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gièves, auxquelles ont participé 2.700.000 ouvriers

La loi promulguée le 4-17 mars 1906 a autorisé la création d associations professionnelles. Aux termes de cette loi, il est permis d’instituer des syndicats aj^ant pour but de

s’occuper de la situation économique et de ses progrès, d’améliorer les conditions de travail de leurs membres, et de favoriser la productivité des établissements qui les occupent. L’activité de ces syndicats peut également s’exercer dans le domaine de l’arbitrage et de la conciliation, de la consultation juridique, du placement, de l’achat en commun, de l’assistance et du perfectionnement ouvrier. La réunion de deux syndicats est interdite, mais toutefois, 30 bureaux centraux se sont peu à peu constitués, analogues aux cartels de syndicats en Allemagne. Il existait en 1907 652 syndicats comptant 245.555 membres (15)].

(1) Le caractère exceptionnel de ce genre de patrons est établi par la méfiance à leur égard extrêmement répandue chez les ouvriers. Ceux-ci, en Suisse par exemple, accablent leurs employeurs de railleries, lorsqu’ils tâchent de favoriser l’épargne de leur personnel par des subventions aux déposants (BÔH.MERT, Schw. Arheiterverh., 1, p. 53). En France de même, les ouvriers s’amusent mieux pour leur argent qu’aux frais d’un patron philanthrope (Reybaud, Compte rendus, 1862, 3,

р. 346). [Voir pour l’Allemagne : J. Post, Musterstàtten persônlicher Fürsorge von Arbeitgebern fiir ihre Geschàftsangehôrigen, 1 vol., 1889 ; Post et Albrecht, 2 vol. 1892].

(2) Selon Gierke, Genossenschaftsrecht, 1, p. 1037, fouvrier isolé, dans nos entreprises capitalistes, possède aussi peu une personnalité économique, que le laïc une ecclésiastique dans la hiérarchie, que le sujet une politique dans l’Etat absolutiste, que le non-libre une de droit privé dans la communauté Me droit.

(3) Il en a été ainsi en Angleterre seulement après l’abrogation des combination laws (loi 5 de George IV, c. 95, et loi 6 de George IV, c. 129). Antérieurement les lois 39 /40 de George 111,

с. 79 et 106, et 57 de George III, ch. xix, avaient notamment imposé des restrictions étroites à toute réunion de 50 per- :sonnes et plus.

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(4) C’étaient surtout les règlements de la codification '

d’Elisabeth dont la désuétude incitait les ouvriers à la résistance. Ils concernaient : A) l’apprentissage de 7 ans ; B) l’obligation pour tous patrons entretenant 3 apprentis, d’entretenir également un compagnon, et un de plus par apprenti de plus ;

C) la fixation annuelle du taux des salaires par le juge de paix et l’autorité municipale, et la solution par eux des difficultés entre patrons et apprentis. La grande trade union des tisserands d’Halifax, en 1796, lutta surtout contre -l’admission d’ouvriers non formés.

(5) Les accord-masters correspondent aux facteurs de la manufacture à domicile, et ont souvent surmené et exploité les ouvriers. Pour les éliminer, les trade unions se montrent favorables au système, là où le salaire à la pièce est impossible, de donner elles-mêmes en accord les travaux à un groupe d’ouvriers (Brentano, 1, p. 214 ; 2, p. 78 et suiv.).

(6) Dans les périodes où les débouchés se ferment, les trades unions cherchent à réaliser une diminution également répartie de la production, au lieu de « nuire durablement au marché » par une production continuée à .salaire moindre (Brentano,

2, p. 37). Ceci constitue une lutte purement négative contre la crise, puisqu’elle s’opère par une restriction de la production,, et non par un accroissement de la consommation. On ne peut la conseiller qu’à la condition que la totalité du territoire économique atteint par la maladie y participe (Roscher, Ansichten der Volkswirtschaft, 2, p. 455).

(7) Ludlow et Jones, Die arbeitenden Klassen Englands in sozialer und politischer Beziehung, trad. Holtzendorff (1868).

Ces auteurs affirment que la méfiance des ouvriers contre toutes les autres classes aurait diminué (195). Leur religiosité se serait si bien accrue, qu’on se trouverait en présence d’une ère, non pas d’indifférence chez eux, mais d’un réveil des croyances (p. 194 et suiv.). Leurs lectures se seraient considérablement améliorées (p. 128 et suiv.).

(8) [Sydney et Béatrice Webb, Die Gesch. d. britischen Trade- Unionismus, 1885 ;• des mêmes auteurs. Théorie und

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