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droit : méme ou He railed avait ay le caroubier, et al fut tout surpris, angoissé méme, de constater que l’arbre avait poussé, qu'il avait de fortes branches et qu'il était chargé de fruits. Il apercut méme prés de l’arbre un gar- -connet qui cueillait des caroubes et s’en régalait ! « Mon
@ c’est mon grand’pére qui l’a planté, mes parents me |’ont
avec des larmes dans les yeux ! — « Son grand’pére ! » —« Mais 3 ce compte, j’aurais donc dormi pendant 70 « ans! »)
Ne sachant que penser, il cherche a se diriger vers la ville, la ville ot il a vu le jour, ot il a grandi, ot il a passé une partie de son existence, et il ne sait comment s orienter | Tout est changé, tout est devenu méconnaissable ‘pour lui: les chemins, les champs et les maisons !
dans |’ame, il s’adresse 4 un passant pour lui demander ou était la maison de Honias. Il lui en désigna une, mais qui ne ressemblait en rien A celle dont il avait |’image dans sa mémoire ! Non, ce n’était pas sa maison ! Il y entre cependant, le cceur battant trés fort, et s’y adresse & l'homme qui paraissait en étre le chef, en ces termes : « Voudriez-vous, « je vous prie, me faire venir le fils de “Honias ? » — « Le fils de “Honias, répliqua l>homme, mais il y a long- « temps qu’il est mort ! » — « Mais vous-méme, qui étes-
« petit-fils de "Honias », fut la réponse! Et, cédant a un mouvement naturel, il voulut attirer 4 lui ce parent dont il
-@ enfant, lui dit-il, tout troublé, sais-tu qui a planté ce -@ caroubier >? » — « Bien sar, répligua l'enfant, je le sais:
~« dit souvent ! » — « Son grand’pére ! » répéta "Honias,
Aprés des marches et des contremarches, et la tristesse
« vous ? »), osa demander ’Honias ! — « Moi, je suis le
ignorait l’existence il y a quelques instants; il se vit repousser durement par lui, comme un indiscret ou un intrigant !
*Honias parcourt la ville, dans l’espoir de rencontrer une figure amie, au milieu de toutes ces rues et toutes ces places qui n’existaient certainement pas quand il y habitat, pas plus que les monuments grandioses qui avaient remplacé les cabanes et les maisonnettes d’autrefois. I] eut l’idée de se rendre a |’Académie ou, jadis, il avait une certaine réputation, et, pour avoir des explications qui lui tenaient a coeur, il se nomma aux Maitres, entourés de nombreux disciples ! Mais avec une visible commisération, doutant de son état d’esprit, on lui répondit: « Malheureux, vous « nétes pas ’Honias, car il y a longtemps qu’il est mort ! »
I] eut cependant la satisfaction, dans les discussions qui eurent lieu, en sa présence, d’entendre prononcer son nom, comme celui d’une autorité en la matiére et de voir la majorité se ranger a son opinion. Mais, malgré cette petite satisfaction d’amour-propre, il ne se sentait plus le courage de
. vivre et il implora Dieu de lui prendre la vie! Dieu
l’exauca ! (*)
De la vient le proverbe qui dit: «« La Société ou la mort »).
(Taanith, 237).
(*} Comparer l’histcire d’Epiménides.
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A propos du précepte (Deut. VI, 7) : « Tu les incul- « queras a tes enfants et tu en parleras, soit dans ta maison « ou en voyage, en te couchant et en te levant », on a donné |’enseignement suivant : les préceptes divins doivent tétre tellement familiers, que si quelqu’un t’interroge, a leur sujet, tu puisses répondre sans la moindre hésitation, comme il est dit (Prov. VII, 4) : « Dis a la Sagesse, tu es « ma sceur, et appelle la Raison ton amie; attache-les a tes « doigts, inscris-les sur les tablettes de ton coeur ». II est dit aussi : (4) | ~ Comme des fléches, & la main d’un guerrier, |
ainsi sont les enfants qu’on a eus dans sa jeunesse ! Heureux homme qui a rempli son carquois de ces traits !
Ils ne seront pas couverts de confusion,
quand ils parleront avec leurs ennemis, a la porte de la ville.
de R. ’Hiya, fils de Abba :
Méme si pére et fils, maitre et disciple, discutent ensemble en véritables adversaires, sur ]’interprétation d’un texte de la Loi, chacun défendant sa maniére de voir, ils ne manqueront pas, la bataille terminée, de redevenir amis.
(Kiddouschin, 307).
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Voici la méthode infaillible pour faire des progrés dans les études sacrées : Manger du pain avec du sel (*), boire de l’eau avec mesure, coucher sur la dure, vivre de privations et travailler assidtiment. Si tu agis de la sorte (2) :
C’est le bonheur et la prospérité pour toi :
tu seras heureux dans ce monde et dans l’autre !
(Aboth, chap. VI).