abimes, leur aGme dans la souffrance se fond; ils tournent, et ils titubent, tel un homme ivre, et toute leur habileté s’évanouit.
Alors ils crient vers l’Eternel, dans leur détresse, et de leurs angoisses il les tire :
il réduit la tempéte a l'état de brise, et ils se réjouissent de les voir se calmer, et il les méne au port désiré.
Qu’ils rendent hommage a l’Eternel, pour. sa grace et pour ses merveilles, en faveur des humains, et guils l’exaltent dans l’assemblée des peuples, et que dans la réunion des Anciens ils le louent !
ae
Il change les fleuves en désert, — et ses sources d’eau, en sol aride et un peuple fertile en terre salée, a cause de la méchanceté de ses habitants.
Il change un désert en nappe d'eau, et un pays desséché en sources d'eau, et il y établit des affamés, et ils y fondent des villes oi habiter, et ils ensemencent des champs, et ils plantent des vignes, et ils récoltent des fruits qui leur rapportent, et il les bénit, et ils se multiplient beaucoup, et leur bétail, ils ne le laisse pas diminuer.
Et diminuent-ils, et sont-ils abattus, sous les coups du malheur ou de la souffrance, il répand le malheur sur les princes, et il les fait errer dans une solitude sans chemin, mais il reléve l’indigent, le tirant de la misere, et il rend aussi nombreuses que les troupeaux, les familles. A cette vue, que se réjouissent les hommes -droits, et que tous les pervers ferment la bouche !
’ Qui est sage ? eh bien, qu'il prenne garde a cela, de sorte que soient comprises les bontés de I’ Eternel!
Et quelle priére convient-il de dire quand on a été sauvé d'une facon si miraculeuse ?
Aenea Réponse : « Béni soit celui qui nous comble de ses ; « bienfaits ». re
Abai et Mar Soutra disent : c’est un devoir de rendre hommage 4 |’intervention divine dans l’assemblée des fideles.
Ecuos pes Psaumes —
boy ohne: pa> “ND sole ye
: ae R. Isaac :
4 choses cagsent l’arrét prononcé contre nous : la cha- -rité, la priére, le changement de nom (*) et le changement de conduite.
La charité, car il est dit (Prov. X, 2): « Et la
« charité sauve de la mort ». 3
La priére, parce qu’il est dit : (7)
alors ils crient vers l’Eternel, dans leur détresse, et de leurs angoisses ils les tire.
Le changement de nom, parce qu'il est dit (Genése XVII, 15) : « Sarai, ta femme, ne s’appellera plus Sarai, -@ mais « Sara ») sera son nom, et je la-bénirai ».
Changement de conduite, parce qu'il est dit (Jona. III, 10) : « Dieu vit leur conduite et il se repentit du mal « qu'il voulait leur faire, et ne le fit pas ».
(*) On change, encore de nos jours, le nom d’une personne en danger de mort, avec l’espoir, comme dit le Rituel, « que si hat « mort devait frapper un tel, elle ne pourra rien contre un tel qui, « grace au changement de nom, est comme une personne nou- « velle De
902 (4 Ecuos DES PSAUMES
D’aucuns ajoutent également le « changement de rési- « dence »), comme il est dit (Genése, XII, 1) : « Dieu dit « & Abraham: « Quitte ton pays, ton lieu de naissance, « et va vers l’endroit que je t’indiquerai, et je ferai de toi « une grande nation ».
(Berakhot, 35).
En Co |
wis ay Saxe | en x de R. Zakharie, au nom de R. Ismael :
Le « Saint-béni-soit-Il ») a enlevé le Grand-Pontificat a Melkissédec, parce que, aprés la victoire remportée, il a adressé un salut 4 Abraham, en ces termes (Genese XIV, 20) : « Béni soit Abram de par le Dieu su- « préme, auteur des cieux et de la terre, et béni le Dieu « supréme d’avoir livré tes ennemis en tes mains »). Est-il convenable de saluer le serviteur avant son maitre > Aussi, Dieu confia la prétrise 4 Abraham, comme il est dit :
Parole de l’Eternel a mon seigneur :
siege a ma droite,
jusqu'a ce que je fasse de tes ennemis ton marche-pied !
