INSTITUTS DE PROGRÈS INDUSTRIEL
[Pour garantir l’utile exécution des réformes proposées pour soutenir la petite industrie, la création se recommande d offices centraux du commerce et de l’industrie, d’offices industriels nationaux, ou d’instituts de progrès indus- ! triel. Ces organes doivent agir suivant les directions les
plus diverses dans chaque cas particulier, encourageant, conseillant, appuyant suivant que le comportent les circonstances individuelles ou locales, et fournissant les •moyens pécuniaires indispensables. Ils répandent, aux I points de vue technique et économique, la lumière qui fait
aujourd’hui encore sur tant de points défaut au métier. Il semble hautement désirable qu’il existe un centre d’où 1 instruction et l’aide, comme des stimulants féconds, rayonnent vers les chambres de métier, les associations ; industrielles et les syndicats. La composition de cet office
] central doit présenter toutes garanties que l’état de choses
pratiquement existant soit convenablement traité au point de vue théorique, et que les questions théoriques soient de même résolues dans un sens pratique. Presque partout siégeront, dans les comités des offices centraux, des représentants choisis des métiers, des hommes qui, I pénétrés de la grandeur de leur mission, seront capables de
j fa remplir. L’office central est une organisation vraiment
sociale, ayant à sa base,non point des moyens mécaniques inertes, mais des hommes qui veulent rendre service et qui le peuvent. Fixer son programme dans les détails serait une
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prétention dépourvue de sens. L’organisation de cours de maîtrise, la recherche de l’utilité plus ou moins grande de l’introduction de moteurs et de machines-outils dans la petite industrie, l’organisation d’expositions, les faveurs à accorder aux associations, la facilité du crédit, etc., pourront être l’objet des délibérations de l’office. S’il s’agit de fixer définitivement comme utile une amélioration technique à laquelle on pousse, l’office central, au cas où cette amélioration serait déjà introduite à l’étranger, pourra venir en aide aux industriels indigènes, en leur faisant connaître le procédé dont il s’agit. Si on n’est pas plus avancé à l’étranger que dans le pays même, s’il s’agit de la vulgarisation d’un procédé entièrement nouveau, on attendra de l’office central l’intelligence la plus large des voies et des moyens nécessaires à mettre en scène la nouveauté en question. L’office central peut également servir aux progrès de la grande industrie, en l’incitant par exemple à ‘travailler des matières brutes existantes, mais non encore totalement utilisées ; il pourra même se faire l’auxiliaire de branches d’industrie en activité, en leur permettant d’atteindre un haut degré de perfection, et suivant le cas, de faire leur apparition sur le marché mondial.
L’office industriel national est une institution dont se réjouissent déjà divers Etats de l’Allemagne. La Hesse, le Württemberg et Bade la possèdent depuis le milieu du xixe siècle, la Prusse depuis le 20 mars 1905, la Bavière depuis janvier 1907. En Hesse en 1837, à l’instant du passage de l’ancien système corporatif à l’état de choses nouveau, on s’était clairement rendu compte qu’il était nécessaire d’envisager pour l’avenir urfe institution nouvelle. C’est alors qu’on créa la Société industrielle nationale, dont le but principal fut défini : « Etudier la situation présente de l’industrie nationale,et favoriser par la coordination des