‹ Économie industrielle [microform]Chapitre 5 sur 155 · XX TABLE DES ABRÉVIATIONS · texte numérisé non relu

XX TABLE DES ABRÉVIATIONS

SOUS le titre de Zeitschrift fur Litteratur und Geschichte der Staatswissenschaften, publié par K. Frankenstein.

9. — Stat. Mschr. : Statistische Monatschrift, publié par la Commission centrale impériale et royale de Statistique de Vienne.

10. — Yrtlf. Z. Stat. d. D. R. : Viertéljahrshefte zur Statistik des Deutschen Reichs, publié par V Office allemand impérial de statistique.

11. — Arch. f. E. B. Wesen. : Archiv fur Eisenhahnwesen^ publié par le Ministère royal prussien des travaux publiés.

12. — Arch. f. P. U. T. : Archiv für Post und Télégraphié^ publié sous la direction de l’Administration des Postes de l’Empire allemand.

13. — Arch. f. Gesch. d. d. Buchh. : Archiv für Geschichte des deutschen Buchhandels, publié par la Commission historique de la Bourse de la Librairie allemande.

14. — Stat. Jahrh. d. D. R. : Statistisches Jahrhuch für des Deutsche Reich., publié par l’Office impérial allemand de Statistique.

15. — Stat. abstr.: Statistical abstract for the united kingdorn.

16. — Zeitschr. f. Hdlsrt. : Zeitschrift für Handelsrecht, publié par Goldschmidt.

17. — Zeitschr. f. Soz. u. Wirtsch.Gesch.: Zeitschrift für So~ zial-undWirtschaftsgeschichte, publié par Bauer et Hartmann.

18. — Arch. f. Soz. Ges. : Archiv für soziale Gesetzgebung und Statistik, publié par Henrich Braun de 1888 à 1903 inclus ; depuis 1904, Nouvelle Suite sous le titre : Archiv für Sozialwissenschaft und Sozialpolitik, publié par En. Jaffé, en collaboration avec Sombart et M. Weber.

19. — Ztschr. f. Sozialiv.: Zeitschrift für Sozialwissenschaft, publié par J. Wolf de 1898 à 1909 et par Ludwig Pohle depuis 1910.

20. — Le Mus. Soc. Mém. et Doc. : Le Musée Social, Mémoires et Documents, depuis 1896.

21. — Le Mus. Soc. Ann. : Le Musée Social, Annales, depuis 1902.

INTRODUCTION

physique des villes en général, topographie

Au nombre des circonstances qui ont déterminé le choix de remplacement d'une ville plus tard importante figure, en dehors de l’aptitude générale du sol à supporter facilement des maisons (1), la force militaire. C’est ainsi que, pendant tout le moyen âge, la supériorité habituelle que possédait sur l’attaque la défense de forteresses, a été un des principaux moyens de favoriser, non seulement la construction <ies villes, mais encore, en général, le développement pacifique de l’économie (2). Mentionnons encore la proximité d’un temple important, d’un cloître, d’un lieu de pèlerinage (3) ; enfin, la résidence d’un grand seigneur ecclésiastique ou laïque dont les biens se trouvaient voisins. Les villes impériales allemandes sont nées, pour la plupart, de palais impériaux (4) ou de sièges épiscopaux. La résidence d’un souverain important attire souvent par elle-même comme un afflux considérable de la sève du corps social dans son voisinage. Aussi le transfert de cette résidence dans un autre lieu marque-t-il d’ordinaire un tournant de l’histoire générale de la nation (5). Plus la civilisation fait «de progrès, plus diminue l’importance significative des Roscher 1

