‹ Éclaircissemens sur l'Apocalypse et sur l'Épitre aux Hébreux, ou analyse de leur compositionChapitre 19 sur 48 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Joie dans le ciel sur le jugement de Dieu contre la grande prostituée. — Noces de Tdgneau. — Apparkion dans le ciel du Fidèle et du Véritable monté sur un chei^al blanc , suiifi des armées du ciel. — Leur victoire sur la bëte et sur les armées des rois de la terre. — Les oiseaux se rassasient de la chaii^ des morts.

Nous avons vu^ dans les deux chapitres précédens^ la description de la grande prostituée et sacondam-* pation* La béte sur laquelle elle était assise avait dix cornes qui sont dix rois ; ces rois combatiront contre l'agneau, mais Fagneau les vaincra. La chute de la grande Baby lotie est annoncée , et Tyr est mise à sa place pour en fournir les malheurs. Le tout est emprunté des prophètes Ezéchiel , Daniel et Jérémie. 'Maintatiantinous voyons dans ce chajûtre dix-

neuviènici Taccomplissement de ces promesses et de ces menaces; Dieu juge la grande prostituée \ et il venge le sang des saints qu'elle avait répandu ; nous voyons aussi la victoire de Fagneau ou du fidèle sur les rois de la terre.

Des voix dans le ciel expriment leur Joie ^ de ce que le Seigneur notre Dieu a jugé la grande prostituée j à cause de ses impudicités et de ses meurtres. Sa famée montera aux siècles des \siècles. Ceci est imité d'Esaïe, XXXIV, 9, 10 , parlant des ehnemis de Sioh , dont la terre deviendra de la poi^c brûlante, qui ne sera point étpinte, sa fumée montera éternellement. On retrouve la même image , Apoca-t lypse, XIV, 11; XVIU, 9.

Les vingt-quatre vieillards et lés quatre animaux se prosternèrept devant Dieu , en disant : Alléluia î Ce sont les mêmes que ceux du chap. IV , 4t 6, 10, qui chantaient aus$i la gloire de Diç^u ^ et qui se prosternaient aussi devant lui.

On voit , dans le chapitre vingt-unième , que réponse de Tagneâu est la cité sainte , illuminée de la clarté de Dieu ; c'est la nouvelle Jérusalem qui descendait du ciel d'auprès de Dieii , et ceux qui sont appelés au banquet des noces de l'agneau^ sont ceux avec lesquels Dieu habitera , dont il sera le Dieu.

L'auteur fait probablement allusion à Esaïe, LXII, 4> 5 , où le Prophète prédit à Jérusalem que Dieu la rétablira et prendra son bon plaisir en elle ; que Dieu se réjouira d'elle de la joie qu'un opoux a de son épouse.

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Dupuis &it remarquer qu on donne pour parure^ h répouse de l'agneau , les attributs de la lumièrej. le vêtement blanc (XIX, 8) qui caractérise le peuple lumineux qui ibrme le cortège d'Ormusd (III, 4> 5) , et que les prêtres catholiques prennent à )a cérémonie pascale , où ils ne sont revêtus que de Faube, Le blanc est affecté au principe lumière, pomme le noir au principe ténèbres.

On reconnaît rhomme vêtu de lin, de Daniel, dans )e }uge fidèle e% véritable qui parut dans le ciel ou-r vert, monté sur un cheval blanc, dont les yeux étaient comme une flamme de feu ; il était vêtu d'une robe teinte dans le sang, une épée tranchante ^rtait de sa bouche. Les yeux de Thomme vêtu de lin étaient commç des lampes de feu f et noua avons \\i que le génie lumineu:^ , bu le fils de rhomme du premier chapitre , qui correspond à rhomme vêtu de lin, avait une épée à deux tràurchans qui sortait de sa bouche , ses yeux étaient pomme une flamme de feu. C'est le même que le Fils de l'homme deDaniel(VII, 15) qui venait avec les nuées des cieux , et qui- reçut la seigneurie et Icf règne de l'ancien des jours. ;

Dans le premier chapitre, il est aussi vêtu d'une longue robe , mais e|le n'est pas teinte dans le sang. Ce sang devait être ^on propre sang (i) ; car, an

(i) Il pourrait y avoir ici une imitation dEsaïe , LXIII , i — 3, où celui qui vient d'Ê^om a les vétemens teints en rouge , du sang qui a rejaUli dp cpnpf ^ cevu qu'il foulfiit 9u%, pieds» DmsJ^'AiMDiealYpse

chapitre VU ^ 9 > ta multitude des personnes qui étaient vêtues de robes blanches less; avaient lavées et blanchies dans le sang de l'agneau ; et noua lisons au chap. I , &: à ce Jésus qui nous a aimés , et qui nous a la^és de nos péchés par son sang.

Le même fidèle , qui était monté sur un cheval blanc y gouvernera les nations avec un sceptre de fer ; et nous avons vu ( 11^ yf) que le Fils de Dieu dit à l'Eglise de Thyatire , qu'il donnera à celui qui aura vaincu ^ puissance sur les nations , pwir les gouverner avec un sceptre de fer: H est assez singulier que le Fils de Dieu transmette ainsi son pouvoir. Nous avons vu que le fijs^ mis au monde *par la femme du chapitre douzième , devait gou- Temer toutes les nations avec un sceptre de fer.

Geiui qui était monté sur le cheval blanc , portait sur son vêtement: ce nom écrit, le Rpi des rois y le Seigneur des seigneurs. C'est le même que l'agneau (XVII, 14), qui est le Seigneur des •seigneurs^ et le Roi des rois ; c'est aussi l'agneau qui était proclanié parles anges (V^ 12), digne dé recevoir la puissance , la force , la gloire et la louange. On pourrait considérer ces titres et cea praViléges comme une imitation de ceux donnés .par le prophète Daniel (II, 57) au grand roi Nébucaclnetzar , en lui interprétant un songe , il lui dit : Toi Roi , es le Roi des rois y parce que le

■le sang pourrait venir de Tëpëe avec laquelle celui qui dtait monte wBur le cheval avait txté tous le» adorateurs dé- Tîmage de la béie«.

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Dieu des cieux t*a donné le royaume ^ la puissance^ la force et la gloire. ^^11 ia fait dominer sur les enfans des hommes ^ les hêtes des champs y etc. (i)

Dans ce chapitre dix-neuvième, la bête est vain-f eue y ainsi que ceux qui avaient adoré son image^ comme cela avait été annoncé , chapitre XYII i i4* C'est la béte à dix cornes du chapitre treizième^ qui était montée de la mer^ quon avait adoré ^ et à qui on avait donné le pouvoir de faire la guerre aux saints pendant quarante-deux mois ^ et de les vaincre ; à laquelle on avait dressé une image qu'on devait adorer sous peine de mort ^ obligeant tous les hommes à prendre la marque de la béte à la main droite ou au front. Dans ce chapitre y non - seulement la béte et la seconde bête nommée ici le faux prophète ^ qui avait obligé les habitans de la terre à dresser une image à la première bête , mais tous ceux qui avaient adoré Timage de la bête , et qui avaient pris sa marque^ furent vaincus et exterminés. Les deux bêtes furent jetées dans Fétang ardent de feu et de soufre , et tout le reste fut tué par Tépée qui sortait de la bouche de celui qui était monté sur le cheval blanc : c'est l'agneau qui vaincra les dix rois représentés par les dix cornes de la bête ^

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