CHAPITRE II
NFLUENGE DES FORÊTS SUR LE CLIMAT
S I. — Températare de fair.
noyenne iinnuellG. Moyennes mensuelles. Moyennes diurude des oscillations diurnes du tliermoinèlre. Geli-es lartion de l'action de la foriitsui' la température suivant la oaences. Causes de l'aution de la foi-ët sut' la température de l'Qluve comparée au niveau du sol, au niveau des cimes et leut au-dessus Ui^ cellos-ct. Iniluence du taux de boiseineiil l général de régions étendues.
S 2. — Température du sol.
vec le cours des saisons, de ia température du sol ii diverses ; influence de la forêt. Action réfrigérante de l'écran des )ndeui- ù laquelle les gelées pénètrent dans le sol sous bois
g 3. — État hygrométrique de l'air.
tive ou degré de siituration de l'air sous bois. Humidité l hygrométrique de la couche d'air qui surmonte les cinios.
g 4. — Les précipitations atmosphériques.
e la Station de recherches forestières de Xancy. Postes Bs Cinq -Tranchée s tt de Hellcfontaine, poste d'Araance-laileaux des résultats de 33 années d'observations, lutluence on des vents sur le phénomène. Comparaison des quantités leillies pendant la saison froide et la saison chaude. Inpluviosité annuelle sur l'action de la forint. Accroissement la pluviosité el du tauK de boiseniont dans une région que
orùts sur les orages à grélc.
l du rôle des forôls qu'une idoc iucunifilèle et, par
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suite, entièrement fausse, si Ton ne considérait que leurs produits directs que nous avons rapidement passes en revue au chapitre précédent.
La présence des massifs boisés a une action incontestable sur le climat local despoinls où elles croissent et sur le climat général des régions où eiles sont importantes.
§ 1er.— Température de Fair.
Des savants distingués, tels que Alexandre de Humboldt (1) et après lui Doussingaull, Becquerel, etc., ont signalé l'action de la forêt sur la température de Tair. Mais ce n'est qu'à partir d'une époque toul à fait récente qu'on a abandonné, en cette matière, la méthode des théories a priori et qu'on a cherché à donner à nos connaissances la seule base certaine : l'observation scientifique.
C'est à la France,àrEcole forestière de Nancy,et plus spécialement à M. Mathieu, que revient l'honneur de l'initiative de ce genre de recherches. Les premières observations rigoureuses, tendant à comparer le climat des régions boisées à celui d'autres régions identiques, mais dépourvues de forêts, ont été entreprises aux environs de Nancy à partir du 20 janvier 1866. Les expériences ont été poursuivies depuis cette époque, sans qu'il ait été nécessaire de presque rien changer à leur plan primitif.
Les autres peuples sont entrés dans la même voie après nous. Les premières expériences d'Ebermayer en Allemagne remontent à 1867. Après les Allemands, les Suisses, les Autrichiens et
(1) Kosmos, l'^r vol., p. 3ii. Humboldt considérait les forêts comme abaissant la température des régions où elles croissent : 1» parce que leur couvert s'oppose à l'échauflement du sol par les rayons solaires; 2» par suite de l'évaporation des feuilles ; 3» par suite du rayonnement nocturne résultant de la grandeur de la surface développée du feuillage.
INFLUENCÉ DES FORÊTS SUR LE CLIMAT l\'j
successivement la plupart des pays civilisés ont crée des stations de météorologie forestière. Les résultats de tous ces travaux n'ont fait, d'ailleurs, que confirmer les travaux français, en montrant la généralité des lois observées et en les complétant à divers points de vue d'une façon fort intéressante.
La température moyenne annuelle de Tair est plus faible sous bois que hors bois. Voilà un premier fait que les expériences françaises ont établi et que les observations étrangères ont confirmé au point de lui donner la certitude d'une loi physique générale.
Si nous plaçons un thermomètre à l'air libre, à Im.SO du sol, sous le couvert d'une forêt, et un autre, à la même altitude, dans les mêmes conditions, voisin du premier, mais en terrain découvert, nous observons une différence notable entre les indications moyennes de nos instruments; le climat forestier est plus froid. L'écart est du reste assez faible. A Nancy, il s'est trouvé en moyenne de 0°4o centigrade pour les années de 1869 à 1888, c'est-à-dire pour vingt années consécutives. Là, les expériences ont été faites dans une forêt de hêtres, à l'altitude de 340 mètres.
Les mesurages effectués de 1874 à 1878 par M. Fautrat dans la forêt de Halatte (Oise), peuplée de chênes et de charmes, à l'altitude de 120m., ont montré un abaissement deO^'SO de la température moyenne annuelle par l'action de la forêt. Les observations du même auteur à Ermenonville (Oise), sous des pins sylvestres, à l'altitude de 100m.,ont donné un abaissement de cette moyenne égal à 0^90. Voici encore quelques autres chiffres, relevés à l'étranger, concordant tous à nous monlrer une moyenne plus basse en forêt.
l'utilité des forêts
FORÊTS
ou STATIONS MÉTËOnOLOGlQUKS
Eberswalde (près Berlin) ....
Haguenau (Alsace)
Allenfurt (près Nuremberg).
Fritzen (Prusse orientale)...
Lôhrwald (près Fierne)
Seeshaupt i Haute-Bavière). ..
Carlsberg (Silésie)
Sonnenberg (Harz)
Neumath (Lorraine)
Forêt de Fahy, près Porren-
truy (Suisse)
Johanneskrcn/. (Palalinat). . .
Melkerei (Basse-Alsace)
Forèl de Briickwald près d'In-
terlaken (Suisse)