‹ Echos des Psaumes dans le TalmudChapitre 37 sur 47 · CXV · texte numérisé non relu

CXV

mird Oye DWT

de R. Eliézer :

Tout homme qui reste célibataire, n’est pas digne de s appeler un homme, car il est dit (Genése V, 2) : « Male « et femelle, il les créa; il les bénit, et il leur donna le « nom d’Adam, le jour ow ils furent créés ».

du méme :

Un homme qui ne posséde pas de terre, n'est pas un homme, comme il est dit : (20)

Les cieux, les cieux sont a l’Eternel, mais la terre, il l’a donnée aux fils d’ Adam.

Du méme :

Commentant le verset (Genése II, 18) : « L’Eternel « Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je « lui donnerai une aide qui soit digne de lui », il explique : Si le mari est méritant, elle sera son aide; dans le cas contraire, elle sera « contre lui >). }

(Yebamot, 687).

; DES PsAUMES

IT | DEUS ADT.

L’Ecole de Schammai enseigne :

3 catégories d’individus se présenteront au jour du Juge-

ment: les justes parfaits, les impies irréductibles et les i moyens. Les justes sont inscrits de suite, et l’arrét est-scellé, —’ pour la vie éternelle; les impies impénitents, pour |’enfer,

comme il est dit (Daniel XII, 2) : « Beaucoup qui dor-

-« ment dans la poussiére du sol se réveilleront : les uns,

« pour la vie éternelle, les autres pour étre un objet d’igno-

' @( minie et d’horreur éternelles »); les moyens, descendent

en enfer d’ou, aprés de grandes souftrances, ils remonte-

- ront, comme il est dit (Daniel XIII, 9) : « Et ce tiers, je | «le ferai passer au feu et je l’épurerai, comme on épure . Bea « Vargent, je |’éprouverai, comme on éprouve l’or : il in- a « voquera mon nom, et moi, je l’exaucerai ».

C’est sur cette classe d’individus que ‘Hanna a prononcé ces paroles, dans sa sublime invocation (Sam. II, 2) : é « L’Eternel fait mourir et fait revivre, fait descendre dans « le sépulcre et en fait remonter ».

L’Ecole de Hillel dit, au contraire: « Comme « les

@ moyens ») sont a moitié coupables et a moitié méritants,

Dieu fait pencher la balance, en leur faveur, et ils ne vont

pas en enfer; et c’est 4 cela que fait allusion le roi David :

Je suis dans la joie, car Dieu a écouté la voix de mes supplications,|

Les impies d’Israél, et ceux des: autres nations, descendent aux enfers, avec leur corps, pour y étre jugés, pendant 12 mois; aprés ce délai, leur corps n’existant plus, leur ame est brilée et la cendre en est éparpillée sous les pieds des justes, comme il est dit (Malakhie III, 29) : « Et vous « foulerez les méchants, qui se réduiront en poussiére, sous « la plante de vos pieds, au jour que je prépare, dit l|’Eter- « nel des Armées ».

Pour ce qui concerne les « Minim » ou hérétiques, les délateurs et les épicuriens, qui nient la divinité de la Tora et de la résurrection des morts; qui ont commis de nombreux péchés, et en ont fait commettre 4 d’autres, comme Jéroboam, fils de Nabot, ils iront en enfer, pour ne plus en sortir jamais )).

(Rosch-Haschana, 16°).

CXVI, 1 mit | paws D CMTS

Israél dit au Seigneur : Quand suis-je sir de ton amour a mon égard ? — C’est lorsque tu entends ma voix, comme

il est dit : (1)

Je suis dans la joie, car Dieu a écouté la voix de mes supplications !]

Israél dit encore au Seigneur : quoique pauvre en mésaan See Lee ve i rites, je tappartiens tout entier, et je suis digne d’étre secouru par toi !

(Pessakhim, 187).

