‹ Éclairage Moderne et HygièneChapitre 6 sur 57 · RU · texte numérisé non relu

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des morceaux de bois dans le brasier pour éclairer la salle du festin. Les premiers flambeaux furent de simples morceaux de bois de chêne, trempés dans la poix, la résine ou l'huile. Plus tard apparurent les lanternes : le « phanos » et les lanternes de corne.

L’éclairage des rues était inconnu des Grecs. La nuit jetait sur leurs débauches un voile complice qu'ils se gardaient bien de déchirer. Seuls les fanaux qui vacillaient au-dessus des portes des lupanars de l’agora perçaient les ténèbres. Seuls, les chants et les cris des matelots attardés dans les cabarets du Pnyx troublaient le silence.

À Rome, la nuit commençait avec le coucher du soleil. La grande clepsydre du Forum était arrêtée. À « vesper » (la chute du jour), succédaient « crepusculum » (le crépuscule), « prima fax » (la première torche, l’heure où dans les rues s’allumaient les premières torches), « corticinium » (le silence), « concubitum » (le repos), « gallicinum » (le chant du coq), « matutinum », (le matin). Seules, les rues des lupanars étaient éclairées : la voie suburrane, repaire des courtisanes de bas étage, qui se tenaient assises devant leurs maisons illuminées de petites lampes; Île « vicus Patricius » sur le Mont Esquilin; les arcades du Circus Maximus.

Les patriciens faisaient porter leurs lanternes par les esclaves appelés lanternarii, les simples citoyens portaient la leur à la ceinture. Quant aux miséreux, Juvénal! nous a conté leurs infortunes dans la Sa-

üre III.

a Juvénal. Satires. Texte et traduction. Collection Guillaume udé.

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