SUR LES AUTORITES CITEES DANS LE COURS DE CET OUVRAGE
Ne pouvant indiquer à chaque article , à chaque page , les sources dans lesquelles nous avons puise , sans courir le risque de rendre cet ouvrage trop volumineux , nous croyons remplir l'obligation que s'imposent les écrivains de bonne foi en les rappelant ici.
Histoire ancienne , Histoire moderne , Pline l'ancien , Pétrarque^ l'Arioste, Bocace, Léonard de Vinci , Lomazzo , Vasari , Annibal Garo , Ridolfi , Dclla Valle , Malvasia , Baldinucci, Boschini, Soprani, Bellori, Tintoret, Bellincioni, Poussin^ Winckclraan, Cochin , Mariette, Mengs , Felibien , Depiles , Dargenville , de La Ferte , Pachco , Lanzi , Baglione , Salomini , Quillet , Palomini , Vincent Victoria , demoiselle Felsina ; Description de la galerie électorale de Dresde , les Notices de l'ancienne collection du roi de France , celles du Musée royal de France , et les procèsverbaux de vente.
Quant à ces dernières autorités , les plus sérieuses pour le commerce , nous croyons devoir nous en tenir aux plus célèbres , celles qui réunissent le plus de matériaux et qui ré sument en quelque sorte les temps les plus florissans du commerce de la curiosité. Remarque aussi utile aux amateurs , aux experts , qu'aux marchands et aux commissionnaires de l'Europe. Si la collection de France est une de mes autorités
€11 traitant le chapitre des dessins de l'école d'Italie , les collections de Julienne , de Mariette , étant les plus riches en matériaux^ je cite rarement au-delà, parce qu'elles réunissent , historiquement , les plus anciennes , les plus solidement instructives et les moins suspectes, depuis Vasari, Jules Romain etc. , et que depuis le décès de ces deux derniers amateurs, nous ne découvrons pas une seule autorité aussi instruite, aussi dévouée à recueillir et à conserver les grandes richesses de cette catégorie de l'art de l'imitation; de l'exercice , et des essais du génie.
PiiÈFACE.
La valeur des lableaux étant soumise, dans !a balance du commerce , à la variété des goûts ^ il est impossible d'asseoir, à cet égard, une base solide pour les apprécier. On s'éloignerait donc du motif qui a donné lieu à cet ouvrage en le considérant comme un tarif. Son objet essentiel est d'offrir un guide dans le commerce difficile et dangereux des tableaux, commerce qui présente à chaque instant une chance à la fortune , à l'amour propre; cette chance, susceptible de tant de variétés, livrée à la concurrence dans toutes les circonstances , soutenue avec tant d'éclat dans la prospérité, et comparativement dans l'adversité, ne peut être sans intérêt pour le marchand, pour l'amateur pour le capitaliste, qui aiment à recueillir les tableaux de toutes les écoles , soit de première classe, soit d'un ordre inférieur.
Nos richesses dans cette catégorie ont éprouvé depuis un grand nombre d'années beaucoup de revers ; les transports chez l'é-
iranger , y ont porté d'énormes atteintes , et en ont diminué le volume. Mais^ vivifiées de nouveau par de fréquens voyages en Italie , en Espagne, en Flandre^ en Hollande^ en Allemagne, elles se sont accrues d'objets en grand nombre, inconnus de nos anciens amateurs, et qui répandent un intérêt encore plus général dans nos nouvelles collections.
Dans le siècle dernier, on ne comptait qu'un très petit nombre d'amateurs qui s'écartaient du cercle des écoles française , hollandaise et flamande : l'école d'Italie ne figurait guère que dans les palais du monarque , des princes , et dans quelques galeries spacieuses de la haute finance. L'école Espagnole , bornée à quelques maîtres célèbres , ne déroulait alors aucune de ces immenses richesses : répandues aujourd'hui dans le commerce, elles préparent de nouvelles jouissances, et une chance qui ne peut être que favorable et avantageuse sous le rameau de la paix.
