‹ Éclaircissemens sur l'Apocalypse et sur l'Épitre aux Hébreux, ou analyse de leur compositionChapitre 44 sur 48 · SÙ · texte numérisé non relu

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des premiers nés dont les noms sont écrits dans le ciel; de Dieu lui-même:, qui est le juge de tous les hommes; des esprits des justes, qui sont consommés (c'ést-à-dire qui ont achevé leurs travaux y et qui sont morta dans la fot) ; de Jésus, le médiateur de la nouvelle j^lliance, etc.

La montagne de Sion ou la cite du Dieu vivant, sur laquelle était le temple de Dieu , est le ciel , le séjour de la félicité.

L'idée de la Jérusalem céleste ou de la nouvelle Jérusalem se trouve dans EzéchieL Ce prophète est transporté en vision de Dieu , au pays d'Israël , sur une fort haute montagne , sur laquelle , du côté du midi y il y avait comme le bâtiment d'une ville , qui figure la réédification de Jérusalem.

Le prophète Zacharie a aussi une vision de la nouvelle Jérusalem où Dieu habitera avec son peuple^

De même Jérémie (XXXI) annonce le retour de la captivité et le rétablissement de Jérusalem ; TE* temel dit : Je serai le Dieu de toutes les familles dis-* raétf et ils seront mon peuple^ Je te rebâtirai encore ei tu seras rebâtie ^ ô vierge dSIàraél; 58: Cette ville ^^ra rebâtie à t Eternel.

Les premiers nés dont les noms sont écrits dans le ciel me paraissent être les mêmes que ceux de FApocalypse, dont les noms étaient écrits dans le livre de vie y ou ceux qui avaient été marqués au front, qui étaient vêtus de robes blanches et qui Se tenaient devant le trône de Dieu. Dans TEpitre aux Ck)los« siens (I, i5, i8), et dans l'Apocalypse (I, 5), Je-

su$-Ghrist est appelé le premier né de toutes les créa^ tares, le premier né d entre les morts; ce. qui doit signifier , le premier que Dieu a ressuscité d'entrei les morts pour habiter la Jérusalem céleste.

Nous finirons par la citation suivante :

XII, 26: Cest luif dont la voix ébranla alors laterre, lorsqu'il parla du ciel , et qui dans ce temps^ci a fait cette promesse : Encore une fois y dit-^Hy fébran-^ lerai non-seulement la terre , mais aussi, le cieL

La première phrase fait allusion. à la publication des dix commandemens sur le mont de Sinaï, lors-*^ que la montagne trembla fort, Exode, XIX, 18; que la terre trembla, Ps. LXVIII, g.

La seconde phrase est empruntée du prophète Aggée , II , 6 : j^insi a dit TËteMel : Encore une fois y qui sera dans peu de temps , /ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec; et f ébranlerai toutes les nations. * * . • et je remplirai cette mxiisond'e gloire. -^ La gloire de cette dernière maison sera^ plus grande que la première. Il s'agit ici de. la maison de l'Eternel, ou de son temple, qui avait été brûlé par les Babyloniens, lorsqu'ils détruisirent Jérusalem sous Nabuchodonosor, Jérémie^ LU > 1 3. Aggée commença à écrire saprophé tiel'a n 5;2p avant Jésus-Christ , c'est-à-dire 86 ans après la destruction de Jérusalem et de son temple. Il joignit son 2èleà celui du prophète Zacharie pour exciter les Juifs ài rebâtir le temple de Jérusalem^ et il leur prédit qu'il serait plus illustre que le premier. L'ébranlement des cieu:^ et de la terre et des naliôjis avait dooA

pour but d'amener le rétablissement de la maison de l'Eternel ou du temple de Jérusalem } ce n'était pas ce temple qui devait être ébranlé. C'est cependant ce que suppose l'expression de l'Epître aux Hébreux : Nous entrons en possession dun royaume qui ne sera point ébranlé. L'auteur fait donc^ selon son usage , une application tout-à-fait arbitraire de la prophétie d'Aggée, qui n'avait en vue que le rétablissement du temple de Jérusalem , et nullement le royaume de Jésus-Christ^ ni les temps apostoliques.

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