“myer ‘Sony END +9 Ts de R. ae Je te rends hommage de nb avon: hunaide | ce verset, c'est David qui l’a dit;

le suivant (22) :

La pierre qu’ont dédaignée les macons est devenue une pierre d’angle,

c’est Isaie, son pere, qui l’a dit; le suivant (23)

Cc est par l’intermédiaire de incl que ceci est arrivé ce miracle qui a eu lieu, sous nos yeux,

ce sont ses fréres qui l’ont dit;

le suivant (24)

ce jour, c’est ['Eternel qui l’a fait Exultons, et sevens ae la joie,

c’est le prophéte Samuel qui l’a dit;

le suivant (25) :

O Eternel, viens au secours, ce sont ses fréres qui l’ont dit, et la 2° partie de ce verset : O Eternel, fais prospérer (le royaume)

c’est David qui l’a dit;

le suivant (26) :

Loué celui qui vient au nom de I’Eternel,

c’est Esaie qui l’a dit, et la 2° partie du verset :

Soyez bénis de la maison de I’Eternel, c’est Samuel qui l’a dit;

le suivant (27) :

Il est tout puissant, I’ Eternel, et il nous illumine de sa lumiére,

ce sont tous ensemble qu’ils l’ont dit; et la 2° partie du verset :

Liez le sacrifice avec des cordes, c’est Samuel qui l’a dit :

le suivant (28) :

Mon Dieu puissant c’est toi, et je te rends hommage, c'est David qui l’a dit; et la fin du verset : Tu es mon Dieu puissant, je veux t’exalter,

tous, ensemble, |’ont entonné.

(Pessakhim, 119).

mm oxne “rw

Tie R. Gamliel et Re Akiba il y diccreut sur ie

question de savoir si les enfants des impies israélites ont part a la béatitude éternelle : R. Akiba déclare, et la ma- jorité est de son avis, qu ils n’en sont pas exclus, car il est

dit : (6).

Il garde les innocents, I’ Eternel,

et dans les régions maritimes on désigne les enfants sous le — nom de « Petaim », ou « innocents ».

: (Sanhédrin, 110°).

-CXVI, 6 | Tm ONMS TRY

~ R. Eliézer :

On peut manger, pendant la nuit, du raisin et tn figues, sans avoir d’accident a carer car il est as (6)

Il garde les « sots », I’ Eternel.

Uspeda tae: 30%).

CXVI, 13 STON TT OVID NES Mp DID

Le « Saint-béni-soit-Il ») offrira, un jour, un festin aux Justes, pour manifester sa bonté aux descendants d’Isaac. Aprés qu’on aura festoyé, mangé et bu, on. offrira au patriarche Abraham une coupe pleine pour qu'il récite la bénédiction (*). Mais lui déclinera cet honneur, en disant : « Je ne puis accepter, car de moi est sorti Ismaél ». On l’offrira 4 Isaac, qui se récusera également, en disant : « Je « ne puis accepter, car de moi est sorti Esati ». On I’offrira a Jacob, qui dira : « Je ne puis accepter, car j’ai épousé les « 2 sceurs, du vivant des deux, union prohibée plus tard « par la loi de Moise ». On l’offrira 4 Moise, qui refusera également, en disant : « Je ne puis accepter, car je n'ai pas « été jugé digne d’entrer dans la « Terre Promise »), durant « ma vie, ni d’y reposer aprés ma mort! ») On l’offrira a Josué, qui se récusera en disant : « Je ne puis accepter, car « je nai pas été jugé digne d’avoir un fils ». Enfin, on l’offrira 4 David, qui acceptera cet honneur avec une sainte joie et s’écriera : (13)

La coupe du salut, je la léve et le nom de l'Eternel, je l’invoque.

(Pessakhim, 119°).

(*) Les « Graces », ou prére aprés le repas. Chez les Israé lites du Nord, en jargon « yiddisch », cette priére s’appelle le « Benschen » (benedicere), comme pour dire simplement « prier », on se sert du terme « oren » (orare).

S DES PsAUMES

Suivant la maniére de le lire, en commengant par la > premiere ou la seconde partie, ce verset peut étre interpréte différemment :

Il est temps pour l’Eternel d’agir car ils ont détruit ta Loi

ou bien :

Ils ont détruit ta Loi et, pour ce motif, il est temps d’agir pour |’Eternel (?).

