PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION IX
seulement parce qu’au cours de l’histoire de la plupart des nations, le premier s’est développé plus tôt que la seconde ; c’est aussi pour des raisons de méthode. Pour l’intelligence ■de l’industrie, il est encore plus nécessaire de connaître les questions de banque, de transport, qu’il n’est inversement indispensable, pour l’intelligence du commerce, de connaître les métiers, les fabriques, etc... L^n exposé systématique tel que tout chapitre découle exclusivement de celui qui le précède, mais sans que l’inverse puisse avoir lieu, ■constitue une impossibilité, aussi bien peur tous les organismes, que pour l’économie sociale, où les actions réciproques jouent un rôle si important.
Le onzième chapitre de la seconde partie traite d’une maladie économique, affectant l’industrie et le commerce de façon uniforme et même, en général, simultanée. Enfin, les mines n’ont pas été placées dans le volume traitant de l’économie rurale, mais dans le présent ouvrage. Ceci ne surprendra personne, si l’on se rappelle l’étroite parenté unissant cette production primordiale et l’industrii minière proprement dite. Mais il a naturellement fallu placer le chapitre qui les concerne en appendice à la fin du traüé.
Université de Leipzig, juillet 1881.
Wilhelm Roscher.
PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION
La seconde édition a été la réimpression de la première sans modification aucune. Depuis son apparition jusqu’à celle de cette troisième édition, il s’est écoulé trop peu de
X PBÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION
temps pour que j’aie pu trouver roccasion de changements notables. Toutefois, j’ai enrichi une foule de paragraphes d’additions parfois importantes, et je citerai les §§ 4, 12, 14, 15, 16, 19, 26, 28, 37, 41, 45, 47, 50, 52, 53, 54, 55, 60, 68, 77, 78, 79, 79 a, 80, 81, 82, 83, 86, 87, 88, 90, 93, 95, 99, 104, 114, 117, 118, 128, 129, 131, 133, 135, 137, 138, 139 a, 140, 143, 144, 146, 147, 148, 149, 150, 151, 152, 156, 157, 161, 167, 176, 180.
Une utilisation meilleure de l’espace imprimé a permis néanmoins, malgré ces développements, de n’augmenter le nombre des pages que de 823 à 827.
Université de Leipzig, décembre ISSU Wilhelm Roscheb.
PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION
La (quatrième édition parue en 1883 a été la réimpression,, sans modification, de la troisième de 1881. Par contre cette cinquième édition, par suite d’une foule d’enrichissements et d’améliorations, s’est augmentée de 37 pages, bien qu’une économie considérable ait présidé à l’utilisation de l’espace imprimé.
Je citerai notamment comme ayant subi des additions, les §§ 1, 6, 8, 13, 14, 15, 18, 21, 22 39, 43, 45, 70, 77, 79, 79 a,’ 81, 82, 85,- 86, 87, 88, 89, 91, 92, 93, 94 a, 96, 98, 99, 114,. 126, 130, 134, 141, 143, 146, 148, 149, 150, 151, 152, 156, 157, 159, 161, 181. A un degré moindre, également les §§ 2, 3, 7, 9, 10, II, 12, 19 20, 23, 24, 25, 26, 27, 33, 34, 35, 37, 38, 40, 41, 42, 44, 47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 57, 58, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 71, 72, 73, 74, 75, 78, 80, 83, 84, 90, 94,.
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PREFACE DE LA SIXIEME EDITION
95, 97, 100, 101, 102, 110, 115, 116, 117, 118, 119, 121, 124, 125, 127, 128, 131, 133, 135, 136, 137, 138, 139 a, 140, 142, 144, 147, 153, 154, 155, 158, 160, 162, 164, 165, 166, 167, 171, 172, 173, 174, 175, 177, 178, 180, 182. La Table dee matières jointe à ce volume en facilitera l’usage au mêmedegré que pour les trois autres.
Université de Leipzig, octobre 1887.
Wilhelm Roscher.
PRÉFACE DE LA SIXIÈME ÉDITION
La sixième édition a été, par suite d’une entente entre la. maison d’édition et l’auteur, imprimée en même temps qua la cinquième. Toutes deux ont été tirées au même nombre ^ d’exemplaires que les éditions précédentes. Aussi avonsnous placé les additions désirables tout à la fin du volume..
Université de Leipzig, mars 1892
Wilhelm Roscher.
