‹ Economie forestière (volume 2)Chapitre 51 sur 99 · II. — Description des parcelles · texte numérisé non relu

II. — Description des parcelles

La description écrite des parcelles doit se faire d'une façon méthodique. Elle porte sur trois points : 1^ Situation topographique et climat qui en découle ; 20 Sol ; 3*^ Peuplements.

i^ S ituatioîi topographique, — L'altitude absolue est peut-être moins importante à relater que l'altitude relative. Il est plus intéressant de savoir si Ton se trouve sur un plateau, un versant, ua fond de vallée, que de savoir à combien de mètres on se trouve au-dessus du niveau de la mer. L'étude des abris qui peuvent exister exige beaucoup d'expérience et d'attention; elle est aussi délicate qu'elle est utile.

L'exposition s'indique en peu de mots en même temps que la déclivité et la configuration générale du sol. On sera par exemple sur une croupe arrondie, à pente douce (i), dont l'exposition varie du Sud-Ouest au Sud-Est en passant par le Sud. Ou bien le terrain sera en pente rapide, disposé en amphithéâtre, avec expositions passant du Nord au Nord-Est.

L'abondance des chabh's dans la parcelle, la direction des vents dangereux, la fréquence des gelées printanières, le voisinage des cours d'eau, mares, étangs, celui des rochers, etc., sont autant de points utiles à signaler.

2^ Sol. — Le sol est siliceux, argileux,calcaire marneux, etc.; il est formé de la décomposition d'une roche sous-jacenle ou

(1) Pour préciser et abréger le langage, on qualifie ordinairement de douces les pentes de moins de un sixième, d'assez rapides celles de un sixième à un tiers; ceUes de un tiers à deux tiers sont rapides^ celles de plus de deux tiers jusqu'à un ou cent pour cent sont très rapides. Avec des pentes plus fortes, le terrain est dit escarpé.

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d'alluvions ; on indiquera 8a nature géologique. A la surface le sol est nu, jonché de pierrailles, d'ébouiis ou bien muni d'une couverture. Celle-ci peut-être morte , c'est-à-dire formée de feuilles et de brindilles en décomposition ou bien vivante. Dans ce dernier cas il peut y avoir intérêt à indiquer l'espèce des végétaux qui le constituent, surtout si ce sont des végétaux ligneux (morts-bois), ou s'il s'agit de plantes caractéristiques soit de la composition ou de Tétat physique du sol, soit de la densité du peuplement ou encore du climat local. Il est évident que les semis des essences principales ne font pas partie de la couverture, mais bien du peuplement.

La propriété physique la plus essentielle du sol est sa profondeur,dont il est toujours facile de se rendre compte par l'aspect des peuplements ou même, en cas de besoin, par quelques sondages faits spécialement. Un sol forestier est superficiel lorsqu'il n'a pas plus de cinq à six centimètres de profondeur moyenne; il ne peut guère être utilisé alors que pour produire de petits arbres, des brins de taillis ou des résineux qu'on coupe jeunes. Un sol de quinze centimètres est déjà assez profond ; avec trente centimètres il est profond et quand il en mesure cinquante il peut être qualifié de très-profond.

Les inconvénients du défaut de profondeur sont exagérés lorsque le sous-sol est formé d'une roche imperméable, par exemple d'une roche calcaire stratifiée horizontalement. Ils sont au contraire souvent atténués lorsque la roche sous-jacente présente des fissures verticales formant des poches où s'amasse la terre. Ces circonstances sont à relever.

Sont également à noter la compacité du sol, son degré d'humidité, sa fertilité, etc.

Les sources existant dans la parcelle sont une indication intéressante de la nature (perméabilité) de sol qu'il ne faut pas omettre de signaler.

2"" Peuplements. — La description des peuplements doit être particulièrement attentive, car leur aspect reflète fidèlement les

LB PARCELLAIRE ÔOl

o\ etde climat, et c'est de la coasidération de cet jndra le traitement qu'on va leur faire subir. On lis pour les peuplements, sans que cette diatincibsolu, des caractères principaux et des caraclè- ).