Nos catalogues , nos collections les plus fameuses en tableaux italiens , ne renferment que les productions de l'état florissant de la peinture, toutes celles du moyen-âge sont presque étrangères au commerce. S'il y avait quelque vanité à s'attribuer la priorité d'une influence pour en faire comprendre l'intérêt dassique , j'oserais presque dire que cette influence de ma part, date d'une époque où je
me trouvais en première ligne , avec quelques amis des arts qui parlaient dans le désert.
Je dois cette nouvelle division à l'ouvrage que M. Artaud a publié sur la collection des maîtres anciensjcollection la plus curieuse^la plus com-^ plète qui existait alors^ et qui aujourd'hui se lie à l'intérêt général ^ parce qu'elle est , historiquement, l'unique en France qui donne les types dont nous avons besoin pour jeter quelques lumières sur des temps obscurs, et ouvrir une nouvelle chance aux antiquaires , aux amateurs , aux commerçans. A cet égard , je ne puis rien réformer de ma première édition.
Je me suis livré à de grandes recherches sur cet objet il y a plus de cinquante ans ; mes essais ont été bien accueillis . mon grand âge et mes intimités me privent d'en entreprendre de nouveaux ; mais ne voulant point en perdre le fruit, j'ai adressé et fait hommage à l'Académie rojale des inscriptions et belles-lettres, un mémoire sur les peintures du moyen-âge^ susceptible d'éclaircir bien des doutes , et des recherches sans succès sur les procédés employés par les artistes de ces époques.
Un orateur romain a dit :
Non nohis solum natos nos esse ^ sed ortûs nostri patriam sihi vindicare, partem parentes , partem amicos.
C'est dans cette intention que je publie dans
cet ouvrage, le mémoire dont il s'agit : déposés dans les archives d'une société savante, le fruit de mes recherches et le résultat de ma découverte seront connus^ car tel est mon désir, mais ils ne seront jamais disputés à ma mémoire. C'est encore ce qu'il m'importe de prévoir par le temps qui court.
A la suite de ce mémoire , je hasarde un essai sur la peinture a lliuile cire , découverte du baron de Taubenheim , vantée avec enthousiasme par le sieur Fratel son apologiste. Il en reste un livre, c'est tout ce qu'on en sait. Le baron a fait une spéculation de sa découverte, ez en a gardé le secret. Plus généreux, mes tentatives pour n'en plus faire un mystère , ont eu pour motif d'en faire hommage aux arts.
La vie des peintres est entre les mains de tout le monde. Vasari, Ridolfi , Boschini et Soprani ont donné la vie des peintres italiens; Pacheo, celle des Espagnols; Van-der-Mander et Sandras, celle des Allemands , Houbraken , et après Decamps , ont fait l'histoire des peintres flamands et hollandais ; Félibien , Depiies , Dargenville ont écrit la vie des peintres en général : mais tous ces ouvrages satisfaisans pour l'instruction des curieux , des amis des arts , peu critiques, parfois laudatifs à propos des temps et du besoin, trompent souvent dans le commerce, compromettent des capitaux, et minent insensiblement de belles fortunes.
Dans cette édition comme dans la première, chaque artiste se trouve encadré dans un tableau qui offre du même coup-d'œil, ses noms, prénoms ; les époques de sa naissance et de sa mort ; des temps où il florissait , faute de renseignemens plus certains ; l'école d'où il est sorti; le type de son talent, partout où on peut l'étudier; ses imitateurs, ses copistes, quand il porte un grand nom ; le n'^ des catalogues où il est cité, et les prix de vente aux époques les plus remarquables.
Quant aux types que j'indique comme objets d'étude, on conçoit que je ne dépasse point le cercle des hommes les plus renommés, soit dans les temps anciens, soit dans les temps modernes.
L'instabilité des catalogues du Muséum ne m'avant pas toujours permis des indications précises , je renvoie toujours à la collection de France , et aux collections d'un ordre supérieur, que l'histoire célèbre.
