I § 85. VIE CHÈRE, GUERRES, TROUBLES
B*araxowsky, Die sozialen Wirknngen der Handelskrisen in
En gland, dans Archiv. f. soz. Ges., 8, p. 1].
Presque tous les renchérissements des grains sont accompagnés de crises de débouchés (l),et dans de nombreux cas, le mal primaire, constitué par le déficit dans la récolte, semble moins à redouter que le mal secondaire. Le produit moindre de la récolte, ainsi que les nombreux transports de grains, etc., qui n’auraient pas été nécessaires autrement, diminuant en général le revenu de la nation, le peuple tout entier ne peut par suite, vis-à-vis des peuples étrangers par I exemple, montrer la même capacité d’achats que d’habi-
' tude. En outre l’élévation du prix des grains entraîne une
transformation dans la répartition du revenu, qui ne peut rester sans influence sur la demande des marchandises. Les producteurs de grains gagnent, il est vrai, presque autant que les consommateurs ont perdu. Mais il est fort douteux que les premiers demandent davantage les mêmes marchandises, dont les seconds ont dû se détourner. La plupart des producteurs ne sont d’ailleurs susceptibles d’établir leur gain d’une façon complète, que lorsque le renchérissement touche à sa fin, tandis que les consommateurs s’aperçoivent immédiatement de leur perte. Toutes les marchandises non indispensables, ainsi que toutes celles dont l’acquisition peut se remettre, perdent énormément de leurs débouchés. La plupart des industriels et des commerf çants sont atteints d’autant plus, que la nécessité de forts
envois d’espèces à l’étranger, pour le paiement des achats ' de céréales, force les banques à resserrer leur crédit (2, 3).
— Lorsqu’une guerre éclate à la suite d’une longue paix, elle