AV ‘23 55) “ES
de R. Eliézer :
Le verset de Jérémie (XJ, 11) : « Voici, je fais fondre « sur eux des calamités dont ils ne pourront s’échapper », fait allusion a la plaie des disciples de Zadok, ainsi qu’il est dit : (1) L’insensé a dit dans son ceur :
il n'y a pas de Dieu !
(Yebamot, 63°).
KV F2TN2 AE aT
La loi de Moise comprend 613 préceptes que David a réduits 4 11, ainsi qu'il est dit (1 et suiv.) :
Eternel, qui séjournera dans ta tente ?
qui demeurera sur ta montagne sainte ? etc.
(Maccot, 247).
Lorsque R. Gamliel lisait ce psaume, il se mettait a pleurer, en disant : « Ne serait-ce donc qu’en accomplissant tous ces préceptes qu’on est sar de ne chanceler jamais ? Mais les rabbins de lui répondre : il n’est pas écrit « celui qui les observe tous »), mais celui-la méme qui n’en observe qu’un seul.
(Maccot, 247).
VD ; Wes INN? | BOP Son argent, il ne le préte pas a usure (*).
de R. Simon, fils d’Eléazar :
Celui gui préte 4 usure, verra ses biens diminuer.
Maccot, 24?.
(*) On a tort de traduiie le mot néchekh par « usure », qui signifie un taux supérieur au taux légal, aucun taux n’existant chez aucun peuple de l’antiquité. La Bible dit simplement (Deutéronome XXIII, 20) : « N’exige point d’intéréts de ton frére, intéréts pour « argent, intéréts pour denrées, ou pour toute autre chose suscepti- « ble d’accroissement ».
Voici, a ce sujet, la note de feu le Grand-Rabbin Wogue :
« La distinction de notre texte: « N’exige point d’intéréts de «ton frére...; a l’étranger tu peux préter a intéréts », porte bien « moins en réalité sur le « frere » et « |’étranger », comme tels, « que sur leurs professions respectives : l’Hébreu étant essentielle- « ment agricul lteur, et les nations voisines commercantes. Le pret « fait A ces derniéres « pouvait » donc, peut-étre « devait » méme, « @tre productif d’intéréts, représentant non seulement le service « rendu, mais les risques du capital et le chomage pour le préteur; « le prét fait a l’Hébreu « devait » étre gratuit, parce qu'il n’est « que comme « une ceuvre de charité » réclamée par des besoins « momentanés.
« Il résulte de ce qui précéde : 1° que l’usure est condamnée, « sans restriction, non par la lettre du mosaisme, qui |’ignore, mais « par son esprit éminemment humain (Ex de XVI, 21, XXIII, 9, « Deut. X, 19, etc.) ; 2° que la perception d’intéréts n’est licite « qu’envers le commercant, Paien ou non, spéculant sur ou avec « des capitaux; 3° que le prét gratuit est, de rigueur envers le néces- « siteux, israélite ou non, si mieux on n’aime lui faire un don pur « et simple ».
(Le Pentateuque, par L. .Wogue, Deutéronome, page 275, note 1).
(Voir aussi: S. Munck « La Palestine », page 210, col. 1).
UV 2 spoy-ba hath ms WN lo pox
La Communauté d’Israel a dit au Saint-béni-soit-Il : « Maitre du monde, compte-moi pour un mérite d’avoir fait « connaitre ton nom parmi les peuples ». Dieu lui répondit : « Ce n'est pas a toi que j’attribue ce mérite, mais aux pa- « triarches Abraham, Isaac et Jacob qui ont fait connaitre « mon nom, ainsi qu'il est dit : (2)
Aux saints qui sont dans le pays et en font la force, toutes mes préférences.
(Menakhot, 53%).
XVI, 8 an ag? aT aw
de R. ’Hana, fils de Jonas :
Celui qui récite sa priére doit se comporter comme s'il avait la Majesté divine (*) en face de lui, ainsi qu'il est dit :
Je me représente I’Eternel devant moi, constamment, car, sil est a ma droite, je ne chancellerai pas.
(Sanhédrin, 227).
(#) Schekhina.
XVI, 9 ‘maa? jaw ws FN
Il y a 7 personnes qui, aprés leur mort, ne deviennent pas la proie des vers; ce sont: Abraham, Isaac, Jacob, Moise, Aron, Miriam, et Benjamin, fils de Jacob. D’autres, ajoutent aussi David, car il est dit : (9)
D’ ou joie pour mon ceur et exultation pour mon ame; méme mon corps repose en sécurité.
(Baba Batra, 17?)
