ORGANISATION CORPORATIVE
Au temps de leur apogée, les corporations (1), se considéraient comme des confréries {Briiderschaften, Fraternitas !) vouees à 1 exercice d’un office économique social (2). C’est par égard pour ce dernier que nous rencontrons, dans de si nombreux statuts corporatifs, le précepte que le confrère s’oblige à contenter tout client (3). Plus fréquemment encore, la corporation assume de garantir la qualité de ses produits. Cela suppose une foule de prescriptions officielles régissant la production (4), un examen officiel des produits confectionnés (5), et ainsi sous ces deux rapports, de la part des autorités corporatives, une surveillance sévère (6), facilitée pendant longtemps par la communauté d’habitation prescrite aux artisans de la même catégorie (7), et par l’usage d’une salle commune pour la vente. La taxe du prix de leur marchandise par les corporations elles-mêmes fût de bonne heure abolie, en raison de la facilité des abus (8). Mais ce sont elles qui furent de préférence chargées des