2 INTRODUCTION

villes comme lieu de refuge pour la contrée d’alentour ocr comme résidence des grands seigneurs ecclésiastiques ou laïques ; par contre, plus leur rôle de servir d’organe principal aux relations économiques passe au premier plan (6). Ainsi de plus enjilus, la situation au point de vué du trafic décide du choix de l’emplacement, en tenant généralement compte de ce que l’organisation du travail et des emplois produit un effet de séparation plutôt que de rassemblement (7). Si nous imaginons tout d’abord un territoire également praticable en tous sens et de forme à peu près circulaire, les besoins du trafic feront rapidement du point central le nœud des voies les plus importantes. C’est ainsi que dans les grandes plaines d’une fertilité sensiblement égale partout, la capitale est naturellement située au milieu (8). Mais à l’inverse aussi, un puissant État, dont la capitale se trouve placée à proximité dangereuse de la frontière, manifeste d’ordinaire, du côté correspondant, un vif penchant aux conquêtes (9). Dans la réalité, la plupart des pays ne sont pas partout également praticables ; on y rencontre des voies particulièrement propices aux communications, telles que les fleuves, les lacs, les mers, mais aussi des régions où les communications sont, à un degré extraordinaire, rendues difficiles par les montagnes, les déserts, les grandes forêts, etc. La tendance régulière du trafic est d’utiliser le plus longtemps possible les voies spécialement favorables, même si, au point de vue géométrique, elles constituent un détour ; elle est aussi, par contre, de traverser, par le plus court chemin, l’obstacle au passage, dès qu’il ne peut être tourné. Un fleuve, dans le sens de la longueur, favorise le trafic par eau ; il constitue, dans le sens de la largeur, un obstacle au trafic par terre, surtout quand il s’agit d’un fleuve au cours rapide et en pays de montagne. C’est sur ce principe que se fonde l’importance-

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§ 1. CHOIX DE l’emplacement DES VILLES

des villes où se trouve un gué (10) et, pour les pays de vieille civilisation, dans une mesure encore plus étendue, de celles où l’on rencontre un pont. Toute navigation interrompue par une région sèche cherche également à traverser celle-ci par la voie la plus courte. C’est ce qui fait la valeur des emplacements où un golfe pénètre le plus profondément dans le pays (11), ainsi que l’avantage d’une situation isthmique (12), et ceci s’applique aussi bien à l’emplacement entre deux fleuves qu’à celui entre un fleuve et une mer (13). Les endroits qui toujours se prêtent à la formation d’une ville sont encore ceux d’où l’on part pour contourner de grandes montagnes, ainsi que les points d’aboutissement des lignes de percée des régions montagneuses par les chemins les plus commodes (14). En certains lieux, on trouve en abondance un produit naturel de valeur qui, pour être exploité et dégrossi, demande un travail considérable sur place. Mais il ne peut y naître une ville importante que lorsqu’ils sont entourés d’un territoire offrant des débouchés étendus, parvenu à un haut degré de développement dans l’organisation du travail et des emplois, pourvu de moyens de transport excellents. Ceci se produit seulement aux degrés supérieurs de la civilisation (15).

La plus haute importance économique sociale et mondiale même est réservée d’ordinaire aux villes dont la situation locale répond en même temps aux besoins de sécurité des civilisations primitives, comme aux besoins toujours croissants du trafic des civilisations supérieures ; aux villes qui, par conséquent,de simples châteaux-forts,etc., deviennent, non seulement des résidences princières, mais finalement aussi, des places d’industrie et de commerce de premier rang (16). La possession d’une telle capitale vaut que tout peuple y consacre les moyens les plus

INTRODUCTION

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éminents de son unité, comme par suite de sa puissance (17-18).

(1) C’est à Hambourg et à Brême que la région désolée de la Geest vient interrompre le pays fertile du Marschland et aboutir immédiatement au fleuve. L’endroit où deux fleuves se réunissent a toujours une grande importance militaire, mais il offre au trafic, en plaines basses, le plus souvent peu d’avantages à cause du danger des inondations (Voir Hahn, Die Staedte der norddeutschen Tiefebenen,dans l’ouvrage de Leh- MANN, Forschungen zur deutschen Landes und Volkskunde, I, 122).