Mae Hillel Ancenie wet a

A une époque ot la Tora est partout répandue, gardela pour toi; 4 une Epoque ou l’on sen montre avare, ré- pands-la; A une époque ow on ne |’aime pas, ne la pee phase pas, comme il est dit : . ¢ yeas

Il est temps d’agir pour ’ Eternel ils ont détruit ta Loi (?).

(t) Dans lintérét méme de ta Loi, comme, par exemple, ns prophete Elie qui, sur le mont Carmel, a enfreint la défense de « sacrifier sur les hauteurs », afin x rétablir Je vrai culte. —

(Raschi) .

(2) Afin de ne pas |’exposer au ene des gens. (R.)

‘de Bar Kappara :

Si tu remarques que la marchandise est bon marché ('*),

fais-en provision, et la ot il n’y a pas d’homme, sois un homme.

"PIR TEE “373

R. Eliézer avait un disciple qui, en présence du maitre,

s était permis de dicter une décision doctrinale. Le rabbin alors dit 4 sa femme: « Je serais bien étonné si ce jeune

homme vivait encore une année! ») Et, en effet, il ne

s est pas trompé, car le malheureux mourut avant ce terme. Sa femme de lui dire: « Es-tu donc prophéte pour avoir

pu prédire cet événement > » Il répondit : « Je ne suis ni prophéte, ni fils de prophéte; mais voici ce que nous apprend la tradition : « tout disciple qui, en présence de son maitre, formule une décision doctrinale, mérite la mort )).

R. Houna trouve l’origine de cette tradition dans le

verset suivant (11) :

Dans mon ceur jai gardé ta parole, Pour ne pas pécher contre toi.

(Eroubin 63?) .

(") Cela s’applique a l'étude de la Loi : il faut, malgré tout,

agir avec la conviction que de meilleurs temps reviendront, « ot la « marchandise augmentera de prix ». (R.)

“mpg cb-ni

A la moitié de la nuit, je me léve pour te rendre hommage.

__R. Simon le Juste dit : Une harpe était suspendue au- ~ dessus du lit de David, et dés qu ‘approchait Vheure de mi- | nuit, un vent du nord se mettait a souffler, et elle faisait aCe ~ entendre, d’elle-mé@me, des sons harmonieux. Aussitét, Da- vid se levait et s’occupait de |’étude de la sainte Loi.

(Berakhoe 3o-

CXEX, 72 : :

Abs} 27] Sexe Ten? “SP

une R. Jossé, fils de ‘Hisma : | -

Me trouvant, un jour, en voyage, je fis th rencontre Pt un | homme qui m’aborda en me disant: « Schalom! » (*) Je lui. -répondis : « Schalom ! »» — « D’ou es-tu, Rabbi > », me demanda |’étranger. — « Je suis, lui répondis-je, d’une - @ ville renommée pour le grand nombre de ses savants ». — « Rabbi, reprit-il, viens demeurer dans mon pays et je

—(*) Littéralement : « paix » - salut!

- « te donnerai des milliers de piéces d’or, des perles et des « diamants ». — « Mon ami, lui répondis-je, tu me don- « nerais tout l’or et toutes les pierres précieuses de la terre, « que je n’habiterais que la ot la science divine est en hon- « neur, comme il est dit dans le livre des Psaumes du roi

« David (72)

Jaime mieux l’enseignement de ta bouche que des milliers de pieces d’or et d'argent.

« Et ce n’est pas tout : le jour ot |l’homme meurt, ce « n'est ni son or, ni son argent qui l’accompagnent, mais « uniquement sa Tora et ses bonnes ceuvres, ainsi qu’il est « écrit (Prov. VI, 22) : « Quand tu marcheras, il (l’en- « seignement de ton pére) te guidera; quand tu dormiras, « il veillera sur toi, et quand tu te réveilleras, il plaidera « ta cause »). Enfin, il est dit: « A moi l’or, et a moi |’ar- « gent, dit |’Eternel, le Dieu des Armées célestes »).

