SYNDICATS DE MÉTIER, ETC
2.316 avec 431.794 membres; en 1910, 5.260 avec 977.350 membres. L’organisation la plus intensive s’est produite dans les mines, avec 37 40 0 /O de tous les ouvriers, dans l’industrie chimique avec 34,80 0 /O, dans les transports et le commerce avec 26,79 0 /O. Les syndicats disposent dans leur ensemble de 136 publications diverses ; bulletins, revues et annuaires, permettant aux opinions de s’échanger. (13)
En Suisse, le terrain n’est pas en général particulièrement favorable aux syndicats. On distingue dans le mouvement national deux tendances, celle « libre » et celle « chrétienne ». Les syndicats s’inspirant de la première se sont pour la plupart fondus dans la Fédération des syndicats, dont le nombre de membres se trouve d’ailleurs en décroissance : 77.619 en 1907 et 63.863 en 1910. La cause en est dans les luttes dont l’issue malheureuse a affaibli la confiance des ouvriers dans l’organisation. Les syndicats libres n’appartenant pas à la Fédération comptaient encore en 1907
:■ lîd
14.064 membres, qui depuis doivent avoir fortement diminué.L’organisation professionnelle chrétienne groupait, en 1910 9 unions centrales, 124 sections,et 11.780 membres. D’après les données fournies par le secrétariat ouvrier suisse, il y aurait, sur 607.412 ouvriers susceptibles d’affiliation dans 19 des branches les plus importantes de la production, 121.769 effectivement organisés, soit une proportion de 20 0 /'O seulement, se décomposant en 28 0 /O pour les hommes et 3 0 /O. pour les femmes. Ce sont les cheminots des voies ferrées et tramways, les peintres et plâtriers, les ouvriers du bois, qui ©nt le plus vivement manifesté le besoin d’organisation. Les syndicats affiliés à la Fédération avaient 1.800.000 francs de recettes, et 1.600.000 francs de dépenses. D’uné façon générale, les organisations ne sont pas assez puissantes, pour pouvoir