DÉCAI>E>"CE DES VILLES
fut pendant longtemps, après la décadence de Wittemberg, le siège principal de la science protestante (Barthold, Gesch. der deutschen St., IV, 412).
(3) Sur les étroits rapports de rhumanisme de la Renaissance avec un renforcement des éléments urbains (Voir Roscher. Gesch. der N. Œ. in Deutschlandy I, 34).
(4) Encore en 1551, la réaction catholique vint se briser contre les remparts de Magdebourg. En 1552. la surprise tentée par Henri II contre Strasbourg fut repoussée par les bourgeois eux-mêmes. Toutefois, leurs capacités défensives s'affaiblirent bientôt, ensuite de l'établissement de la paix perpétuelle. Le dernier exemple historique de Finitiative efficace d'une ville allemande fut la résistance de Stralsund contre Wallenstein,, et, au besoin encore, le sac de Magdebourg, dont Tincendie V. éclaira les yeux des protestants comme les lueurs de Moscou les regards des alliés » (Malrer). A Clèves, à cette époque, les villes de l'est du Rhin ne voulurent envoyer à celles de l'ouest aucune armée de secours, parce qu'elles se sentaient couvertes par leur garnison hollandaise. Après la guerre de Trente ans, le souci de la municipalité pour la garde des portes, pour lea fortifications, etc., disparut complètement à Magdebourg, Berlin, etc. (ScHMOLLER, Zeitschr. f. preuss. Gesch., 1873, I, 14, 29).
(5) Lors de la dernière diète hanséatique en 1669, il n'y eut de représentées, en dehors de Hambourg, Lübeck et Brème, que les villes de Brunswick, Dantzig et Cologne : celles de Rostock, Minden, Osnabrück, se firent représenter par les conseillers de Lübeck. •
(6) La tentative de Charles-Quint en 1526, de confier à la maison de bancjue des Weiser d'Augsbourg la colonisation du Venezuela, fut abandonnée en 1546. [Voir Schumacher, dans la Hamhurgische Festchrift zur Erinnerung an die Entdeckung Amerikas, 1892, 2« vol. et Habler, Beilage zur ÄUgem. Zeitung, 1894, D«« 285, 286].
(7) Malgré les échecs des tentatives de soumission de la: Suède contre Brème, en 1666, de l'archevêque de Cologne contre-
Cologne en 1671, du Danemark contre Hambourg en 1685, on trouve pourtant, par exemple, qu'Erfurt perdit son indépendance en 1664, Magdebourg en 1666, Brunswick en 1671, Strasbourg en 1681. Au total, cette perte fut commune à plus d'une centaine d'anciennes villes impériales : de sorte que cinquante et une seulement jusqu'à la fin du xviii^ siècle gardèrent leur liberté.
(8) La réaction violente en faveur de la domination patricienne, accomplie par Charles-Quint, en 1548, à Augsbourg, Ulm, etc., a contribué, d'une manière incalculable, à l'affaiblissement des villes en général. La répression de la révolte des paysans, etc., a aidé de même à l'affaiblissement de l'élément démocratique dans les villes. Depuis les débuts du xvii® siècle, les postes de conseillers sont, de plus en plus, fréquemment conférés à vie, par cooptation, ou même, au moins indirectement, par nomination du souverain, tandis que les assemblées municipales se font de plus en plus rares. Par contre, les fonctions honorifiques, autrefois impayées, reçoivent désormais une rétribution régulière. Un fait caractéristique est constitué par le privilège de Saxe électorale de 1701, aux termes duquel le Conseil de Leipzig n'avait de compte à rendre ni à la bourgeoisie ni au gouvernement.
(9) Ordonnance de police de 1540 (Voir Mylius, C. C. M. V., 1, 17 et suiv.).
(10) Depuis 1715 (voir Mylius, V, 1, 397 et suiv.). Les comissarii loci apparaissent dès 1658 (Mylius, IV, 3, 85).
(11) Voir JBarthold [Gesch. der St., IV, 502). Le développement s'est opéré en France, d'une façon très analogue. Dans ce pays, les villes ont perdu leur juridiction en matière d'affaires de commerce en 1563 ; dans tout le reste des affaires civiles, •en 1566 ; dans presque toutes les affaires criminelles, en 1579 €t 1580. Dès 1577, les autorités royales eurent, dans leurs attributions, toute la police en dehors des contraventions et ce dernier reste disparut aussi sous Louis XIV. Un règlement fut édicté sur les dettes des villes, en 1683 ; sur leurs procès, en 1687 et 1703 (Warxkoenig, Franz. Rechtsgesch., I, 568 et