(Traité des Principes, chap. VI).

ONT Ty THEW

de R. Alexandri :

Le miracle que Dieu fait, en faveur d’un malade qu'il gueérit, est plus grand que celui qu'il a fait, en faveur de ~’Hanania, Mikhael et Azaria. Pour ceux-ci, en effet, il

ns agissait de rendre inoffensif un feu allumé par ie main dee’ hommes et que les hommes peuvent éteindre; mais pour la fiévre du malade, il s’agit d’un feu que Dieu seul peut - éteindre.

‘Du méme :

Quand la fin d’un individu est arrivée, la plus faible créature en a facilement raison, comme il est dit : (91)

d’aprés tes jugemenis, il existent aujourd’ hui, car ils sont tous tes serviteurs.

(Nedarim, 41*).

TR'D YSIS TBD pp me] ARR 3?

Le roi David, ainsi que Job et Ezékiel, ont, tous les trois, enseigné la vérité contenue dans ce verset (96), sans en donner |’explication. David a dit :

- De tout objet, je vois la raison d’étre, large est ton commandement, sans mesure.

Job a dit (XI, 9) : « Elle (la vérité) est plus étendue

« que la terre, plus vaste que l’océan ».

Ezékhiel (II, 9) dit: « Je regardai, et voici qu’une « main se tendait vers moi, et, dans cette main, il y avait

« un rouleau de livre. Je le déroulai devant moi, et le « rouleau était écrit au recto et au verso, et contenait des « lamentations, des plaintes et des gémissements »).

Puis Zakharie, fils de Iddo, est venu pour nous appren-

dre que ces différents passages font allusion aux souffrances que les justes endurent en ce monde, et a la félicité qui les attend dans l'autre (*).

R. ’Hisda rapporte que Mari, fils de Mar, a donné

l’explication suivante de ce texte de Jérémie (XXIV, 2)

« Voici : Deux corbeilles de figues étaient placées de-

« vant le Sanctuaire. L’une des corbeilles contenait des « figues excellentes, des figues premiéres; l’autre, des figues « mauvaises et immangeables. Les premiéres désignent les « justes parfaits et les secondes, les impies impénitents )).

(epoubin2 1

(*) Nous rapprochons de cette idée philoscphique, le passage

suivant de Charles Nodier : « Mais, du moins, la vie reccomencera-

t-elle > —- Oui, n’en doutez pas, elle recommencera. « Il n’y a rien, dans cette création, qui n’ait ses harmonies et ses compleéments », si ce n’est le coeur de |’homme; et le rédle qu'il joue sur la terre, ne serait qu’un mauvais é€pisode de plus, dans un drame mal fait, si ce drame de dérision et de cruauté se dénouait par la mort. Cela n’est pas a redouter, parce que cela est impossible ».

(Contes de la Veillée.)

Th nse 7p

ay « Heureux, s’écrie Eliézer, fils de Schamoua, ceux qui € -s‘occupent de |’étude de la Loi, et qui mettent la j jouis- @ sance qu "elle procure, au-dessus de toute autre jouis- ae «, sance »), comme il est dit : (97) | LOE si ate ae

Combien jaime ta Loi | Le jour durant, elle fait l'objet de ma pensée.

(Menakhot, 182).

WCXIX, 99)

nbs wn nn |

de Ben Soma :

~ @ Celui-la est sage », qui ne dédaigne les lecons de personne, comme il est dit : (99)

C'est grace a tous ceux qui m’ont donné l’enseignement (*) que jai acquis l’intelligence;

(*))>Le\\Talmud, d’ accerd avec la tradition juive, traduit : « De tous mes disciples j’ai acquis de la science », vérité pédagogique incontestable. ;

2 Ses

« Celui-la est fort », qui sait vaincre ses passions, comme il est dit (Prov. XVI, 32) : « Celui qui peut maitriser « sa colére est plus fort que le guerrier, et celui qui dompte « ses passions, est plus fort que celui qui sempare d'une « ville »;

