‹ Économie industrielle [microform]Chapitre 108 sur 155 · SYNDICATS DE METIER, ETC · texte numérisé non relu

SYNDICATS DE METIER, ETC

travailler à l’amélioration des mauvaises conditions ouvrières, au moyen de grèves et de mouvements en faveur d’augmentations de tarifs (14). j

£n Russie, le mouvement syndical moderne a commencé f

seulement à une date très récente. Les plus anciennes fabriques étaient exploitées au moyen de serfs. Ceux-ci, '

lors de leur affranchissement en 1861, les abandonnèrent en grand nombre dès qu’ils n’y furent plus retenus par la force. Pendant très longtemps, l’opposition entre ouvriers ^

professionnellement éduqués et ouvriers non instruits, *

ainsi qu’entre représentants de diverses souches et adeptes '

de religions différentes, ne permit à aucune cohésion syndicale de s'affirmer. La première organisation de quelque durée dont on fasse mention est celle des ouvriers juifs de la Russie occidentale, dont les caisses de grèves se fondirent en 1897 en une « Fédération générale des ouvriers juifs de Russie et de Pologne ». Des tentatives pour créer des '

associations ouvrières en vue de combattre les tendances socialistes ont été entreprises, mais sans succès véritable, par des professeurs, des fonctionnaires de la police et des \

particuliers. La plus connue parmi ces associations est celle des ouvriers d’usines russes de Pétersbourg, fondée en 1904 par le pope Gregor Gapon. Après avoir donné de belles espérances, une manifestation organisée par elle en janvier 1905 fut dispersée par la troupe. Depuis 1903 il I

s’est fondé à .Moscou, Pétersbourg, Kharkow, Bakou, des organisations ouvrières, et dans les deux premières villes, un bureau central des syndicats. En 1905, il ne s’est pas produit moins, d’après la statistique officielle, de ^

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