CHAPITRE IV
PROCÉDÉS DIALECTIQUES d’eUCLIDE.
On a pu voir que le dogmatisme d’Euclide emporte avec lui des négations assez nombreuses. Or, quand on n’a pour soi qu’une partie de la vérité , on peut encore espérer de réduire au silence un adversaire ; mais à la condition d’avoir en grande estime toutes les ruses et suhtilités de la dialectique. Les Mégariques eurent de bonne heure le sentiment de cette nécessité , et se comportèrent en conséquence. Toutefois , la tendance éristique qui triompha dans les disciples eut moins d’empire sur le maître. Euclide n’est célèbre par aucun sophisme ; il n’a enrichi d’aucun argument captieux le répertoire de son école. On lui attribue cependant deux innovations. Voici la première :
« Tais àr.oSiiitaa iviaxazo cù xaxà lriu-[ia.zx , câld xax imifopàv. » (1 )
L’mcieih; , disent les Stoïciens , élèves des Mégariques en dialectique , consiste à découvrir ce que
(1) D. L. Out. cil. II, 107.