‹ Économie rurale (volume 2)Chapitre 44 sur 78 · DES · texte numérisé non relu

DES

2,7 cenlimètres, lèvent le 8*

— ISf

C'est une plante qui demande à être semée en lignes, et ce n'est que dans les pays déjà très-chauds que Talignement est moins nécessaire. En Alsace, les plants sont espacés à environ 80 centimètres, et les grains sont déposés à 30 centimètres l'un de l'autre, au nombre de 2 ou 3 dans le même poquet. L'espace considérable laissé entre les plants semblé autoriser la coutume fort générale d'intercaler une culture dans les champs de maïs. On y fait venir le plus communément des haricots nains, des pommes de terre. J'ai observé cette même coutume dans les vallées très- tempérées des Andes, là où il est presque aussi nécessaire qu'en Europe d'espacer les tiges, pour leur donner de l'air et du soleil; mais la plante est cultivée seule dans les régions chaudes. Aussitôt après que le mais est hors de terre, on donne un premier binage, puis un second, quand il a acquis une certaine hauteur. En Alsace, on butte vers la fin de juin; c'est une opération que je n'ai jamais vu exécuter entre les tropiques, où les soin6 accordés à la plantation consistent uniquement à arracher les mauvaises herbes. En Europe, on enlève les jets qui sui^ssent près de la tige principale ; cette précaution est encore inutile dans les régions équatoriales; quand

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le sol est doué d'une grande fertilité, on a pour ainsi dire, un intérêt à conserver ces tiges latérales qui se chargent d'épis très-fournis. J'en dirai autant de Vécimage, par lequel on retranche entièrement l'extrémité de la tige qui porte les fleurs mâles, quand on juge la fécondation accomplie. Les feuilles, les tètes de tiges, que procurent ce$ opérations, forment d^aiUeurs un feutrage qui n'est pas à dédaigner. Bîirger l'èTalùe pour un hectare à 1 ,200 kilog. de foin fané.

La quantité de semence r^andue sur le sol dépend naturellement de la distance à laquelle on espace lès plants* Elle varie de 30 à 60 Ktres par hectare.

La durée de la culture du maïs est subordontiée à la température nioyenne du cUmat. Dam les contrées les plus chaudes des tropiques, la maturité du grain s'effectue eh moins de trois mois, et je pourrais citer des Hadendas, où l'on fait quatre récoltes considérables dans une année* Sur le plateau tempéré de Bogota, la plante mûrît en six mm. txi Âkace, il faut à peu près le même espace -de temps ; à Becfaelbronn, du mais semé le 1* juin 1636 «été 'récolté le 1"*^ octobre. On dessèche les é(tis db maïs, soit en les étendant, après les avoir déptouillés de i leur enveloppe, sur l'aire d'un grenier imn ventilé, soit en les suspendant, réunis en geiiies, soufc des hangars où sous les auvents des habitations.' Dans les pays chauds, cette dessiccation s'effectue par un on deux jours d'exposition au soleil : les épis sont alors emmagasî-

DBS VÉGÉTAUX*

Dés. ) On! ^tèae à \û main dan» les petites fermes, et au fléAW d^iQs les grandes exploitations. En Amérique^ cette opération ne se fait qu'au moment du besoib, parce qu'on prétend que le grain es^ moins suj0t h être attaqué par les insectes quand il est conservé en épis. Oti accoutume d'ailleurs les animaux nourris au mais à Tégrener eux-mêmes, et c'est une main-d'cBUvre d'épargnée.

Le produit du sol en maïs est établi ainsi par divers agronomes :

LOGAUTËS.

Layanlhale

Carinlhie.

Aulriohe et Morayie . • . .

Hongrie et Croatie

Toscane «. w

France, climat de Paris.

Alsace. ..:.;.... ......

Venezuela (Amérique).. .

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