III . — Tracé définitif des limites des parcelles
Les parcelles que nous venons de décrire sont limitées d'une part par des lignes natprclleSy encadrant les districts d'abord établis et qui sont définitives, d'autre part par des lignes ordinairement sinueuses que nous avons ouvertes pour distinguer les différents aspects de peuplements. Ces dernières doivent maintenant être rectifiées, leur réseau simplifié en vue de se prêter aux exigences d'une bonne assiette des coupes.
Il est bien rare que les caractères permanents, non fortuits, du peuplement changent brusquement dans l'intérieur d'un district. Le plus souvent l'aspect se modifie progressivement, insensiblement, de sorte que les lignes provisoires peuvent être plus ou moins déplacées. Des lignes brisées seront remplacées par une ligne droite, des obliques par des perpendiculaires sur la voie de vidange ou la ligne concurrente, des lignes enécharpe sur le versant par des lignes de plus grande pente. On fera aboutir les lignes sur des bornesde périmètre, on les fera passer sur une roche, un point remarquable quelconque, de façon qu'elles soient plus visibles et plus solidement repérées sur le terrain.
Des parcelles trop grandes, même parfaitement homogènes, seront partagées en deux ou trois de contenance normale. De même des parcelles trop petites seront confondues avec les voisines. Il faut cependant éviter de réunir dans une même parcelle des peuplements dont les différences tiennent à une cause permanente (par exemple à la nature du sol), ainsi que nous l'avons remarqué déjà. En revanche, on ne doit pas craindre d'englober dans une parcelle même des peuplements très différents si ces différences sont uniquement le résultat d'accidents ou d'une intervention de l'homme. Dans ce cas, où les variations d'aspect s'atténueront et finiront par disparaître sous l'influence d'opérations appropriées, il suffit de constater les limites des peuplements d'aspects actuellement inconciliables par la forma-
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ircellos ou subdivisions destiaéee à disparaître
qui les ont motivées, rectifîcatinn, de division ou de réunion s'elTectue
s' aidant du calepin renfermant les descriptions i. Une fois le réseau des li|z;neB de parcelles pier, on le reporte sur le terrain, le modiQaat égèrcment pour mieux l'adapter à la forme du accidents. Los lignes définitives s'ouvrent assez
rester visibles pendant une série d'année8,jusoù elles pourront être défrichées et abornées. ique estde les jalonner deAàutsélocs,c'est-k-àire iquantc centimètres du soi les arbres et brins ' les ouvrir. Ces hauts étocs restent visibles très rvcntulilementàrélablirdes lignesqui se seraient iéfaut d'entretien. On lève alors exactement les elles el on les reporte sur le plan qui est devenu '.rcel/aire.
[V. — Dénomination des pabceli.es-
eurs procédés pour dénommer les parcelles. Un L notre avis, consiste à ies désigner par la suite isculcs de l'alphabet, en formant une suite par divisions d'une même parcelle sont désignées par E parcelle affectée d'un indice ou d'un exposant, nsi la subdivision, A' ou A* de la parcelle A du , ou les parcelles A, B, C, etc., du canton du Mar- 1 encore celles A,B,C, etc., du canton desKocIies, .Ce systùmo a l'avantage de consacrerofficielleninations populaires des cantons et d'être ainsi js les bûcherons, même non inities aux combilénagenient. Il a été le premier employé, en on comnicnija, vers 1830, à faire des parcellaires iclueiles ; il a été assez fùciieuscmeut abandonné
LES TRAVAUX PREPARATOIRES
Toutes les parcelles affectées à une même période sont désignées par une suite de lettres majuscules portant en indice ou exposant le chiffre qui marque le numéro de cette période. Les sous-parcelles sont dénommées au moyen d'un chiffre arabe ou d'une lettre minuscule écrit à la suite de la lettre de parcelle. C'est ainsi que A^ i ou A^ a sera la subdivision i ou a de la parcelle A de l'affectation delà m* période. La parcelle B^ sera la parcelle B de l'affeclation de la v^ période, etc. Ce système a été imaginé à l'époque où l'on admettait la permanence indéfinie des affectations périodiques (voir fig. 12). Il a perdu sa meilleure raison d'être, étant données nos idées actuellcs^qui admettent des remaniements fréquents de la composition des affectations et ne convient pas du tout aux méthodes qui ne comportent pas d'affectations ou seulement une affectation unique.
Dans ce dernier cas, on prend souvent le parti de numéroter les parcelles en formant une seule suite de nombres écrits en chiffres arabes pour toute la série d'exploitation. Les subdivisions se désignent en ajoutant une lettre minuscule au numéro de la parcelle.
Ce qui précède concerne surtout les forêts aménagées en futaie. Dans les taillis, où les parcelles définitives coïncident toujours avec les assiettes de coupes annuelles, on emploie exclusivement le système de numérotage indiqué en dernier lieu, qui précise en même temps l'ordre d'accession à la coupe des différentes parcelles.
On a eu l'habitude, autrefois, de désigner les parcelles par un nom, plus facile à retenir qu'une lettre ou un numéro. Les arpenteurs de la première partie du siècle dernier ne manquaient guère de dénommer ainsi toutes les coupes d'une série de taillis et l'on voit leurs plans porter, par exemple: Coupe 1, dite du Sanglier; coupe 2, dite du Renard; coupe 3, dite du Pendu, etc. Ce système a l'avantage d'être, si Ton peut parler ainsi, plus esthétique, lorsque les dénominations sont pittoresques et significatives, condition difficilement réalisée dans le cas de parcelles très nombreuses. Nous préférons voir dénommer le seul canton
par UQ nom populaire et désigner les différentes parcelles qui le composent par une suite de lettres, conformément au système que nous avons exposé en premier lieu.
Dans tous les cas, lorsqu'on dénomme les parcelles, on com* mence par l'extrémité Nord-Est du canton, de l'affectation ou de la série, et l'on Gnit au Sud-Ouest. On rappelle ainsi la règle d'assiette, qui veut que Ton aborde la forêt par la lisière abritée du vent. Il y a quelque intérêt à ce que les lettres ou numéros des parcelles se suivent toujours dans le même ordre qui permettra au forestier égaré de retrouver la direction des points cardinaux.
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Economie forestière. — III.