PRÉFACE DE LA SEPTIÈME ÉDITION XIII
lieu qu’à des suppressions relativement peu nombreuses. On a toutefois, dans les annotations, laissé de côté ce qui ne correspondait plus aux statistiques actuelles, ou ce que les conquêtes nouvelles de la législation avaient laissé vieillir.
Toutes les fois pourtant que l’exposition a paru présenter, dans ses paragraphes, des lacunes en ce qui caractérise les conceptions ou l’état de choses actuels, toutes les fois que, dans les annotations, la création postérieure d’éléments nouveaux a rendu possible de traiter les problèmes spéciaux d’une manière plus approfondie, l’auteur du présent remaniement a ajouté des additions reconnaissables en ce qu’elles figurent entre crochets. Ces additions ont notamment complété les §§3. 6 — 8. 14. 21. 22. 24. 25. 27. 28. 30 - 32. 33. 38 a - 43. 45.- 48. 52. 54. 56. 59. 63. 64. 69 - 71. 72 - 74. 77. - 81. 85 - 94a. 95 à 101. 102. 103. 106. 110. 113. 115. 116. 118 - 119. 126. 129. 134. 139 - 141. 145. 148 - 150. 159 - 160. 162. 163. 167. 168. 178.
On a essayé de compléter la partie traitant des Villes^. surtout en ce qui touche la question des grandes villes et la crise du logement. Dans la Politique commerciale^ les matières suivantes ont subi une transformation : branches principales du commerce (grand et petit commerce, colportage), droit d’étape, foires et marchés, guildes de marchands, juifs et lombards, sociétés par actions, compagnies de commerce, statistique commerciale et traités de commerce.
Dans la partie : Argent^ Monnaies et Banques ^ les questions suivantes : monnaie, étalon, monnayage, papiermonnaie, change, banques d’émission, banques d’Etat, ainsi que les manifestations du développement bancaire moderne, comme le système des chèques et des chambres do compensation, ont reçu des additions nombreuses. En
PREFACE DE LA SEPTIÈME ÉDITION
XIV PREFACE DE LA SEPTIEME EDITION
ce qui tonche l’exposé sur les relations commerciales , les questions suivantes ; postes, télégraphes, publicité, indépendance ou étatisation des voies feirées, système de tarifs, spécialement pour les chemins de fer, tarifs des personnes et des marchandises, navigation maritime, pêche maritime, assurance maritime, entrepôts, canaux, routes, ont été l’objet d’un travail de mise à jour.
Enfin, le développement moderne des poids et mesures, des bourses, de leur organisation et de leurs affaires, des consulats, des tribunaux de commerce, des chambres de commerce et des écoles commerciales, a reçu toute l’attention qui lui était due.
Dans la Politique industrielle, on a eu égard, d’un côté aux mesures récemment adoptées sur le terrain de la grande industrie et des métiers, non moins qu’aux phases de leur développement. Ainsi a-t-on procédé pour les questions suivantes ; degrés de l’industrie, dénombrements des industries, industries des capitales, métiers et fabriques, origines et supériorité des fabriques, vitalité des métiers, industrie domestique, origines et dégénérescence des corporations, importance du protectionisme, politique commerciale moderne, concurrence déloyale, associations nouvelles, D’un autre côté, et en harmonie avec leur importance croissante, les questions de po’itique et d’organisation sociales ont été traitées d’une façon inédite. Ainsi en est-il advenu des questions suivantes ; inspection des fabriques, régime des fabriques, offices du travail, protection des femmes et des enfants, durée normale du travail, assurances contre les accidents, habitations ouvrières, grèves et coalitions, chômage et placement ouvrier, conseils de prud’hommes, bureaux de conciliation, associations, etc.
Egalement sur la question des mines, on a apporté, au
PRÉFACE DE LA SEPTIÈME ÉDITION XV
pomt de vue de la statistique et de la législation, les compléments voulus.