(2) Une foule de camps romains sont devenus le germe d’une ville. Coblentz {Confluentes) a été, vers la seconde moitié du VI® siècle, un bourg (« pfalz », lat. palatiam) mérovingien, puis ensuite carolingien ; il a, au ix® siècle, été doté d’une église remarquable (Voir Barthold, Geschichte der deutschen Staedte, I, 30). L’importance de Worras a profité de ce que Charlemagne en a fait le point de départ de ses e.xpéditions contre les Sa.xons ; il en a été de même de Magdebourg avec les guerres contre les Slaves ; d’Augsbourg et d’Ulm, avec les voyages de l’Empereur à Home. La pensée militaire, qui sera plus tard celle de Henri I®*' l’Oiseleur (Widukind, Ann., I. c. xxxv), apparaît, dès 862, contre les Normands dans le premier Edit de Pistes {Edictum Pistense : Pertz, Leges, I, 494).

(3) A l’époque franque et même encore sous Innocent III, seules les villes épiscopales étaient désignées du nom de ciVitates (Ducange, s. v.), les autres villes, de celui à'oppida ou castra. Sont villes épiscopales postromaines : Magdebourg, Hambourg, Brême, Bamberg, Würzbourg, Münster, Paderborn, Naumbourg, Freisingen ; sont issues d’une abbaye, les villes de Saint-Gall, Fulda, Hersfeld, Schaffhouse.

(4) Telles sont les villes palatines {Pfalzstaedte) royales de Goslar, Aix-la-Chapelle, Nuremberg, Francfort, Heilbronn, Ulm, Wetzlar, Friedberg, Haguenau, Colmar, Boppard, Oppenheim. Elles sont parvenues de très bonne heure en Alle-

-lit

§ 1. CHOIX DE l’emplacement DES VILLES 5

magne à l’immunité et au droit impérial de libre établissement (Voir Mal’rer, Gesch. der Staedteverfassung, I, 442-281). Moscou, qui s’est formé circulairement autour du Kremlin, est une des extensions les plus remarquables du château princier primitif.

(5) Pendant les invasions barbares. Trêves a été quelque temps capitale romaine, ainsi que Milan, parce que le centre de gravité de l’Empire se transportait toujours davantage vers les quartiers généraux des armées, par suite ainsi vers les frontières menacées. Paris devint la capitale de la France, autrefois placée à Lyon, seulement lorsque la région du nord-est, d’une cohésion meilleure, mieux ouverte dans toutes les directions et plus imprégnée de germanisme, commença de dominer tout ce qui constituait antérieurement la Gaule. Les capitales de la Russie ont été Novogorod et Kiew, jusqu’à l’importation, de Scandinavie, de l’éducation politique, et de Byzance, de l’éducation religieuse. Moscou et Wladimir les remplacèrent, lorsque la concentration nationale dans le bassin géogiaphique de la grande Russie et l’affranchissement du joug mongolique devinrent une tâche principale. Saint-Pétersbourg correspond à l’européanisation depuis Pierre le Grand, poursuivie par Münnich et Ostermann. *[Voir R. Büschick, Wanderungen europaeischer Hauptstaedte ; Ratzel, Gedenkschrift, 1904, pp. 3 et buiv.].

(6) Déjà Thucydide (I, 7) fait la remarque qu’en Grèce, les villes les plus anciennes, en raison du danger du brigandage maritime, étaient situées plus profondément dans le pays, tandis que les villes plus récentes se trouvaient sur les côtes. Une situation analogue existe entre Upsal et Stockholm, entre Nowogorod et Saint-Pétersbourg.

(7) Aux Etats-Unis, il apparaît comme un principe formel que le siège du gouvernement ne doit pas être placé à l’endroit le plus important pour le trafic. C’est ce qui existe avec Albany- New-York, Harrisburgh-Philadelphie, Columbus-Cincinnati, Springsfield-Chicago, Sacramento-San-Francisco, Jefferson- City-Saint-Louis, Washington- N e\v- Y ork .