XVI, 10 PIN WE) SISMND | 1p
de R. Josué, fils de Lévi :
Il y a 7 noms pour désigner |’enfer; ce sont :
« Abadon », ou perdition; « Beér-Schakhat »), ou puits de la destruction; « Bor-Schaon », ou fosse du mugissement; « Tit-Hayawen »), ou argile de la boue; « Zalmawet »), ou ténebres de la mort, et « Eretz-hatakhti », la terre inférleure, ainsi qu'il est dit : (10)
Car tu ne m’abandonnes pas au séjour des morts et n assujettiras. pas ton fervent adorateur a la décomposition.
(Eroubin, 19*).
XVIL 14
TTT oT
Des mortels, ouvrage de ta main, Eternel, des mortels de ce monde, qui ont leur partage dans cette vie.
Lorsque le gouvernement impie des Grecs eut défendu,
sous peine de mort, de s’occuper de |’étude de la sainte loi, R. Pappos, fils de Jehouda, interpella,. un jour, en ces ter- ~ mes, R. Akiba qui faisait des conférences en public et entretenait ses auditeurs des beautés de‘la Tora: « Akiba, ne crains-tu pas l’autorité > » R. Akiba lui répondit : « Permets-moi de te raconter une fable » :
« Un renard se promenant sur les bords d’un ruisseau vit des poissons qui, réunis par groupes, nageaient d'une rive a l’autre. I] leur adressa ce discours : « Pourquoi fuyezvous de la sorte > » — « A cause des filets que jettent les hommes », fut leur réponse. — « Venez donc sur terre, reprit-il, et nous vivrons ensemble comme |’ont déja fait nos ancétres »». E:t les poissons de lui dire : « C'est toi qu’on nomme le plus rusé des animaux ! Vrai, tu n’es qu'un sot. Comment ! nous sommes continuellement sur le qui-vive dans notre propre élément, et tu voudrais que nous nous. aventurions dans un élément ow notre perte serait certaine > »
Et R. Akiba continua ainsi: «. Nous sommes dans la peine et accablés par le malheur, maintenant que nous nous livrons a ]’étude de cette Loi, dont le texte sacré dit :
« car elle est ta vie et la longueur de tes jours »), (Deutéro- « nome, XXX, 20); que n’arriverait-il pas si nous la dé- « laissions ! »
Peu de temps aprés, on arréta Akiba et on le jeta en prison. Ainsi fut fait 4 Pappos. Alors celui-ci de s’écrier : « Heureux, Akiba, qui te trouves ici pour étre resté fidéle « ala Loi, et honte 4 Pappos qui se trouve ici dans des « conditions moins honorables »).
Lorsqu’on conduisit R. Akiba au supplice (7), c’était le moment de la priére du « Schema » (7). On lui arracha la chair avec des tenailles et il supporta, avec joie, « le joug du royaume ceéleste ») (2). Ses disciples, autour de lui rangés, s écrierent : « Cher Maitre, faut-il donc pousser si loin « la résignation aux décrets du Ciel > » Avec sérénité, il leur répondit : « Chers enfants, pendant toute mon existence, « j/étais tourmenté au sujet de ce verset: « Tu aimeras « Dieu de tout ton cceur, de toute ton ame et de tout ton « pouvoir (Deutéronome, VI, 5), c’est-a-dire que méme si « Dieu nous demande la vie, nous n’avons pas le droit d’hé- « siter |! Et je’me disais souvent : Quand se présentera-t-elle « l’occasion de donner a Dieu ce supréme témoignage « d'amour ? Et maintenant qu’elle se présente, je ne saisi- « rais pas l’occasion de remplir mon devoir ! »)
Quand il prononca le mot « Ekhad » : « Dieu est un »,
il traina sur la derniére syllabe jusqu’au moment ou il rendit ame.
(?) Voir « Considérations sur le Judaisme », par H. Meiss, page 123
(2) Proclamation du dogme de |’Unité de Dieu.
(3) Expression pour désigner |’épreuve. consentie avec joie.
Alors une voix céleste (‘) se fit entendre, en ces termes :
« Heureux, trois fois heureux, Akiba, car ton ame s'est « envolée au mot « Ekhad ! »
Et les Anges (?) dirent au Saint-béni-soit-Il : Est-ce la la récompense que tu réserves 4 ceux qui observent ta Loi ?
Des mortels, ouvrage de ta main, Eternel, des mortels de ce monde gui ont leur partage dans cette vie (*).
Et Dieu leur répondit : « La vie est son partage »).. On entendit la voix céleste qui proclama :
« Heureux, trois fois heureux, Akiba, la béatitude éter- « nelle est ton partage (*).
(Berakhot, 617).
(t) Littéralement : « une fille de la voix ».
(?) Les Israélites, 4 leur retour de |’Exil, rapportérent de Babylone le nom des Anges, le nom des mois et les lettres de |’alphabet.
