ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL ÉLÉMENTAIRE
reich, 1854, p. 57 et suiv.). Citons encore l’institut Pestalozzi à Neuhof en 1775, l’institut Fellenberg à Hofwyl en 1804, les instituts de sauvegarde de l’enfance, au nombre de plus de 30 en Württemberg, la Rauhe Haus à Hambourg, les institutions de Mettray et de Ruyselede. En de nombreux endroits, l’année de famine 1817 a provoqué leur fondation.
(6) La loi scolaire autrichienne de 1870, § 53, l’a bien compris. Joseph II, dès son règne, avait beaucoup favorisé l’enseignement du dessin (V. Bidermann, op. cit., p. 59 et suiv.). Le petit, mais excellent ouvrage d’EiTELBERGER, Ueber Zeichenunterricht (1876), compare le dessin à l’écriture. F. B. Hermann, dans son ouvrage Staatswirtsch. Unters., 2® éd., p. 209, conseille d’entretenir un professeur de physique, chimie, etc., pour deux ou trois villes seulement par alternance, mais un maître de dessin pour chaque petite ville. Les effets d’une école de ce genre sont démontrés par l’exemple de Steinschonau, où le prix moyen des objets de verrerie n’a pas tardé à tripler {op. cit., 4, p. 166). [Les salles publiques de dessin du Württemberg, de Bade et de l’Autriche sont fort à recommander (C. Roscher, dans le Handw. d. Staatsw., 3® éd., 4, p. 1092). En Saxe, il existe des cours techniques de dessin de construction, où l’on enseigne aux maîtres la façon de mesurer les objets industriels simples, d’en faire un croquis et de les représenter graphiquement, avec les mesures inscrites de toutes leurs dimensions, d’une façon exacte et complète. La participation à ces cours est gratuite, mais limitée à 15 maîtres, ayant enseigné la géométrie descriptive dans une école industrielle depuis au moins un an. En outre, dans 18 localités de l’Erzgebirge, l’enseignement préparatoire du dessin industriel est donné dans les écoles primaires, dans le but de préparer les élèves à l’entrée dans les écoles techniques de l’industrie du jouet {Fünfter Bericht über Erziehungs-u. Unterrichtsanst. in Sachsen, 1904, p. 134, 180).]
(7) Eitelberger insiste énergiquement sur la réduction de l’enseignement dit scientifique dans les écoles primaires, lequel nuit aux apprentis, parce qu’ils apprennent ainsi trop tard à
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330 CHAP. X, ACTION IMMÉDIATE DE l’ÉTAT, ETC.
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s’assimiler les notions pratiques, parce qu’ils se croient trop « distingués », etc. Conclusion : l’enseignement du travail manuel est nécessaire dans l’école primaire ou à côté d’elle, devant pourtant varier pour chaque région particulière. En effet, les écoles de filature créées par le grand Frédéric ont eu peu de succès, pour les avoir généralisées au delà de toute mesure. Eitelberger démontre que presque tous les grands artistes ont de bonne heure appris la technique de leur métier {Kleine Schriften, 1871, vol. Il ; Ueber Zeichenunterricht, etc., 2^ éd., 76).
(8) P. Chr. IIansen, dans Arbeiterfreund, 16, p. 104 et suiv.; [Gelshorn, dans le Jahrb. f. Ges. u. Verw., 5, p. 467, sur le premier cours d’apprentissage organisé en Allemagne à Emden. En 1881, a été fondé à Berlin le comité central pour l’enseignement de la pratique manuelle et du travail domestique, et, en 1891, on comptait déjà en Allemagne, 253 centres d’éducation pour le travail manuel. En France, depuis 1882, ce travail est obligatoire dans toutes les écoles primaires laïques, et avait été, en 1890, introduit dans environ 20.000 d’entre elles. En Angleterre, une loi de 1890 subordonne les subventions à accorder aux écoles s’occupant de l’enseignement du travail, au nombre des élèves qui le reçoivent. En Saxe, on connaît des écoles de dentelle, de vannerie et de filature. L’étranger, en particulier la Suède, le Danemark, l’Angleterre, la France, ainsi que quelques cantons suisses, est de beaucoup en avance sur l’Allemagne quant à la reconnaissance de l’enseignement du travail et quant aux subventions à lui accorder (Pabst, dans le Handw. d. Staatsw., 3® éd., 5, p. 362 ; G. Kerschensteiner, Grundfragen der Schulorganisation, 1907 ; A. Pabst, Die Knabenhandarbeit in der heutigen Erziehung, 1907 ; R. Rissmann, Der Handarbeüsunterricht der Knaben, 1905 ; L. Banneux, Uéducalion manuelle, 1905.]
(9) Steinbeis, Entstehung und Entwicklung der gewerblichen Fortbildungsschulen in IF., 1873 ; Die Entstehung und Entwicklung d. gewerbl. F. in Württemberg,lSS9,2^ éd. ; Lüders und Simon, Denkschr. über d. Entwicklung der gewerblichen F. in Preussen, 1896, p. 106 ; [Bernh, Meyer, Lehrwerkstàtten