Peut être, en procédant comme je l’ai fait, me suis-je exposé au reproche d’être allé trop loin et d’avoir par trop amplifié l’étendue de l’ouvrage. En réalité, celui-ci s’esta augmenté d’environ dix feuilles. Mais, sur aucun terrain de la vie économique, il ne s’est produit dans les deux dernières dizaines d’années, autant de nouveau que sur celui que l’on s’est occupé de décrire ici. La tentation se trouvait donc immédiate, d’effleurer, autant que possible, tout ce qui s’y rattachait, même sans prétendre à la manière si concise et si instructive pourtant que possédait si magistralement Roscher. Cette extension paraissait d’autant plus utile qu’en dehors du Manuel d’économie politique de Schoenberg, nous ne possédons aucun ouvrage qui ait été, à une époque récente, consacré d’une manière aussi complète aux questions traitées dans le présent volume. Il appartiendra à d’autres d’apprécier le succès de ma tentative. Je conclus en exprimant le désir que l’ouvrage, tenant consciencieusement compte des développements modernes de notre vie économique, ait gardé son attrait primitif, et qu’après comme avant, son emploi puisse paraître utile aux hommes d’affaires comme aux hommes d étude.
La révision de la Table des matières est due à l amabihté de M. Paul Huber, de Kempten, étudiant en philosophie,
que j’en remercie cordialement ici.
Leipzig, juin 1899.
Wilhelm Stieda.
PRÉFACE DE LA HUITIEME ÉDITION
La refonte de cette nouvelle édition a présenté des difficultés incomparablement plus grandes à surmonter que la
XVI PRÉFACE DE LA HUITIÈME ÉDITION
précédente. Dans les douze années qui se sont écoulées depuis la publication de celle-ci, il s’est opéré de multiples changements. Bien qu’il ait paru réalisable, pour ne pas faire perdre à l’ouvrage son aspect accoutumé, de rester dans le cadre que Roscher avait choisi, il n’était pourtant plus possible de placer toujours dans chaque paragraphe spécial, comme annexe aux idées jusque là reçues, le simple exposé des théories nouvelles. L’activité qui, depuis la première apparition de cet ouvrage en l’année 1881, s’est manifestée dans le développement industriel et commercial, a imposé vis-à-vis de cslui-ci une attitude encore plus consciencieuse qu’il n’avait paru nécessaire lors de la septième édition. 11 a donc fallu transformer radicalement de nombreux paragraphes, et en ajouter do tout nouveaux. Mais ainsi l’originalité de l’auteur n’a pu désormais être respectée dans toute son étendue. 11 a fallu s’écarter de l’habitude de consigner, dans des remarques copieuses, les exemples et les constatations à l’appui des explications présentées dans le texte. Les annotations se rapportant aux paragraphes nouveaux et aux amplifications ne contiennent, en général, que des indications bibliographiques, et celles relatives aux paragraphes demeurés inchangés ont été abrégées sensiblement. On objectera à cette façon de procéder que l’édition nouvelle n’offrira plus ainsi d’unité de caractère. Il était pourtant difficile de faire autrement, en présence des matières et des faits qu’il s’agissait d’embrasser. La refonte de toutes les remarques contenues au texte aurait été une entreprise interminable. On ne pouvait pourtant pas ne tenir aucun compte des événements et des conquêtes nouvelles de la vie économique, de la critique moderne des matières anciennes, et de l’actualité analytique dans le cours des idées d’aujourd’hui. L’espace nécessaire à ces développements n’était pas susceptible d’être obtenu
PRÉFACE DE LA HUITIÈME EDITION
d’autre manière qu’en supprimant certaines annotations qui en définitive ne sont pas perdues,puisqu’elles demeurent en tous temps accessibles dans les exemplaires des éditions précédentes qui figurent dans toutes les bibliothèques. Je nourris l’espoir qu’il est possible, en suivant la voie par moi adoptée, de conserver au Maître, si méritant, de l’économie politique, l’influence que son ouvrage, répandu à do si multiples éditions, lui avait fait, dans les milieux les plus
étendus, si heureusement accjuérir.
La considération pratique qu’un volume de quatrevingts feuilles d’impression serait peu maniable, que l’nnpression elle-même d’un volume si étendu, exige un temps prolongé et qu’il est désirable de pouvoir, dès à présent, faire usage dé la partie déjà terminée, tandis que 1 autre partie se trouve encore en cours de préparation, a fait décider que cette fois, l’édition comprendrait deux demi-volumes. L’Industrie à été placée en tête, à.la différence des précédentes éditions, parce que, bien qu’elle ne soit pas plus ancienne que le commerce, elle se trouve toutefois en position de lui apporter la première un développement plus considérable, et qu’ainsi par conséquent, c’est à elle que la primauté dans le monde semble appartenir.
Pour les paragraphes relatifs aux villes et aux mines j’ai été heureux de la collaboration amicale de M. Otto Meissgeier, de Leipzig et de ^I. le professeur Cl. Neuburg, d’Erlangen. Les additions qui leur sont dues ont été imprimées entre crochets pourvus d’un astérisque * []. Mes additions personnelles figurent, comme dans les éditions antérieures, entre crochets [].
