‹ Éclairs et tonnerreChapitre 4 sur 63 · LA FOUDRE ET LA PHILOSOPHIE ANTIQUE · texte numérisé non relu

LA FOUDRE ET LA PHILOSOPHIE ANTIQUE

Si nous interprétons littéralement les fragments qui nous sojit parvenus des anciens philosophes grecs, nous serons obligés de convenir que ces héritiers de la sagesse égyptienne se formaient une idée bien extravagante sur la nature de la foudre. Nous citerons avec orgueil le moindre élève de nos écoles primaires, qui en sait bien plus long qu'Aristote et que Platon sur cette force mystérieuse, puisqu'il connaît l'identité de la matière fulgurante et de l'électricité voltaïque. Est-ce que, depuis l'invention de la machine à roue de verre, nous ne sommes point en état de fabriquer un peu de tonnerre? Est-ce que nous ne tirons point, avec la plus extrême facilité, des étincelles de la bobine Ruhmkorff? Est-ce que nous ne sommes pa^ devenus de petits Jupiters?

Cependant si nous réfléchissons à l'unité profonde d'essence qui doit exister entre le moi et le non-moi^ entre le monde extérieur et le petit infini qui est en nous, nous serons plus indulgents pour les opinions de

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