'es principaux sont par exemple celui que lea sylelloatla/orme (un peuplement est en forme de is sous futaie, de futaie équienne ou de futaie

i'ètai de développement (fourr<!, gaulis, porchis, itaie, vieille futaie) ; la nature des essences : le

pur ou mélangé, dans ce dernier cas on cnumcre sences en donnant leur proportion en dixièmes (1). ssi si les essences sont mélangées pied à pied ou des bouquets d'essence pure alternant entre eux. ^uplenients, leur degré de consistance, leur proaération naturelle, semis, plantation), leur état etc., etc., sont ordinairement considérés comme accessoires ou dedétail,bien que leur importance être considérable ou même prépondérante.

, il faut s'efforcer de saisir les traits essentiels, is, généraux, pour lea mettre en relief et ne men- 'actères secondaires et les détails qu'à leur rang

)uvent, sous le titre d'observations, quelques renarticuliers, par exemple sur les opérations eifecmt dans la parcelle ou sur celles qu'il parait urgent

onécriteden peuplementssuffit généralement pour Ion exacte du matériel dont on dispose dans la ipendant nécessaire, surtout dans les exploitations nies les fois qu'on devra appliquer à la foret une anagement par volume, d'y adjoindre un dénom-

anircmont de l'imporUncc relative dés ccupcnt et non pïs d'après le volume ou \i oreatlers oe soient pas d'accord & ce sujet.

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brement exact et complet des arbres de toutes essences et de tout diamètre que renferme chaque parcelle. Cet inventaire du matériel est aussi recommandable pour la réserve dans les taillis sous futaie.

On peut, avec avantage dans certains cas, recourir à un procédé graphique pour cfécrire les parcelles. On a imaginé dans ce but divers dispositifs : en voici deux qui méritent d'être signalés.

Sol ar^i'lo'

ZZl:

Chérie

Hèlra

Charme

Dioer\s \

lo bfttCveaiLcC' pcLr> hectare .

lo modevnj&s peu* hedare .

lo (trtcictisl \

pcu*hec^r^\ J

Fig. 13. — Description graphique d'une parcelle de taillis sous futaie.

Sur une ligne horizontale (figure 13), la longueur AB représente, à une échelle convenue, la contenance de la parcelle. Un

BCD, au-dessous de AB, a sa hauteur AD porpor- Ja profondeur du sol ; il est couvert de hachures us serrées ou mieux d'une teinte plus ou moins fonit exprimer par sa coloration la nature du sol (on teintes conventionnelles de la carte géologique) et ce la compacité, etc. Un autre rectangle ABEF, au- B, a sa hauteur proportionnelle à l'âge du poupleui-ci est variable la ligne EP sera ondulée ou brisée, lique ou les zones do teintes dîiférentes qui couvringle ABEF pourront figurer les diverses essences, ir mode dégroupement, l'intensité des colorations ; idée de la densité des peuplements. Un petit cône I un angle (près du point D sur la Ggure) sera plus Igu suivant que la végétation sera plus ou moins baliveaux pourront être figurés par des lignes verti- 1 moins nombreuses surmontées de cercles de divers couleurs, etc., etc. (1).

issi, dans le même but, employer le procédé sui-

: cas oîi le matériel de la parcelle a été inventorié.

à grande échelle do la parcelle on imprime, à l'aide

en caoutchouc, un nombre de points proportionnel

es arbres comptés. On peut former de ces arbres

gories de grosseur et employer des timbres donnant

! diamètres variables correspondants. Des couleurs

ermettront de distinguer les essences. On peut

ir, par ce procédé, une idée de la façon dont les

les hois moyens, lessemis se trouvent être localisés

points, des conditions du mélange des essences,des

vides, clairières et de leur emplacement, etc., etc. Ce procédé

est très recommandable pour les forêts où il a été pratiqué des

dénombrements du matériel, par exemple dans les sapiarères

ou les taillis sous futaie (2).

{{) Voir Trailé itEconoiiile foreUiire, par Puton, 2* volume, poKcs 31 el 38 (Pnris, 1890).

(2) Voir un article de M. M. Volinorangc dans le BuUfHn de Sa SuciéU foretliére de Franche-Comli el Bilforl, volume de mB4, page 1B9.

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