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(8) Munich, Prague, Moscou, occupent le milieu des plaines environnantes. Cette dernière ville est entourée, à une distance modérée, des sources des fleuves russes les plus importants. La situation de Madrid, sans autres avantages naturels, ne s’est guère recommandée que par sa position centrale au milieu de la péninsule ibérique, presque circulaire. Une capitale de ce genre est économiquement très peu indépendante ; d’où les oscillations considérables du chiffre de sa population : 1833 = 166.0U0, 183G = 224.000, 1842 = 157.000, 1846 - 200.00, [1910 = 571.000]; Tolède est largement aussi favorablement située : elle a été, depuis 400 après J.-C., le siège des conciles espagnols, et n’a dû sans doute d’être supplantée par Madrid qu’en raison de son soulèvement de 1520. — Vienne est particulièrement la capitale naturelle des pays du moyen-Danube, enclos comme d’une muraille par les Alpes, les Sudètes et les Karpatlies, et pour ainsi dire bastiormé par la Bohème, le Tyrol et la Transylvanie. C’est ce que reconnaissent eux-mêmes beaucoup de peuples non germaniques qui la désignent par leur nom national de « Becs ». La plupart des pays autrichiens de la Couronne s’ouvrent en éventail autour de Vienne, de sorte que pom- aller de l’un à l’autre, souvent le plus court chemin, et mieux encore le plus commode, passe par Vienne (Czœrmg). Ottokar de Bohême lui-même voulait faire de \ienne la capitale de son grand Empire, et le grand Frédéric encore affirme que c’est vraiment de là seulement qu’il est possible de dominer la Bohême {Principes généraux de la guerre^ ch. II).

(9) Visées de la France sur la Belgique depuis Louis XI, de la Russie sur la Finlande depuis Pierre le Grand. C’est ainsi que tout État important dont la capitale est située près de la mer aspire à la suprématie maritime. Des fortifications seules ne suffisent pas à protéger la capitale, parce qu’un siège aurait pour conséquence d’interrompre tout le trafic avec le reste du pays. Stockholm est, depuis la parte de la Finlande, devenue, de capitale bien située qu’elle était, une ville frontière très menacée. Sa situation movenne entre le nord et le midi la rend

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même, en raison des dangers qu’elle court personnellement, nne cause d’insécurité pour l’État tout entier. C’est un véritable pont vers la Russie que jettent, en effet, les îles finlan- •daises d’Aland.

(10) Les nombreuses villes dont le nom se rattache au mot ^Jlemand furt, anglais ford, slave brod, latin trajectum, repré- «entent, en général, des colonies établies de très bonne heure. Hambourg, et plus encore Londres, sont les derniers points où le fleuve peut être commodément traversé.

(11) Riga, Dantzig, Stettin, Kiel, Rostock, Koenigsberg, Gênes. Lubeck a été surpassé par Hambourg, parce que la mer du Nord est, bien plus que la Baltique, une mer mondiale, et qu’ aussi l’Elbe est plus important que la Trave. La grande ville indispensable au bord septentrional de la mer Adriatique a été tantôt Adria, tantôt Aquileia, Venise, Trieste, Fiume (Voir Ratzel, ArUbropogeographiCy II, 467).

(12) Il existe d’ordinaire une ville de chaque côté de l’isthme : Panama-Colon, Hambourg-Lübeck, [ou inversement sur un détroit : Memel, Stralsund]. Le port excellent de Constantinople est situé au croisement d’un détroit d’une importance primordiale, au fond de deux grands golfes maritimes, avec un isthme entre l’Asie et l’Europe.

(13) Nuremberg est à peu près au milieu entre le Danube et l’extrémité supérieure du Main navigable, Leipzig entre le Main et l’Elbe, Innsbrùck entre le Danube et l’Adige, Alep entre l’Euphrate et la Méditerranée.

(14) Les grandes villes d’où l’on part pour contourner lès Alpes sont Vienne et Lyon, les lignes principales de percée, Lyon-Turin, Augsbourg-Milan, Münich-Vérone, Vienne- Venise. L’avantage primitif de la situation de Leipzig consiste en ce que c’est en ce lieu que la plaine basse de l’Allemagne du Nord pénètre le plus loin vers le sud, et justement au milieu à peu près exact de l’ancien territoire de l’Allemagne impériale et fédérale.

(15) Villes de sel, de mines, de houille, d’eaux minérales, f Freiberg, en Saxe, où l’argent a été découvert aux environs de

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