‹ Echos et glanuresChapitre 49 sur 51 · DE LA · texte numérisé non relu

DE LA

Semaine IReliaieuee î)e ©uébec.

Le mercredi, 22 septembre, au lendemain même du jour où, il y a cinquante-trois ans, Monsieur l'abbé Louis- Honoré Paquet recevait l'onction sacerdotale, avaient lieu ses funérailles au monastère des Franciscaines Missionnaires de Marie, à Québec.

Son ancien condisciple au Séminaire Français de Rome, Son Eminence le Cardinal Bégin, voulut chanter lui-même le service auquel assistaient Nos Seigneurs Bruchési, archevêque de Montréal, Labrecque, évêque de Chicoutimi, et Brunault, évêque de Nicolet, ainsi qu'un grand nombre de prélats, de chanoines, de supérieurs de communautés et de membres du clergé séculier et régulier. Les Directeurs de la Caisse d'Economie de Notre-Dame de Québec avaient voulu aussi donner, par leur présence, ce témoignage d'estime et d'affection à celui qui, depuis quinze ans, leur apportait son concours judicieux et éclairé dans la conduite des affaires.

Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet naquit à Saint-Nicolas le 23 octobre 1838.^ Il fit ses études au Séminaire de Québec. Après son ordination sacerdotale, il dut prendre une année de repos, et partit ensuite pour Rome avec son frère l'abbé Benjamin, et un ecclésiastique plus jeune, l'abbé Louis-Nazaire Bégin, le futur cardinal-archevêque de Québec. Après trois années d'études, il revint au Canada pour être attaché comme professeur au Séminaire et à l'Université Laval. Les cinquante années de sacerdoce qui lui restaient à vivre se partagent dès lors en deux

1. Il était le frère de Monseigneur Benjamin Paquet, qui fut recteur de l'Université Laval, et oncle de Monseigneur Louis-Adolphe Paquet, Protonotaire ApostoUque et Vicaire général de Québec.

périodes bien distinctes, l'une plus longue, plus brillante, ce sont les trente années durant lesquelles il fait partie du Séminaire de Québec ; l'autre plus courte, plus retirée, mais non moins active, ce sont les vingt ans qu'il consacre à la communauté des Franciscaines Missionnaires de Marie.

Dans la première période, l'abbé Louis-Honoré Paquet se manifeste professeur aimé, suivi et écouté, tant il apporte de clarté — la politesse des professeurs — dans son exposé de la doctrine ; orateur captivant, conférencier apprécié, controversiste redoutable, causeur charmant. Sa connaissance de la langue anglaise le met en relations avec un certain nombre de familles protestantes parmi lesquelles il exerce un apostolat couronné des plus encourageants succès. Sa délicatesse, son tact, le talent de savoir prêcher la vérité tout entière, mais sans jamais blesser la charité envers les personnes, veritas in caritate, lui ouvre un grand nombre de cœurs qu'il a la joie de ramener à Dieu et de faire rentrer au bercail.

Dans la seconde période de sa vie. Monsieur l'abbé Louis- Honoré Paquet se donne tout entier à l'œuvre de l'Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement, dans le diocèse de Québec. Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque venait de confier cette œuvre aux Franciscaines Missionnaires de Marie pour être la garde d'honneur permanente autour du trône de Jésus, au nom de Varchidiocèse tout entier.^

A cette œuvre, il faut un temple ; à ces religieuses, il faut un monastère. Grâce à l'habileté de Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet, on voit bientôt s'élever sur les hauteurs qui dominent la vieille cité de Québec, un temple magnifique qui est comme l'expression imposante et durable des sentiments du diocèse tout entier envers le Dieu caché qui continue dans la Sainte Eucharistie sa mission de Rédempteur du monde.^

Entre temps, Monsieur l'abbé Louis-Honoré Paquet trouvait encore le moyen de créer un nouveau centre au Tiers-Ordre de Saint-François, en fondant la fraternité du Très Saint Sacrement p

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