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LES FORÊTS ET l'iNTÉRÊT GÉNÉRAL
gues. C'est ainsi qu'à Sagriès, en 1822, dans une forêt de 100 hectares, il fut impossible d'asseoir une coupe : il ne restait rien à couper. De même à Clarensac, à la même époque, sur une surface de 300 hectares. Les exploitations se faisaient sans ordre, aucune lorêt n'était aménagée.
Aussitôt après la promulgation du Code forestier on s'occupa d'organiser une répression sérieuse des délits, notamment de ceux, très fréquents jadis, de défrichement dans la forêt communale. Le pâturage fut réglementé et réduit aux cantons réellement défensables. Vers 1860, on entreprit avec ardeur l'exécution d'aménagements rationnels; la révolution adoptée fut généralement de 20 ans. Plus de 34.000 hectares ont été aménagés et divisés en coupes de 1860 à 1890.
Le prix moyen de vente par hectare était
pendant la période de 1819 à 1830 de 91 fr.OO
Le produit net par hectare et par an, qui était de 5 fr. 30 pendant la décade 1838-1847, a passé à 12 fr. 25 pendant celle de i886 à 1895 malgré la baisse du prix des écorces à partir de 1892. Dans certaines forêts, comme celle de Nîmes, le revenu, qui était de 21 fr. par hectare et par an de 1850 à 1859, a passé à 97 fr. de 1890 à 1895 (1).
Dans cette région aussi les communes, d'abord très hostiles au régime forestier, ont généralement admis « les avantages d'une gestion rationnelle et prévoyante, ainsi que Futilité de règlements destinés à bien ordonner les exploitations, tant dans l'intérêt du budget communal que de la forêt elle-même (2) ».
(1) Il serait évidemment beaucoup plus intéressant, à notre point de vue, de comparer les produits en matière, ou, du moins, d'envisager, eh même temps que les variations du revenu, celles du prix de l'écorce. îs'ous manquons malheureusement des données nécessaires.
(2) Rouis, op, ci^, page 31.
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