Les déplacemens qui ont eu lieu au Muséum, par suite des traités entre les puissances alliées^ en ont fait disparaître plusieurs de ces types. Je crois cependant ne préjudicier en rien aux vues politiques qui ont dicté une mesure généralement approuvée.
Dans ma première édition , je fais observer aux amateurs qu'en employant avec beaucoup de réserve les mots rare, rarissime ^ à la suite
de quelques peintres , j'entends parler de leurs tableaux seulement : car il existe une mine plus abondante, aujourd'hui très négligée. Ce sont les dessins originaux des écoles d'Italie, à leurs plus brillantes époques , recueillis jadis par des amateurs illustres, en France, en Angleterre, en Allemagne, dispersés depuis, et d'une très mince valeur dans le commerce. Cette mine abondante du génie des peintres italiens est tellement grossie depuis nos fréquens voyages en Italie, qu'elle pourrait doubler, à bien peu de frais , les jouissances des amateurs, s'ils joignaient à leurs collections de tableaux quelques portefeuilles de dessins. Ces mêmes dessins, que nous considérons comme le partage des savans sollicitent un travail particulier, travail dont je m'occupe depuis long-temps, et j'ose croire assez médité pour entrer dans cette nouvelle édition.
La route que tiennent les grands artistes pour arriver à leur but , est presque toujours un mystère dans lequel il n'est pas aisé de pénétrer. Le meilleur moyen d'en découvrir le secret serait, ce me semble , de bien étudier leurs dessins, leurs esquisses; car là le génie se montre à découvert ainsi que la fécondité, dans les variantes d'un même sujet , d'une même pensée, graduées en traits savans depuis l'indécision jusqu'au mieux.
C'est dans ces vues que quelques célèbres
artistes^ et nos grands amateurs dignes de ce noble titre , léguèrent à la France des richesses dont on ignorait le mérite avant le dix-huitième siècle. ]^a succession de ces richesses , qui servent de base aux appréciations que nécessitent le plan et la fin de cet ouvrage, donne des noms historiques avec lesquels il faut se familiariser pour en suivre Fenchaînement. C'est pourquoi nous signalons les collections d'Arondel, du cardinal de Sainle-Croix^ de Vasarij de Marchetti, de Malvasia^ du père Resta, deTalman, de Richardson, de Berthels^ de Nic-Pio , de A. C. Boule, de lord Sommers, de Leli^ de Lanchvinck, de Nataniel Hone , deHuqier ; de Bourdaloue, de Jaback^ de J. Stella , d'Antoine Coypel , de Crozat , du duc de Tallard, de J. Barnard, de Mariette, du prince de Conti. i
A cette généalogie d'amateurs , et conservateurs des dessins de grands maîtres, je rattache le nom de Boyer d'Aiguilles , procureurgénéral au parlement de Provence, dans le commencement du dix-huitième siècle , dont l'immense collection se composait de dessins autographes de toutes les écoles.
Errard Jabach, de Cologne, célèbre banquier à Paris , a recueilli une grande partie de la collection de Boyer d'Aiguilles , ajoutée à tout ce qu'il possédait et ce qu'il ne cessait d'acquérir ; la majeure partie de cette ample
moisson a été cédée par lui au roi , le reste a passé dans les cabinets de plusieurs amateurs précités, et notamment dans les collections de Julienne^ du duc de Tallard et de Mariette, puis ensuite dans la collection de France.
Je me borne à un petit nombre de citations, les plus essentielles à Tégard des chiffres de l'adjudication , qu'on ne se procure pas aisément. Et si Ton me reproche de n'en pas citer un plus grand nombre, je dirai : c'est pour éviter les répétitions de chances qui donnent les mêmes résultats ; c'est pour choisir les meilleurs exemples , dans les courts passages du grand goût, cause des plus hautes valeurs. Poussé par un zèle de vérité qui m'entraîne toujours quand je suis instruit par l'expérience et armé de preuves, je dirai encore que l'école italienne perd cent pour cent dans le commerce, que nos amateurs français n'en veulent plus, et que bientôt elle figurera pour mémoire dans les catalogues de vente.
