II
— 17S — tenus; ils n'oiil travaillé qu'iii qiialilc de coopéra tours (le Dieu. Quoique, dans un S'.m's, l'Eglise ca< tholique ait été établie par les apôtres, en réalité c'est le P(>rc céleste (jui j)lante cette vigne chérie; c'est pouniuoi le même apôtre appelle les \rais catholiques les rejetons, la gloire de la culture, l'édifice de Dieu. Loin donc que l'Eglise ait à craindre d'être déracinée, parce qu'elle a été plantée par la main des apôtres, c'est j)récisément parce que ce sont les apôtres, fidèles ministres de Dieu, qui l'ont plantée dans l'univers, qu'elle vivra éternellement; précisément parce qu'elle est apostolique et universelle, clic est la plante de Dieu, l'Eglise de Dieu. Le divin Maître a voulu aussi nous inculquer cette grande vérité par le prodige de la pêche miraculeuse, que nous avons précédemment exposée dans son sens historique et littéral, et que nous allons expliquer ici dans son sens mystérieux et allégorique. Voyons donc, en reprenant cette admirable histoire, comment Vuniversalité et Vapostolicité sont encore les caractères essentiels de la vraie Eglise, et prouvons en même temps qu'ils ne conviennent qu'à l'Eglise romaine. Ce sujet, si important pour l'instruction de nos esprits, est bien doux pour nos cœurs; car qu'y a-t'il de plus doux, de plus cher à des enfants fidèles, que de ra[)peler à la pensée et de proclamer par la parole les privilèges, les grandeurs et les gloires de leur Mère?