ÉTUVE ET FOURNEAU
L’étuve dont je reproduis le dessin à la page ci-contre, est portative; elle doit être placée dans la pièce la plus voisine de la salle à manger, afin de tenir les mets au chaud, en attendant qu’ils soient servis. Cette étuve est chauffée à l’eau bouillante et à l’aide de lampes plates à esprit-de-vin; c’est le chauffage préférable. Ces étuves sont en fer-blanc, à double fond; elles sont munies à l’intérieur de deux grilles sur lesquelles reposent les plats ; elles doivent avoir sur le haut un petit tuyau d’où se dégage la vapeur de l’eau en ébullition.
Le dessin de fourneau que je reproduis, à la page suivante, est un de ceux qui conviennent le mieux à une cuisine bourgeoise. Par ses dispositions bien combinées, il renferme un four, une étuve, un réservoir d’eau chaude, et en outre du foyer principal, une bouche à charbon de bois. La rôtisserie s’opère par la chaleur du foyer; celui-ci est mis à nu, en abaissant la plaque en fer à laquelle adhèrent deux pieds mobiles, servant à la maintenir dans une position horizontale.
La grillade et l’étuve sont indépendantes du fourneau, mais l’étuve peut être chauffée par le conduit du foyer. Dans ces dispositions, ce fourneau est au complet, et peut suffire au travail régulier d’une maison bourgeoise.