(S. Karppe, le Zohar).
(3) Voici comment Raschi explique l’application de ce verset a la douloureuse histoire de R. Akiba : « C’est de ta main, Seigneur, « et non de celle des hommes qu’il aurait da mourir ».
(4) R. Akiba fut un des 10 Martyrs de la Foi, une des plus
intéressantes victimes de la politique romaine.
Voici ce que dit, 4 son sujet, feu le Grand-Rabbin Ulmann : « Il (Akiba) est aussi un des docteurs qui auraient voulu rendre « impossible ]’application de la peine de mort. Il embrassa le parti « de Bar-Cokhéba, et, dans la grande révolte des Juifs, sous Adrien, « il fut arrété et condamné 4 mort. I] subit le martyre 4 Césarée ».
(Voir : Priégre du jour de Kippour, office de l’aprés-midi, qui commence ainsi: « C'est vers toi, mon Rocher, que jétends mes « mains suppliantes ».
XVII, 15 Ta TIT Psa Hs
de R. Tosdai, fils de Yanai :
Considére la différence qu’il y a entre la maniére d’agir de Dieu et celle des hommes : Quand quelqu’un offre un grand présent a un souverain de la terre, on se demande, tout d’abord, si le dit présent sera agréé, et, ensuite, si on aura Vhonneur de voir le souverain !
I] en est tout-a-fait autrement du Saint-béni-soit-Il : si vous faites |’auméne, @ un pauvre, de la plus petite piéce d’argent, ce don sera agréé, et le donateur sera admis a contempler la Majesté divine, comme il est dit : (15)
moi, dans mon innocence, je contemplerai ta face, je me rassasierai, a mon réveil, de ton image.
(Baba Batra, 16).
ONTTSD OED ow PAX, 2
Les cieux racontent
la gloire du Tout-Puissant et l’activité de ses mains
a pour héraut le firmament.
« L’activité de ses mains », c’est l’activité des Justes, qui, grace a leurs priéres, font tomber la pluie, en temps voulu.
(Ketoubot, 5*). ‘
EcHOos DES PSAUMES 49
xx, 2:
Spy aby 1D Sze”
de R. Abinn, le Lévite :
Pourquoi est-il dit : (2)
Puisses-tu trouver un haut refuge dans le nom du Dieu de Jacob, et pourquoi pas le Dieu d’Abraham ou d’Isaac ? C’est que Jacob, ayant eu les soucis d’une nombreuse famille, a da invoquer le secours de Dieu, en faveur de ses enfants, bien souvent, et se connaitre, mieux que les autres, en fait de priéres.
(Berakhot, 147).
XXII, 7 wrx) myn “So
Le Saint-béni-soit-i] dit a Israel :
« Je vous aime )»), parce que au moment ou je vous
éléve, vous vous abaissez devant moi ! J’ai conféré une
suprématie 4 Abraham et il m’a dit : (Genése XVIII, 27)
~ « Je ne suis que:poussiére »). J’ai distingué Moise et Aron,
et ils m’ont dit: (Exode XVI, 8) « Mais nous, que sommes-nous ? » J’ai élevé David et il m’a dit : (7)
Mais moi, je ne suis qu'un vermisseau, et non un homme, lopprobre-des gens et le rebut du peuple !
vy, Mais il en est autrement des nations du monde : Nem- Naa rod, Pharaon, Nabuchodonosor, Hiram, roi de Tsour, que. J'avais élevés, ne se sont exprimés qu’en propos orgueilleux.
~ (Genése, VI; Exode, 5; Rois, XVIII; Isaie, XIV). (Houlin, 89").
XXIII, 4 : Y yey Pee sa xyien> mys xa TONvp O3 he
de R. Isaac :
Ce verset: Méme quand je viens dans une vallée, a l’ombre mortelle, s’applique a |’imprudent qui dort a l’om- . avity bre d’un arbre isolé ou 4 l’ombre projetée par la lune (*).
(Pesakhim, 3°).
(*) C'est sous I’influence du « Parsisme » que les Juifs Apes croyaient a l’existence des démons, doctrine contraire 4 l’esprit du
monothéisme. Mais méme au moment ot le peuple parlait de Lilith, j Aschmédai et autres chefs de l’armée des démons, il ne les considé-
| rait que comme des étres dépendant de la puissance divine, comme des « messagers chargés d’exécuter certains ordres,
« dans des circonstances spéciales ». C’est ainsi que nous voyons,
dans la Bible, « les anges de la destruction (malakhé-’habala) »,
' ne faire leur office que sur 1’ordre et d’aprés les plans de Dieu. | C’est Dieu qui les délégue pour détruire Sodome et Gomorrhe, et
cest lui aussi qui les envoie pour frapper les premiers-nés des
Egyptiens.