Puisse ainsi cette huitième édition, sous son revêtement nouveau, poursuivre sa route dans un sentiment de piété filiale envers l’auteur disparu, lui conquérir de nouveaux Roscher **
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PRÉFACE DE LA HUITIÈME ÉDITION
précédente. Dans les douze années qui se sont écoulées depuis la publication de celle-ci, il s’est opéré de multiples changements. Bien qu’il ait paru réalisable, pour ne pas faire perdre à l’ouvrage son aspect accoutumé, de rester dans le cadre que Roscher avait choisi, il n’était pourtant plus possible de placer toujours dans chaque paragraphe spécial, comme annexe aux idées jusque là reçues, le simple exposé des théories nouvelles. L’activité qui, depuis la première apparition de cet ouvrage en l’année 1881, s’est manifestée dans le développement industriel et commercial, a imposé vis-à-vis de cîlui-ci une attitude encore plus consciencieuse qu’il n’avait paru nécessaire lors de la septième édition. Il a donc fallu transformer radicalement de nombreux paragraphes, et en ajouter de tout nouveaux. Maisainsi l’originalité de l’auteur n’a pu désormais être respectée dans toute son étendue. Il a fallu s’écarter de l’habitude de consigner, dans des remarques copieuses, les exemples et les constatations à l’appui des explications présentées dans le texte. Les annotations se rapportant aux paragraphes nouveaux et aux amplifications ne contiennent, en général, que des indications bibliographiques, et celles relatives aux paragraphes demeurés inchangés ont été abrégées sensiblement. On objectera à cette façon de procéder que l’édition nouvelle n’offrira plus ainsi d’unité de caractère. Il était pourtant difficile de faire autrement, en présence des matières et des faits qu’il s’agissait d’embrasser. La refonte de toutes les remarques contenues au texte aurait été une entreprise interminable. On ne pouvait pourtant pas ne tenir aucun compte des événements et des conquêtes nouvelles de la vie économique, de la critique moderne des matières anciennes, et de l’actualité analytique dans le cours des idées d’aujourd’hui. L’espace nécessaire à ces développements n’était pas susceptible d’être obtenu
PRÉFACE DE LA HUITIÈME ÉDITION XVII
d’autre manière qu’en supprimant certaines annotations qui en définitive ne sont pas perdues,puisqu’elles demeurent en tous temps accessibles dans les exemplaires des éditions précédentes qui figurent dans toutes les bibliothèques. Je nourris l’espoir qu’il est possible, en suivant la voie par moi adoptée, de conserver au Maître, si méritant, de l’économie politique, l’influence que son ouvrage, répandu à do si multiples éditions, lui avait fait, dans les milieux les plus
étendus, si heureusement acquérir.
La considération pratique qu’un volume de quatrevingts feuilles d’impression serait peu maniable, que 1 impression elle-même d’un volume si étendu, exige un temps prolongé et qu’il est désirable de pouvoir, dès à présent, faire usage dé la partie déjà terminée, tandis que 1 autre partie se trouve encore en cours de préparation, a fait décider que cette fois, l’édition comprendrait deux demi-volumes. L’Industrie à été placée en tête, à.la différence des précédentes éditions, parce que, bien qu’elle ne soit pas plus ancienne que le commerce, elle se trouve toutefois en position do lui apporter la première un développement plus considérable, et qu’ainsi par conséquent, c’est à elle que la primauté dans le monde semble appartenir.
Pour les paragraphes relatifs aux villes et aux mines j’ai été heureux de la collaboration amicale de M. Otto Meissgeier, de Leipzig et de :\L le professeur Cl. Neuburg, d’Erlangen. Les additions qui leur sont dues ont été imprimées entre crochets pourvus d’un astérisque * []. Mes additions personnelles figurent, comme dans les éditions antérieures, entre crochets [].
Puisse ainsi cette huitième édition, sous son revêtement nouveau, poursuivre sa route dans un sentimenf. de piété filicde envers l’auteur disparu, lui conquérir de nouveaux
Roscher **
PRÉFACE DE LA HUITIÈME ÉDITION
amis et apporter la preuve que ses développemeuts, complétés et mis au courant des circonstances les plus récentes, n’ont rien perdu de leur attrait.
Leipzig, mai 1913.
Wilhelm Stieda.