‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 23 sur 78 · ESPÈCES · texte numérisé non relu

ESPÈCES

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Chêne . bois à brûler

Frêne, sec

Sapiu, sec, tioîs île menuiserie

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Idem, forlemenl desscuhé sur 1111 p.ièle

11 résulte d'expériences failespar Clément, que le pouvoir calorifiriue du charbon est de 7050 unités de chaleur. Le bois sec contenant, comme nous l'avons * pour 1 00 de carbone, on cii déduit tliéoiii

bois desséché par les moyens artificiels = 3500 unités de chaleur. 2"* La même valeur d'uii kilog. de bois, ayant de dix à douze mois de coupe, contenant 20 à 25 pour 100 d'eau, =2600 unités (1). Comme points de comparaison, je rappellerai ici le pouvoir calorifique des combustibles employés concurremment avec le bois.

1 kilogramine de charbon de bois produit 7226 unilés de chaleur. » » de houille » 6010 » o

» 1) de tourbe » 3005 » »

» M de charbon de tourbe » G400 » » (2)

Bien que les bois amenés au même état de dessiccation absolue soient, d'après les expériences de Bull, capables de produire sous le même poids, des quantités de chaleur à très-peu près égales , leur conformation, leur manière de brûler, ne les rendent pas également propres aux mêmes emplois. Comme le remarque M. Péclet, après une étude approfondie de toutes les questions qui se rapportent au chauffage, les bois durs, compactes, ne brûlent d'abord qu'à leur surface ; la chaleur, en se propageant au centre des bûches , en dégage des gaz inflammables qui se consument peu après l'introduction du bois dans le foyer, et bientôt il ne reste plus qu'une masse incandescente brûlant lentement et sans flamme. Les bois légers se comportent tout différemment : Fair les pénètre avec facilité , ils se déchirent d'ailleurs par l'action de la chaleur, et le charbon

(1) Péclel, Traité de la Chaleur, t. 1, p. M\,

(2) Idem, l. 1, p. 1 28.

qu'ils contiennent se consume , pour ainsi dire , en même temps que les gaz qu'ils émettent. On voit de suite, pourquoi dans les usines où l'on est dans la nécessité d'obtenir une température élevée, une flamme longue et incessante, on donne la préférence aux bois tendres. Là, au contraire, où une température moins intense est suffisante , quand le point de plus grande chaleur doit se trouver voisin du foyer, il y a avantage à consommer des bois durs (1).

La solidité des bois, leur durée, la facilité avec laquelle ils reçoivent les formes que l'industrie sait leur donner, en font une matière de première nécessité. Leurs qualités spéciales, telles que la résistance, la cohésion, l'élasticité, le poli qu'ils sont susceptibles de recevoir, décident du choix des essences dans les applications. Le chêne, si abondant dans les forêts des régions tempérées, est considéré avec raison comme un excellent bois de construction. La force, la beauté, dont sont douées certaines espèces, la propriété de résister pendant longtemps aux effets destructifs de l'eau et de l'atmosphère, le font nécessairement placer au premier rang. Il convient à la fois aux constructions maritimes, aux charpentes des édifices, aui( travaux hydrauliques, à la confection des meubles.

Dans certaines contrées , le sapin est aussi trèsemployé ; il croit rapidement, et acquiert de grandes dimensions. Son bois réunit la force , la légèreté et

(1) Péclel, Traité de la Chaleur, 1. 1, p. 174.

Télasticité. Le châtaignier, l'orme, le frêne, le charme, procurent des bois durables, qui remplacent assez souvent le chêne et le sapin. Les bois légers, comme le bouleau, le saule, le tilleul, à raison de la facilité avec laquelle on les travaille, sont presque exclusivement réservés pour la menuiserie.

Ce qu'on exige surtout des pièces destinées à la construction, c'est la grandeur de leurs dimensions. Ck>mme données particulières aux arbres qui croissent sous le climat de la France, on peut adopter les nombres suivants :

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