de kil. de coton, nous en consommons
60.000. 000. L’Angleterre fabrique donc en deux mois autant que la France en une année entière , elle peut donc, en quelques instants, inonder véritablement notre pays. La distance qui nous sépare n’est qu’un étroit chenal ; les frais de transport sont à peu près nuis. C’est donc sur le marché de la France que, dans les moments de crise , les manufacturiers anglais déverseraient l’excès de leur fabrication , et ces crises sont fréquentes chez une nation qui approvisionne le mande et qui ressent toutes les commotions qui frappent un coin quelconque de la terre, D’ailleurs, même hors des temps de crises, les manufacturiers puissants feraient une bonne spéculation en jetant sur notre marché leurs produits à vil prix; fabricant plus, ils diminueraient leurs frais généraux, et bientôt ils écraseraient définitivement leurs rivaux. Leur pratique commerciale ne peut laisser de doute gui' la conduite qu’ils tiendraient dans le dessein de ruiner nos fabriques , si nous ne défendions nos frontières.
Il est donc évident que notre travail national ne peut trouver sécurité , si nous laissons toute liberté de le poursuivre sur notre propre marché, si nous le laissons désarmé devant des rivaux dont la puissance de production est infinie.
Nous ne nous étendrons pas sur ce point ; nous nous sommes occupés avec assez de détail de l’action du libre-échange sur les diverses conditions du travail de la France ; nous allons dire un mot sur l’influence que la liberté peut avoir sur la distribution des richesses dans notre pays et sur la consommation.
DISTRIBUTION DES RICHESSES BN FRANCE. ft83