-() Un ancien proverbe hébreu dit : « Celui qui change de résidence, change aussi de « Mazal » (chance).
C’est un serment de I’Eternel, et il sera sans repentance, Tu es prétre a jamais,
A la maniére de Melhkissédec.
. C’est 1a, dit le Talmud, le sens du verset (Genise XIV,
: « Il était prétre du Dieu supréme » : lui, oui; mais
(Nedarim, 32°).
de R. ‘Eiya :
if ~Celui qui jouit du fruit de son travail, est plus grand que celui qui craint Dieu !
Pour celui-ci, il est dit : (1)
Heureux V homme qui craint I’ Eternel, qui a ses ordonnances prend un plaisir extréme;
By cious celutla, il est dit (Pe XXVIL, 2)
Du fruit de ton travail si tu jouts, tu seras heureux et vivras dans la félicité !
male 8.
a mp As yaa wT
. de R Houna et de R. ’Hisda :
VILE veraet (3) :
Le bien-étre et la richesse sont dans sa maison et sa charité persiste toujours,
s'applique a celui qui fait une étude constante de la Loi, afin d’en propager la connaissance, en se faisant des disy ciples; ou méme 4 celui qui copie, de sa main, le Penta- - teuque, les Prophétes et les iE lasiographes pour les préter “ia diautres. | ‘
| ; ‘(Berakhot, 8).
hs) . od Mostyn wea : aR Nani! /
‘i iGehn qui posséde une fortune lui provenant de son pere, 1 s ‘l veut la compromettre ou la perdre tout-a-fait, n’a qu a
OF crea r’ ei. qui est plein de pitié et qui préte, ‘et arrange ses affaires avec rectitude.
ie Que Pou mange et boive, moins que sa formate ne
le lui permet; qu’il s’habille suivant sa fortune, mais qu'il /— entretienne sa femme et ses enfants plus” richement que ne le lui permet sa fortune; car ceux-ci dépendent de lui, et lu nee de Celui qui a dit : « Que le monde soit ».
(Houlin, 87°).
extn | ee:
ND AS] yyw
Hillel l’Ancien, rentrant, un jour, de voyage, entendant des cris de détresse dans la ville, dit : « Je suis sir que ces « cris ne partent pas de ma maison »). A lui s’applique notre verset (7) :
D’une nouvelle facheuse il n’a point peur, ferme est son caur, et confiant en I’ Eternel.
(Berakhot, 60?) .
praxd ye
de R Abshou : poe Hh
(Moise doabea au « Sainte ells ) > par as ipovens la prospérité d’Israél sera-t-elle augmentée ? Dieu lui répondit : par la charité, en prélevant, comme rancon de “notre bonheur, une partie de notre capital, en faveur des "Pauvres Cy | | ‘
Du méme :
oor demanels' un jour, au roi Poalomen, quelle était la puissance de la charité, et il répondit : « Voyez ce que mon - @ pere a dit A ce sujet ») (9) : fe En prodigies: il a donné aux nécessiteux, sa charité dure toujours, .. et sa prospérité augmente avec honneur (?).
ae aa (Baba-Batra, 10°).
B (*) « Tous. les jours du pauvre sont mauvais, comme aussi « toutes Jes nuits : Le toit de sa maison est le plus bas de tous, = = @ et les eaux pluviales descendent des autres toits sur le sien. Sa @ vigne est située a l’endroit le plus élevé de la montagne, et la
« terre de son vignoble descend petit & petit sur les autres vir
« anna? ».