« Celui-la est riche »), qui sait se contenter de ce qu'il posséde, comme il est dit (Ps. CX XVIII, 1) : « Du fruit « de ton travail si tu manges, bonheur et contentement a « toi — bonheur a toi dans ce monde, et bonheur 4 toi « dans l’autre — »;

« Celui-la est digne de respect », qui respecte son prochain, comme il est dit (Sam. I, II, 30) : « J’honore ceux « qui m’/honorent, et ceux qui me meéprisent, seront mé- « prisés »).

de Ben-Azai :

Cours apres les bonnes ceuvres, méme aprés celles qui, en apparence, sont peu importantes, et fuis le péché, car une bonne action conduit a une autre bonne action, et un péché, a un autre péché, La récompense d’une bonne action est dans la bonne action elle-méme, et la punition du péché, dans le péché lui-méme.

(Aboth, 97, chap. IV).

PITA aT TT! niwyd ny

Les Cuthéens avaient obtenu, du Roi Alexandre de Macédoine, la promesse de la destruction du Temple de

Rea w EcHos DES PSAUMES a 223,

Jérusalem, aprés avoir calomnié Jes Juifs auprés du mo-

narque (’). | ene,

- Simon-le-Juste (*), ayant été avisé, dans un réve, du danger qui menacait les Juifs, se revétit des vétements sacerdotaux, et, accompagné des principaux personnages de Jérusalem, il se mit en route pour aller, en cortége, chacun portant une torche allumée a la main, a la rencontre d’Alexandre. Ils marchérent ainsi toute la nuit.

Aux premiéres lueurs de |’aube, Alexandre les apercut et demanda 4 son entourage : « Quels sont ces gens ? ») Il lui fut répondu : « Ce sont les Juifs, ce peuple insoumis, « qui s'est révolté contre toi ». Mais, tout-a-coup, distinguant Simon-le-Juste, il descendit de son char et se prosterna devant lui! Etonnés, ses officiers lui dirent alors : « Comment un grand roi comme toi peut-il rendre de tels « honneurs 4 ce Juif > »» Le monarque répondit : « C’est « que, dans chacune des batailles que j’ai livrées, quand « la victoire me souriait, la figure vénérable de ce Juif « s’est montrée 4 moi >). Se tournant alors vers les Juifs, il leur demanda: « Pourquoi étes-vous venus vers moi ? »)

(1) Le Talmud relate cette histoire, 4 propos d’une discussion sur la question de savoir s'il est permis au prétre de porter les vétements sacerdotaux, en dehors du Temple.

(2) « Simon-le-Juste », Grand-Prétre, fut un des derniers des membres de la « Grande Synagogue », corps de savants docteurs, établi par Ezra. Malgré la grande célébrité dont jouit son nom, il est difficile de préciser |’époque a laquelle ce chef a vécu. L’opinion, généralement admise, le place sous Allexandre-le-Grand, et il serait mort l’an 5 de l’ére des Sélencides (308, avant l’ére vulgaire).

(Dictionnaire Sander et Trénel).

Ils lui répondirent : « Sur de faux rapports de calomnia- '« teurs, tu as décidé la ruine d’une Maison, dans laquelle, « chaque jour, on prie pour ton bien-étre et pour la pros- « périté de ton royaume, et nous sommes venus pour em- « pecher ce grand malheur ».

Alexandre leur demanda alors : « Quels sont les gens ~« qui ont cherché 4 m’induire en erreur de la sorte ? »» — « Ce sont les Cuthéens qui sont devant toi », s’écriérent les Juifs. Pour toute réponse, Alexandre leur dit: « Je vous « livre les Cuthéens, faites-en ce que bon vous semblera »)).

Et le Talmud conclut que, dans un cas exceptionnel, quand l’intérét d’[srael est en jeu, il est permis de passer outre des prescriptions religieuses, méme de celles inscrites dans la sainte Loi, comme il est dit : (126)

Il est temps d’agir pour |’ Eternel ils ont violé ta Lot.

(Yoma, 69?) .