Une réflexion m'échappe encore sur ces ventes simulées, subreptices, multipliées jusqu'à satiété, qui trompent la confiance et ruinent le commerce de la curiosité ; réflexion qui justifie encore le choix de mes autorités , des catalogues après le décès d'amateurs consciencieux^ guidés par un sincère amour des beauxarts et pour l'honneur du pays , et confiés
pour la rédaction à de savans experts animéi, du même zèle.
En première ligne je place le nom de Ger-saint, dont les magasins étaient alors le foyer où venait se développer les germes de l'émulation dans tous les goûts 3 savant expert à qui la postérité doit des renseignemens et des réflexions du plus haut intérêt. Pour lui l'esprit des arts et l'esprit du commerce avaient une même source. Aucun de ses catalogues ne se ressent de cet esprit de brocante introduit dans le commerce de la curiosité^ depuis l'ouverture des salles de vente à l'instar des compagnies anglaises^ espèces de marchés pour les productions artistiques, industrielles, qui dérobent trop souvent des vices artificieusement masqués qui flétrissent l'amour-propre et l'inexpérience.
Je termine en disant qu'il ne faut point chercher ici un répertoire de ventes; c'est l'opinion qu'il faut fixer sur la valeur des bonnes productions de l'art; ce sont les grands traits du commerce qu'il faut saisir^ et établir autant que possible une comparaison saine entre le passé et le présent.
En publiant cette seconde édition^ je ne fait» que céder au vœu d'un grand nombre d'amateurs qui ne veulent et ne demandent que l'utilité, la bonne foi , la franchise. Ma première édition, promptement écoulée, n'était qu'un
bien faible essai dont j'étais loin d'espérer îe succès. Moins borné dans mes moyens, et encouragé par les demandes réitérées du commerce ^ depuis plus de douze ans ^ j'ai tenté d'atteindre l'étendue dont cet ouvrage est susceptible.
Je ne me flatte pas d'avoir satisfait à toutes les exigences de ma tâche ^ sans doute il reste beaucoup à faire comme objet d'intelligence et de commerce.
Quant aux appréciations financières, cette tâche serait bien difficile^ pour ne pas dire impossible. Les valeurs^ en fait de curiosités industrielles^ artistiques, sont pour ainsi dire idéales^ soumises aux caprices^ aux besoins, aux affections , aux temps , à des concurrences chanceuses. Elles sont aussi variées que le goût, qui ne caractérise pas toujours un bon jugement. Car^ à mon avis, le goût est comme l'inclination^ il est fondé sur la sympathie, sur les rapports que les objets ont avec nos besoins, nos désirs, nos plaisirs, nos jouissances.
On a dit que le goût diffère du jugement , dont les décisions ne sont pas toujours aussi justes; opinion qui me paraît erronée, car dans les beaux-arts^ comme dans la littérature , je vois le goût aussi inconstant que les sentimens passagers , d'époques , de temps et de siècles. Entraîné par une réflexion qui me
paraît aussi juste que sensée ^ je dis avec La Rochefoucault : il est aussi ordinaire de voir changer le goût , qv!il est ordinaire de voir changer les inclinations , et j'ajoute, de voir changer les mœurs. J'ai assez vécu pour me convaincre de cette vérité , plus confirmée que jamais par le temps qui court. Mon Guide des Amateurs en fournira d'abondantes preuves.
J'ose espérer que le public , que les amis des arts y qui m'ont tant de fois honoré de leurs suffrages^ accueilleront encore ce dernier tribut de mes veilles^ auquel je n'attache d'autre importance que l'espoir de faire naître quelque chose de mieux sur une matière d'un assez grand poids dans la balance du commerce, pour exciter l'intérêt général.
