I. — Tracé provisoire
L'araénagiste entreprenant le parcellaire d'une lorêt commencera par reconnaître, ouvrir, lever et rapporter sur le plan les lignes naturelles qui s'imposent à lui comme limites des parcelles. Ce seront les lignes de crête, les chemins bien établis et pouvant être conservés, les ruisseaux importants, 'les lignes infranchissables diverses.
Il examinera ensuite si le réseau des routes existantes est suffisant et convenablement tracé. Quelquefois, il pourra être amené à étudier un nouveau réseau complet de voies de vidange desservant toutes les parcelles. Il importe que cette étude soit approfondie, faite avec des vues d'ensemble, de façon à ce que le réseau des voies de vidange ainsi maintenues ou projetées puisse servir de base solide et immuable au parcellaire. Il ne saurait être question, au début d'un aménagement, de faire, à propos du parcellaire, les projets complets pour l'exécution des routes nouvelles à créer ; l'aménagiste se bornera à étudier des tracés raisonnes et à ouvrir les axes de ces voies projetées, qui lui serviront de lignes de parcelles. Les. routes elles-mêmes pourront être créées plus tard, au fur et à mesure des ressources et des besoins.
Lorsque la forêt aura été ainsi divisée en districts au moyen des lignes naturelles et des chemins, on formera, dans chaque district, des parcelles provisoires en se basant sur les caractères du peuplement. On séparera pour cela les peuplements présentant des aspects nettement distincts au moyen de filets, semblables aux filets qu'ouvrent les arpenteurs pour l'assiette des coupes, et on fixera les sommets des lignes au moyen de piquets, de forts jalons, d'amorces de fossés, etc.
Les lignes provisoires seront ensuite levées et rapportées sur
LE PARCELLAIRE 3a g
le plan. Ce travail effectué, on procédera à la description des parcelles.