CXIX, 162 27 Dy Niiop AP PNT I” "IR WY

de R. Simon, fils de Gamliel :

Tout précepte divin qu’Israél a recu et pratiqué avec joie, il l’observe encore de nos jours; mais il n’en est pas de méme de ceux qu'il a recus sans enthousiasme, comme il

est dit : (162)

a Je me réjouis de ta parole comme celui qui a remporté un riche butin.

Tout précepte, pour |’observance duquel les Israélites “se sont voués spontanément a la mort, a |’époque des persé- -cutions gréco-romaines, ils l’observent encore, mais il n’en est’ pas de méme de ceux dont l’observance ne leur a pas

—couté si cher.

(Schabbat, 130*). | te CXX, 3

ma pus 3S eyoterma 2 [ert

de R. Jossé, fils de Simra :

Que signifie ce verset : (3)

Que te donnera-t-il et que te donnera-t-il encore 6 rarene perfide ?

Voici : le « Ba eRe cote » a dit A la langue : tous les membres de |’homme sont droits, mais toi tu es couchée; tous les membres de |’homme sont a |’extérieur, tandis que toi, tu es a l’intérieur ! Bien plus, je t’ai entourée de deux murs, l’un en os, et |’autre en chair.

de R. Yokhanan :

Celui qui calomnie son prochain, est aussi coupable que s'il niait l’existence de Dieu, comme il est dit (Ps. YII, 9) :

Qu’il supprime, ’Eternel,

toutes les lévres doucereuses,

toute langue qui parle arrogamment, ceux gui disent :

Par notre langue, nous aurons le dessus; nos lévres nous aidant, .

qui sera notre maitre ?

de R. Yossé :

Celui qui calomnie son prochain est frappé de maladie,

ainsi qu'il est dit (Ps. CI, 5) :

Celui qui calomnie secrétement son prochain, celui-la, je l’exterminerai.

de R. Lakisch :

Que signifie le verset de |’Ecclesiaste (X, 11) : « Si le « serpent mord, faute d’incantation, quel profit y a-t-il « pour le charmeur >? »

Une jour, tous les animaux se réuniront et diront au serpent : lé lion déchire, pour dévorer; le loup déchire, pour calmer sa faim; mais toi, serpent, quelle jouissance éprouves-tu en donnant la mort > Et le serpent répondra : Quel profit a la mauvaise langue des dégats qu’elle commet?

EcHos pEs PsauMEs

ie calomniateur commet un péché qui crie vers le ciel,

oh ainsi qu'il est dit (Ps. LXXIII, 9) :

Ils ont des bravades contre ‘le ciel, a la bouche, et leur langue sévit sur Ia terre.

de R. ’Hisda :

Le calomniateur mérite d’étre lapidé.

du méme :

A cause des méfaits du calomniateur, le « Saint-béni- « soit-I] » dit : Nous ne pouvons pas, lui et moi, demeurer ensemble sur la terre, ainsi qu'il est dit (u. s.)

-Celui gui calomnie son prochain, en secret, celui-ld,. je r exterminerai.

du méme encore :

A propos ae Calomneiatene, Dieu dit & peti Toh an en feras ton affaire, en bas, comme moi, je la ferai, en haut.

i i eu nat ‘ i 2

de R. "Hama, fils de ’Hanina :

Quel remeéde y a-t-il pour se guérir du penchant pour la calomnie >? — Si on est instruit, qu’on s occupe de la Tora et si on est un ignorant, qu’on s’habitue a l’humilité !

Un proverbe dit :

La mauvaise langue tue 3 personnes : celle qui calomnie, celle qui est |’objet de la calomnie, et celle qui préte Voreille au calomniateur.

Que signifie ce verset (Prov. XVII, 21) : « La vie et « la mort sont « dans la main » de la langue ». La langue a-t-elle donc une main, et, comme celle-ci, ne peut-elle tuer gue tout prés > — Certes non; car, comme il est dit (Jérémie, X, 7) : « Une fléche aigiie est leur langue ! » Donc, la langue tue aussi a distance.

(Erakhin, 15>).

Page 1