ENS NON
QUATRIE ME PARTIE
Les puissances du mal.
XIL 8. Un autre prodige parut dans le ciel: un grand dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses sept têtes sept diadèmes... 7. Il y eut alors un grand combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait avec ses anges. 8. Mais ceux-ci furent plus faibles, et leur place ne se trouva plus dans le ciel. 9. Et le grand dragon, l’ancien serpent, appelé le diable et Satan, qui séduit tout l’univers, fut précipité en terre, et ses anges avec lui. Æ. (Parallèle.) I entraînait avec sa queue la troisième partie des étoiles du ciel, et il les jeta sur la terre... 10. Et j’entendis une grande voix dans le ciel, qui dit : Maintenant est affermi le salut de notre Dieu. et sa puissance et son règne, et la puissance de son Christ; car l’accusateur de nos pères, qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu, à été précipité. 11. Et ils Font vaincu par le sang de l’Agneau, et par le témoignage qu'ils ont rendu à sa parole : et ils ont méprisé leurs vies jusqu'à souffrir la mort. 12. (est pourquoi réjouissez-vous, cieux. el vous qui y habitez. Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu vers vous plein d’une grande colère, sachant qu'il lui reste peu de temps. 4. Et le dragon s'arrêta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son fils aussitôt qu’elle en serait délivrée. 5. Elle enfanta un enfant mâle, qui devait gouverner toutes les nations avec un sceptre de fer, et son fils fut enlevé à Dieu et à son trône. 6. Et la
RS LE femme s'enfuit dans le désert, où elle avait une retraite que Dieu lui avait préparée, pour y être nourrie mille deux cent
soixante jours... 13. (Même récit.) Mais le dragon, se voyant
précipité en terre, poursuivit la femme qui avait enfanté un mâle. 14. Et on donna à la femme les deux ailes du grand aigle, pour qu’elle s’envolât au désert, au lieu de sa retraite, où elle est nourrie un temps, des temps et la moitié d’un temps, loin de la présence du serpent. 15. (Nouvelle circonstance de la poursuite.) Alors le serpent jeta de sa gueule un grand fleuve après la femme, pour l’entraîner dans ses eaux. 16. Mais la terre aida la femme : elle ouvrit son sein, et engloutit le fleuve que le dragon avait jeté de sa gueule. 17. Et le dragon s’irrita contre la femme, et alla faire la guerre à ses autres enfants, qui gardent les commandements de Dieu, et qui rendent témoignage à Jésus-Christ. 18. Et il s'arrêta sur le sable de la mer.
Remarques.
Je ne sais pourquoi Bossuet a traduil : On donna à la femme deux ailes d'un grand aigle, ef non : On donna à la femme les deux ailes du grand aigle. Tous ces articles sont expressément dans le grec.
Les deux ailes du grand aigle furent manifestement données à la femme afin de la soustraire à un nouveau péril, après que la terre eut englouti le fleuve vomi par le dragon. Ce grand fleuve ne serait-il point la Passion du Seigneur, avec l'amertume dont elle abreuva sa More, et les deux ailes du grand aigle ne marqueraient-elles point lasile sûr que Marie trouva auprès de saint Jean ?
Au reste, la vision a deux aspects, ou plutôt elle a deux: objets : Marie et l'Eglise. Données à l'Eglise, les deux ailes du grand aigle seraient, d'après une admirable interprétation de saint Hippolyte, les deux bras de la croix. En ce cas, le grand aigle représenterail Jésus-Christ.
XIII. 1. Et je vis une bête s'élever de la mer, ayant sept tôtes el dix cornes, el dix diadèmes sur ses cornes, et des