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PARTICULARITÉS DES MINES EN GÉNÉRAL

(8) Sur la liaison étroite entre les forêts du Harz (bois de mine et charbons) et les mines, voir Hausmann, Gegemvàrtiger Zustand iind Wichtigkeit des hannoverschen Harzes (1832),50 et suiv. ; 263 et suiv. Les mines Scandinaves sont sous la dépendance de la richesse forestière locale. *[Plus importante encore est l’action réciproque entre les mines et les forêts dans les Alpes. (C. Neubürg, Der Einfluss des Bergbaus auf die erste Entwicklung der Forstwirthschaft in Deutschland, 19(31)]. L’Angleterre tire de grands avantages du voisinage immédiat de ses mines de houille et de fer les plus importantes. .\ntérieurement à l’invention du creusement à la poudre*[usité dans le Harz dès 1476 (Wagner, Corp. Jiir. Met., 1, 1031)] et à la dynamite (1870), les besoins de combustible pour le travail des roches très dures *[bûchers dans la mine] étaient encore plus considérables qu’aujourd’hui.

(9) On peut comparer,rien qu’en Californie, le lavage de l’or avec l’exploitation du quartz. En Bosnie, les minerais contiennent presque 60 0 /O de fer, et pourtant jusqu’ici on n’en tirait généralement en fait que 10 à 12 0 /O (Pechar, Kohle nnd Eisen, p. 198). La seule pénétration plus forte dans le sol, de l’exploitation minière, a déjà le sens d’une intensivité plus grande.

(10) On peut comparer le bocardage au battage, et les feux catalans et hauts- fourneaux aux moulins. Mais les établissements miniers réclament beaucoup plus de capital et de technique que les établissements agricoles, et même sous leur forme la plus simple, ils se rapprochent davantage de la fabrique.

(11) La galerie Saint-Georges, dans le Harz, a une longueur de 5.481 brasses (voir Hausmann, op. cit., 100). La galerie Joseph II à Chemnitz, commencée en 1782, a été poussée en 1874 jusqu’à 14.017 mètres. (Süss, Zukiinjt des Goldes, 256). La galerie de Rothschônberg en Saxe, terminée en 1877, mesure 13.900 mètres, et avec ses embranchements 29.000 mètres (Ed. Heydenreich, op. cit., p. 94).

(12) En Bohême, les mines sont devenues une source princi, pale des villes et de la bourgeoisie (Palacky, Gesch. von Bôhrnen,

CHAP. XII. MINES

3, p. 24). Il en a été de niême en Hongrie, grâce à l’aide de l’im- I

migration allemande. On peut citer le nom caractéristique de Silberstrasse donné à une localité entre Schneeberg et Zwickau.

Parmi les facteurs les plus favorables de l’industrie minière, on peut ranger la quantité des forces hydrauliques en montagne, ainsi que la chaleur des eaux des fosses, qui empêche les roues de moulin d’être atteintes par la gelée. En Saxe, la statistique j

économique a commencé à se développer dans les mines j

(W. Weissenbach, Sachsens Bergbau, p. 103).

(13) Les contrées minières sont par excellence celles des lé- j

gendes, ce qu’on peut remarquer en Bohème, dans le Thüringer ^

Wald, dans l’Erzgebirge et le Fichtelgebirge, par comparaison |

avec la Haute-Bavière {Bavaria, 2, p. 1, 252). On peut constater 1

une stabilité tenace du costume, des mœurs, du langage des j

mineurs (Veith, Deutsches Bergwbrterbuch, 1870). En Saxe, les mineurs tiennent beaucoup à rappeler que Luther était le fils de

l’un des leurs. Cpr. le célèbre éloge du mineur de Novalis-Hardenberg dans son œuvre Heinrich von Osterdingen, I, ch. 5.

[On trouvera d’intéressants rapprochements sur les mines et j

les forges, dans la légende et la poésie, dans l’ouvrage de En. He y- j

DENREICH, Geschichte und Poesie des Freiberger Berg-und Hüttenwesens, 1892].

(14) C’est ce qui arrive le plus souvent dans les cas où les |

produits recherchés se trouvent en même temps à proximité j

de la surface, et présentés déjà par la nature elle-même sous •

une forme convenable à l’utilisation industrielle. H en est ainsi !

par exemple du lavage de l’or, de l’étain, des diamants, etc., et I

dans le même ordre d’idées, des carrières d’argile à briques, de j

marne, de sable. Mais combien souvent n’arrive-t-il pas qu’une \

mine métallique n’est susceptible d’exploitation avec profit,

que si une autre, exigeant peut-être même des avances de fonds, i

se trouve exploitée en même temps ! (Hausmann, Harz, p. 166).

(15) Lorsque les mines d’argent de la Bohême furent découvertes, il se produisit une émigration en masse de Saxe et de ' i

Thuringe, à tel point que les champs y restèreat souvent en

friches (Klostermann, dans la Zeitschrift /. Bergrecht de

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