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VIE CHÈRE, GUERRES, TROUBLES

Le fret et l’assurance entre Pétersbourg et Londres atteignait, pour le chanvre et le suif, 12 ou 13 fois ce qu’ils valurent en 1837. (Tooke, H. of P., I, pp. 309 et suiv.).

(7) En juin 1848 à Paris, il y eut près de 11.000 petits industriels et commerçants qui offrirent à leurs créanciers un concordat de 25 à 30 0 /O. L’industrie urbaine occupait en 1847 342.530 ouvriers, en 1848 seulement 156.125. La consommation de la viande par tête passa de 150 livres à 87 3 /4. Lyon travaillait, dans les derniers mois avant la révolution de février 133.000 kilos de soies, et dans les premiers mois qui la suivirent’ seulement 32.000 (Journ. des Econ., janvier 1853 ; Bla^qui,' dans les Mém. de VAcad. des sc. mor. et polit.). Paris comptait, le 13 juillet 1789, plus de 800.000 habitants, dont 16.0000 recevaient les aumônes du clergé. Le 15 janvier 1790, la population était tombée à 585.000, tandis que le nombre des secourus était monté à 125.0000 (Schlôzer, St. A., 15, p. 177). L’ne grave crise de débouchés suivit,en Hollande et en Belgique, la séparation politique de 1830, comme il pourrait s’en produire une semblable en Angleterre, si le nord-ouest industriel voulait se détacher du sud-est agricole et commerçant. La crise anglaise de 1766 fut due en partie à une mauvaise récolte, mais bien davantage à la renonciation volontaire des colons mécontents à l’usage des marchandises anglaises.

(8) Ce fut le cas de la crise française de 1714 et des années suivantes (Melon, Essai polit, siir le commerce, ch. 16 ; Dutot, Réflexions, pp. 862 et suiv. ; Daire). Ce fut encore celui de la crise anglaise qui suivit la guerre de Sept ans (Tooke, H. of. P., p. 363), et affecta en même temps la Hollande, Hambourg, etc. (Büscu, \Verke, 12, pp. 111 et suiv. ; Falke, D. Handelsg., 2, pp. 407 et suiv.). Le rétablissement subit du change déprécié contribua également à cette crise. En général, celles de ce genre, dues à la paix, peuvent atteindre en même temps les neutres, surtout s’ils ont auparavant tiré profit de l’interruption des vieilles habitudes du commerce. Le prix des navires à Hambourg s’éleva, pour retomber ensuite, entre 1778 et 1782 (Büscii, Werke, 1, p. 317).

(9) Birmingham, qui depuis 1804 avait fabrique environ 5 millions de fusils, se trouva incapable en 1817 de secourir ellemême ses propres indigents, et sollicita le secours de l’Etat.

(10) Lorsqu’une crise vient à couper le commerce, jusque-là très actif, entre un pays agricole et un pays industriel, les agriculteurs de l’un et les fabricants de l’autre subissent une crise If f ‘ longtemps, l’ébranlement se calme peu à peu ;

J : ; le pays agricole affecte aux fabriques toutes les forces de capital

^ ' et de travail qu’il peut soustraire à l’agriculture, le pays indus-

^lel procédé de même mversement. Mais dès que la conclusion de la paix rend la liberté au commerce, la crise doit se renouveer, parce que désormais les fabricants du pays agricole, comme - es agriculteurs du pays industriel, ne sont plus capables de

( concurrencer leurs rivaux étrangers à eux supérieurs.La crise

anglaise de 1814 et années suivantes se manifesta d’abord chez L . fermiers, pour les grains desquels, au début de 1814 les

J cours étaient tombés de 50 0/0 au-dessous de leur niveau de

r : ‘ ‘‘‘^ûta aux fabricants une partie de leurs dé-

5; bouchés ; ce fut alors d’autant plus fâcheux, qu’ils avaient pro-

i' jamais en tablant sur la suppression du blocus

I continental. D’innombrables petits commerçants se mirent à

^ expedier du sucre, du café, etc., sur le continent, ce qui amena

« bientôt sur celui-ci une pléthore de marchandises anglaises En

meme temps, l’arrêt subit de l’énorme consommation de la ■’ guerre opéra dans le même sens, ainsi que le fait que l’Angle-

terre dut partager à nouveau, avec ses concurrents européens l’approvisionnement des pays coloniaux. La crise éclata concomitamment en Autriche, en commençant à l’inverse par les industriels (Ad. .Muller, liriefwechsd mit Geniz, p. 213). Hambourg avait connu, à l’époque de ,1a guerre de Sept ans, une énorme prospérité, et l’impôt sur le revenu y avait,en 1759, montré un accroissement de fortunes de 8 millions de thalers’ Le contrecoup de la paix ht sombrer 05 maisons de commerce, et l’escompte s’éleva jusqu’à 12 0,0 (Büsch, Handliingsgeschirhte Hambiirgs, ch. 38 et suiv.).

(11) Porter, Progress, I\',ch.4. I.^, conclusion inattendue de

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