EFFETS DE L’ÉCHANGE SUR LE PERFECTIONNEMENT DU TRAVAIL
Nous venons de voir que la liberté des échanges est loin de produire toujours les effets annoncés par les antiprotectionistes ; lorsqu’on achète des produits étrangers, il peut arriver, en certaines circonstances, qu’on détruit un travail national , et qu’on ne lui en substitue pas un autre, attendu que l’on ne peut toujours exporter des produits échangeables , soit parce qu’on ne saurait les créer, soit parce que l’étranger ne peut ou ne veut pas les accepter. On achète , en aliénant son capital , et dans cette voie, une nation ne peut s’arrêter; elle ne peut reprendre ses travaux quand son capital s’épuise et s’anéantit; elle se trouve dans des conditions telles qu’elle peut de moins en moins soutenir la concurrence avec les étrangers; elle fait tous les jours un pas vers une décadence plus manifeste.
Les preuves que nous avons accumulées suffiraient donc pour faire repousser les prétentions de la doc-