(Baba-Batra, 146»),
Voici ce que R. Akiba fit 8 Tarphon :
R. *Tarphion passait pour étre trés riche, et pour ne pas étre és che table. Un jour R. Akiba vint le trouver et Jui dit ; « Veux- | que. jachéte, pour ton compte, une ville ou deux ? ». R. Tar-
on accepta la proposition et alla chercher, 4 R. Akiba, 400 dinar | - Celui-ci Jes prit et les distribua aux pauvres.
Quelque temps aprés; R. Tarphon, rencontrant R. Akiba, lui « OW sont les domaines que tu as achetés pour moi ? » Pour
‘toute réponse, Akiba le prit par le bras et le conduisit a l’école ot un oa lisait justement, 4 haute voix, ce passage des Psaumes::
En prodigue, il a donné aux nécessiteux, etc. etc.
Et R. Tarphon. de dire a son collégue : : « Pourquoi as-tu agi de « «la sorte et pourquoi as-tu dépensé ainsi l’argent que je t’ai donné pour une autre destination > » R. Akiba lui répondit : « Ne -connais-tu pas l'histoire de Nakdimon, fils de Gorion, qui était « tellement riche qu'il faisait couvrir de tapis de soie le chemin qui callait de sa maison au Bet-Hamidrasch, et qui perdit tout pour « n’avoir pas été assez charitable envers les pauvres, et moi je nai | pas” voulu t'exposer au méme danger. En outre de cela, j’ai tenu @ avoir ma part de aoe devant tere supréme, conformément « au proverbe qui - dit : « Celui qui « fait » donner a plus de « mérite que celui qui ae ».
~ Nous lisons également : Ketoubot, page 66° :
Re “Yokhanan ben Saccai sortit, un jour, de Jérusalem, monte ae un ane, et sutvi d’une foule de disciples. I] vit une pauvre femme ramasser des grains de blé sous les bétes des Arabes. Quand celle-ci reconnut le Docteur de la Loi, elle se couvrit la téte, et, “se placant devant lui, lui cria: « Rabbi, donne-moi de quoi nianger ». — « Mais qui es-tu, ma fille > » demanda R. Yokhanan. — « Je «suis, dit-elle, la fille de Nakdimon, fils de Gorion ! » — « Mais, répliqua | Je Rabbin, « ot donc a passé toute la fortune de ton « pére ? » Elle répondit simplement.: « Le pioverbe de Jérusalem « est plein de justesse : es qu’on met dans Je sel, pour le « conserver, sévapore ».. © Te souviens-tu, rabbi, continuat-elle, «la somme de mon as 8 te tu as imscrite dans mon contrat de « mariage Pas (C C'est un million de dinars en or, dit le rabbin a ses eleves, et c’est moi qui ai dressé le contrat ». Et R. Yokha-
& pane i SE adenine divi tu es pee De tous les
- « accidents de fortune, mais il n’en est pas-de méme si ‘tu les né- « gliges, et le « Saint-béni-soit-Il » demandera un compte sévere « de ta: conduite Dye are Boe 9 eee
Cité par le « / Menorat Hamaor » de R. Aboab.
nie’ DYSON
) Amram, pere de Moise, était un des hommes considérables de son époque. Be
-Quand Pharaon fit exécuter Podieuk décret condam-. nant a la mort tous les enfants males, Amram se dit avec tristesse : « Puisque la famille est définitivement détruite, | -« grace 4 Pharaon, il convient de donner le divorce 4 ma «@ femme ». II le fit, et tous les hommes mariés suivirent son exemple. ON
Sa fille Miriam lui dit alors : « Pére, Ja résolution que « tu as prise, toi, un homme juste, est plus cruelle que le « décret de Pharaon qui ordonne de noyer tout enfant « male dans le Nil. Toi, en effet, par la décision que tu « as prise, tu condamnes garcons et filles, sans exception »).
Frappé de ce discours, Amram reprit sa femme et tous les autres divorcés reprirent la leur. Aussit6t, on entendit les Anges du Ciel qui chantérent: La mére avec les enfants est dans la joie (9) tandis qu’Aron et Miriam dansaient devant le dais nuptial !
(Sota, 12%).