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phétieSy dont les unes ne se sont accomplies que long-temps après , et les autres ne sont pas encore accomplies ^ sont obligés de supposer qu'il ne faut pas prendre à la lettre les expressions , je vais venir bientôt y le temps est proche ; ils en tordent le sens et le font plier à leur manière de voir. C'est ainsi que M. Basset nous dit (i) que l'expression le temps est proche signifie sera proche de l'époque où l'Apocalypse sera entièrement comprise; ou près du mo^nent où ses prophéties seront comprises; ce qui aura lieu, comme on peut le présumer^ avapt la fin du monde.
Je laisse au lecteur le soin de juger si l'on peut changer à ce point le sens des mots. Les initiés Phrygiens les prenaient dans leur véritable sens; ils attendaient la vision du Christ et l'apparition de la nouvelle Jérusalem céleste. Ils se promettaient de voir prochainement ce que le prophète Jean dit qu'il a vu, et ce qu'il promet aux initiés qu'ils verront. Il est vrai qu'ils attendirent inutilement ^ et qu'ils attendraient encore si ce peuple existait actuellement sur la terre ; ils pourraient attendre jusqu'à la fin du monde , puisque, suivant M. Basset , on n'a que des présomptions pour espérer que l'Apocalypse sera comprise avant cette époque probablement fort reculée (2).
(1) Explication raisonnee de l'Apocalypse, tom. I, pag. 247; tom. ITT, pag. i43, 147.
(2) Explication raisonnée de l'Apocalypse, p. 522 ; suivant Tau-
Il est évident que le Prophète n'avait pas rintention d'annoncer des événemens qui ne devaient avoir lieu que dans les siècles suivans , puisque toutes èes visions devaient s'accomplir très^prochainement , même pour la génération qui vivait alors ; il est vrai qu'il la flattait vainement y et qu'il n'était que visionnaire.
Sur T Alpha et V Oméga.
Je désirais beaucoup savoir quelle était l'origine du titre à^ alpha et di oméga que se donnent FEtémel et le Fils de l'homme , ou Jésus , ou l'Ange dans l'Apocalypse (I, 8, 1 1 ; XXII, i5). C'est Dupuis qui m'a donné quelque lumière là -dessus (i).
On voit que ces mots ou lettres ont le même sens que le premier et le dernier , le commencement et la fin. Ces deux lettres de l'alphabet grec étaient les deux extrêmes des sept voyelles , qui désignaient les sept planètes, a était la voyelle de la Lune, E celle de Mercure , h celle de Vénus , i celle
leur, de a8o prédictions contenues dans T Apocalypse , qui regardent des ëvénemens terrestres , i55 ont été accomplies avant nos jours, et ia5 auront lieu dans les temps k venir. Que de peines inutiles !
(i) Tom. YI, pag. Sa—- 87. Chez les Grecs, djp^ signifie un et premier.
du Soleil , o celle de Mars , r celle de Jupiter, ou delou^ a la voyelle de Saturne, a et a sont donc les deux termes de Fespace que remplit la lumière éthérée répandue entre les sept planètes ; si on y joint la voyelle i du Soleil ^ qui en est le foyer , on aura ik(ù, nom mystique du Dieu lumière , honoré sous le nom de Bacchus dans les sanctuaires Aêpov lou», le jeune ou le tendre law , ou le dieu Soleil.
Les Gnostiques et les Basilidiens plaçaient ia6> dans le premier ciel , ou à la tête des sept cieux, comme dans l'Apocalypse le Fils de l'homme, ou le génie lumineux, se trouve placé comme chef des sept cha.ndeliers d'or,
La lumière intellectuelle» image du Verbe de Dieu , suivant Philon , était désignée chez les Phéniciens voisins des Hébreux , par les deux voyelles a et w , par lesquelles le génie lumineux de l'Apocalypse se désigne lui-même.
On a trouvé dans l'Asie mineure, vis-à-vis Pathmos, près d'Ephèse et de Laodicée, et enfin à Milet, une inscription qui renferme des invocations mystérieuses , adressées aux sept planètes , et les planètes y sont désignées chacune par une des sept voyelles.
Volney, dans ses Ruines , p. SgS, dit que Yahouh est la vraie prononciation du mot Jeho^ah de nos modernes ; que Diodore nomme Jaw le Dieu de Moïse, et l'on voit que Jaw et Jahouhj sont le même mot. Yahouh est le participe du verbe hih , exister , être , et signifie V existant , c'est-à-dire le principe
de la vie^ le moteur. Nous venons de voir que Dupuis compose le mot Jdhouh ou lau de trois voyelles de l'alphabet grec , et qu'il dit que c'est le nom mystique du Dieu lumière. Cela peut nous expliquer les paroles répétées trois fois par Esaïe , où l'Eternel dit : Cest moi qui suis le premier et le dernier^ ce qui a le même sens que l'alpha et l'oméga (i).