L'auteur chargé de rendre compte dans le Moniteur (i), de la première édition de mon ouvrage sur les écoles italiennes^ débute ainsi : « Le titre de ce livre nous a donné l'idée d'un )) ouvrage utile aux arts, ce qui manque au » public français. Nous aimons la peinture, » mais il serait nécessaire pour achever la na- » turalisation des arts en France, de former » des amateurs , comme on prend soin de )) former les artistes. Il faudrait, en un mot, » nous apprendre à voir et à juger. Le pu- )) blic d'Italie a généralement ce tact sur,
(1) 28 août 1816.
w ce sentiment vrai qui le rendent un juste )) appréciateur des ouvrages de l'art. Ses » jugemens fondés sur ce sentiment du beau^ » empêchent les artistes de se livrer à de dan- >) gereux écarts^ et les retiennent dans les li- » mites du grand goût qui caractérisent les » écoles italiennes. Le publie de France au » contraire , prompt à se lasser du beau pour » chercher le piquant, sans règles pour dis- » tinguer le grandiose de l'exagéré, le natu- » rel du trivial , l'ingénieux du bizarre, est » toujours prêt à applaudir des innovations » qui flattent son goût pour le changement , » et qui menacent les arts d'une décadence » aussi rapide que Fa été leur élévation, de- » puis le retour de notre école aux bons prin- » cipes ; il serait donc utile que les vrais con- » naisseurs^ que les artistes mêmes dont la » réputation et les succès garantissent la doc- » trine , s'occupassent de nous en donner un » traité élémentaire sur l'art de voir et de juger » les ouvrages des maîtres, un véritable guide » des amateurs au milieu de nos collections » publiques, une poétique, en un mot, où » les élémens de la composition pittoresque et » les vrais caractères du beau fussent expliqués » et mis à la portée de tout le monde. Il en ré- » sulterait bientôt plus de circonspection dans » les prétendus juges de l'art, plus de confor- » mité dans leurs opinions, moins de caprices
» dans les amateurs , plus de goût dans ie pu- » blic, et de gloire dans notre école , etc. »
Le fond de ces réflexions déroule un vaste projet et des difficultés invincibles pour son accomplissement. J'y ai songé plus d'une fois J'en ai même jeté les bases d'un cours parlé et public (^i). Mais les inclinations françaises^ moins enthousiastes^moins constaîites, moins persévérantes en amour pour les beaux-arts, que les inclinations italiennes, m'ont fait abandonner un projet qui demandait, pour son exécution, un concours d'appuis solennels, qu'un reste de préjugé barbare, contre toutes les professions manuelles, étouffe encore, et qui n'a été refoulé qu'un moment en France, durant l'empire, en faveur des célébrités artistiques.
Toutefois les réflexions précitées ne sont pas restées sans fruits , j'ai fait de nouveaux efforts pour en profiter. Du moins on verra que je n'ai
(1) On en verra la preuve dans quelques exlraits de ce cours, que je place à la suite des auteurs , et qui , j'ose croire , feront de celte seconde édition de mon livre un véritable Guide des Amateurs. Je n'espérais de ma première édition , qui n'était qu'un essai , ni un succès constant, ni un si prompt écoulement. Ces deux* motifs ont redoublé mon zèle dans celte seconde édition. Le public , les amateurs et les amis des arls méjugeront. La reconnaissance m'oblige de répéter, dans cette seconde édition , une note de ma première , dan.s laquelle je déclare en devoir la publicité à l'amitié de M. Robert- Dumesnil , notaire royal , amateur zélé pour tout ce qui peut régler le goût et la prudence des curieux.
rien négligé pour faire de mon Guide des Amateurs y un livre classique pour l'instruction primaire des gens de goût ^ pour les artistes mêmes ^ qui y retrouveront le principe des connaissances morales et physiques de Tart, appuyé de comparaisons , de faits historiques, de résultats et de raisons péremptoires. Documens indispensables en se proposant la jouissance des productions de la peinture des grandes écoles, et qui conservent la même importance pour les amateurs formés , lesquels ont besoin de renseignemens , qu'on ne se procure pas facilement, ou perdus et presque ignorés dans le commerce de la curiosité.
Soixante ans d'expérience , d'inspections réitérées, de notes prises sur le fait même, de recherches consciencieuses, voilà ma tache. Le temps, la mémoire, la science, de nouvelles lumières sur les choses et les hommes feront le reste.