Mais, comme nous l’avons dit, ils ne constituaient pas une puis- — sance rivale 4 celle de Dieu. Nous en trouvons la preuve dans le — livre de Job ot le Seigneur abandonne, corps et biens, ce malheu- —
Ecuos pEs PsaumMEs 45]
TE Bw vie’ eh
de Jossé, fils de Jehouda :
La manne qui est tombée pour nourrir les Israélites a
formé un tas tellement élevé qu’il fut apercu par tous les rois de |’Orient et de |’Occident, comme il est dit : (5)
Tu dresses devant moi la table en présence de mes adversatres.
(Yoma, 76°).
=) aie)
De David, un psaume.
Cette locution nous apprend que David chantait, d’abord accompagné d’un instrument, et que ce n'est qu’aprés que inspiration lui venait de Dieu.
reux. 4 Satan, mais avec la restriction formelle de ne pas attenter a sa vie.
Au dire de certains docteurs du 4° siécle, les démons sont plus nombreux, sur terre, que les hommes. R. Houna prétend que chacun de nous, sans s‘en rendre compte, « en a mille a sa gauche et dix « mille a sa droite »; ils sont partout : dans l’air, sur les arbres, sur les flaques d’eau, sur les fleuves, sur les fleurs au parfum enivrant, sur nos aliments et notre boisson. Seulement, ils sont impuissants « devant ce qui est compté, ce qui est mesuré et ce qui est « scellé », et l’on peut conjurer les esprits malins en prononcant une certaine formule. :
nee we EcHos pes PsauMEs
De la nous déduisons que la « gloire divine » (*) ne se complait ni @ la paresse, ni a la tristesse, ni a la gaité grossiére, ni aux propos légers, mais a la j joie saine, résultant du sentiment du devoir acompli. C’est ainsi qu’il est dit (II Rois, IV, 15) : « Alors amenez-moi un musicien. Et tandis que « celui-ci jouait de son instrument, l’esprit du Seigneur « s’empara du prophéte ».
(Pesakhim, 117?).
ma van San myer past ayr2
Celui qui goiite un produit de la terre, ou éprouve une jouissance quelconque sans en remercier Dieu en récitant une bénédiction, est comme sil avait goité de ce qui est : interdit, ou appartient a mail en propriété, ainsi qu'il est dit : (1) i A l’Eternel appartient la terre et ce qu'elle contient, 2 le monde entier et ceux qui y habitent. if
(Berakhot, 35°).
ma ‘aw Dan mio pay mT?
de R. ’Hiya, fils de Abba :
. Je me suis trouvé, un jour, 4 Lidkia, chez un héte, quand on a apporté une table en or, de la charge de 10
(*) Schekhina.
Yer
o Dents ‘appartient la terre et ce qu'elle co et. as la tapaae ils disaient :
Le Ciel, Te Ciel est a Dieu, et la terre, il l’a donnée aux fils — d'Adam.| — (Schabbat, 119°).
Poa : :
mace San meer page om
Quel: est le cantique qu'il convient de réciter Tey a jour : de la semaine ? — C'est : |
AT Eternel appartient la terre et ce qu’elle contient, — car, c’est Dieu qui a créé le monde, qui le gouverne, etc "est
lui qui est notre Maitre.
(Rosch-Haschana, 31 . :
XXIV, gf
sist mason sto pisby sn 3
Car c'est lui qui, au bord des mers, en a mis les uae
Ecuos pes PsauMES
ie
ane a ae a noms des 7 mers et es a teave: qui eat Bae ic pays d'Israéel : la mer de Tibériade, de Sodome, de Hilat de Hilta, de Sibkhi, d’Aspamia et la Méditerranée. Les kth flenves sont : le Jourdain, le Yarmokh, le Kirmiya et Pina. Eu ie | (Baba Batra, 74°). ees
wot Tt
ac nae Crest la, la race de ceux qui te recherchent,
qui sont en quéte de ta face.
fone sujet de l'interprétation de ce verset, il y. a la discussion suivante : F'st-que le juge souverain se régle sur la ~ ‘conduite du chef ou sur celle de la masse ?
R. Schimon, fils de Yokhai nous apprend que, lors du
- du régne de Jehoyakim, roi de Juda, Dieu voulait réduire le monde a néant 4 cause des péchés de ce roi, mais il s’est ravisé, en considérant les mérites des gens de cette époque.
De méme, au temps de Sédécias, Dieu voulut détruire le monde a cause des péchés du peuple, mais 4 cause des seuls i - mérites du roi, il a renoncé 4 cette terrible mesure.
| (Erakhin, 177).